La journée se déroule tranquillement, nous sommes occupés à tout installer pour la soirée ; j’aime toujours autant ces moments de tranquillité, je songe à ma tenue, c’est Lady qui m’a aidée à la choisir, elle m’a preté l’un de ses corsets pour porter avec ma dernière acquisition, un porte jarretelle en cuir acheté chez Démonia, sous le corset un body en dentelle noire et un shorty dans la meme matière. J’espère que Luc va aimer ma tenue.

Je regrette juste que les marques qu’il m’a laissées soient dissimulées, mais je dois penser à protéger ma cicatrice, il y a beaucoup de monde ce soir, je ne veux pas risquer d’etre bousculée.

Les premiers invités arrivent, c’est exceptionnel nous sommes tous prets un peu avant l’heure ; je suis impatiente, c’est un soir particulier, deux des invités sont des amis de longue date, je suis tellement fière de leur présenter Luc, de leur faire connaitre mon nouvel univers, ils ont connu mes hauts, et surtout mes bas… je suis heureuse de leur faire partager ma joie d’aujourd’hui.

Cela doit faire 4 ans que je les connais, un couple d’amis belges que j’ai rencontrés à l’époque des communautés msn et leur amitié ne s’est jamais démentie au cours des années ; je suis curieuse aussi, de voir leur tete lorsqu’ils me verront, j’ai tellement changé en quelques mois.

Lorsqu’ils arrivent effectivement, ils ont un temps d’arret en me voyant, nous nous embrassons, ils semblent apprécier l’univers de Luc; nous papotons ; je discute avec d’autres invités pendant qu’ils font connaissance avec d’autres participants, l’ambiance est toujours aussi cordiale.

La soirée avance, j’aperçois Luc qui monte dans le donjon avec soumise K, il m’a dit qu’elle serait là et qu’il allait jouer avec elle, j’ai promis de faire bonne figure, mais je sens une petite boule coincer au fond de ma gorge, meme si j’ai été prévenue… je préfère donc rester en bas !

J’y reste d’ailleurs, jusqu’à ce qu’il me fasse appeler, j’y vais, pensant qu’il veut jouer avec moi, non, c’est juste pour rester assise à coté, je m’installe, stoique… stoique certes mais c’est long, surtout quand c’est pour voir quelqu’un d’autre prendre son pied, c’est trop long, à un moment il la détache pour l’installer sur sa table gynéco, je profite de ce qu’il a le dos tourné pour m’éclipser et retourner en bas… je commençais à sentir malgré moi ma tension monter, à me sentir mal à l’aise en sachant ce qu’il va lui donner, mon réflexe défensif reste la fuite !!!

Mon QG reste le bar, j’y papote avec le barman et les invités qui viennent s’y faire servir, c’est sympa, j’aime etre installée là.

L’épouse de Luc, toujours aussi attentive, passe et me demande si tout va bien, je lui confie mon ressenti aigre doux et continue à faire comme si de rien n’était, à papoter, à discuter, à "me tenir" comme on dit chez moi.

J’ai commencé à discuter avec un invité de Luc, un dominant venu avec sa soumise, une brunette en tenue fort légère, il me dit combien il est surpris de ce que les invités ne semblent pas disposés à se preter leurs soumis/soumises, il souhaite également savoir qui je suis, ce que je fais ici, je ne porte en effet aucun signe ostensible de mon statut ou d’une appartenance quelconque.

Je l’informe que je suis soumise au Maitre des lieux et nous continuons à bavarder de façon sympathique.

Le temps s’écoule ainsi et sa soumise finit par se rapprocher d’une façon que je ne peux plus ignorer, ses effleurements sont devenus caresses, je sens les pointes de ses tétons dans mon dos, et ses baisers commencent à m’effleurer le cou…

Je la laisse faire : elle a envie de jouer avec moi. Son Maitre a compris qu’il n’est pas question pour moi qu’il s’approche, qu’il me touche, qu’il s’immisce dans le jeu, ou meme qu’il regarde, il me la confie finalement en me disant juste "je vous la prete, je vous laisse toutes les deux" !

J’hésite, j’avoue que j’hésite sur la conduite à tenir, mais ses baisers sont tellement doux dans mon cou, sur mes oreilles… je suis assise au bar de Luc avec un cruel dilemne sur la conscience : me morfondre en pensant à lui en train de dominer une soumise là haut, ou m’occuper de la créature qui me tend les bras et m’embrasse à pleine bouche !

J’opte pour la seconde solution, qui a l’avantage de me faire oublier la première ma foi !

Je réponds à ses baisers, la dévore, lui caresse les seins et commence à lui faire l’amour là où nous sommes, moi assise et elle debout ; je l’empoigne finalement et la juche sur le bar, je l’assieds et lui remonte les genoux de chaque coté, elle est offerte, impudique, ouverte comme je les aime.

Je la caresse et insinue ma main petit à petit, je crache sur sa chatte pour la lubrifier, elle crie "oh yeahhhh" , "yessssssss, yesssssss" j’adore, je sens de la joie chez elle, je ressens la meme joie, ma main s’insinue toute entière entre ses cuisses, elle est magnifique ainsi, j’aime ses cris de jouissance !

Il nous faut de l’espace, j’ai envie de jouer avec elle, nous filons toutes les deux, main dans la main au deuxième étage du donjon de Luc. J’aperçois celui-ci en passant, toujours en train de jouer avec la meme, j’entraine Ilse sur un coté où il ne peut me voir et nous montons.

J’ai envie de sexe, cela fait une éternité et j’ai envie là, maintenant, il y a urgence lolll

Je plaque la tete d’Ilse entre mes cuisses après lui avoir glissé à l’oreille ce que je veux, elle s’exécute sans résistance, en riant, c’est un moment de joie et de rire, je la laisse jouer avec mes seins, elle est très drole et ne cesse de répéter, "gros, gros…"

Il y a un couple en train de jouer dans un coin je crois, et je sens par moment des ombres qui passent. Je suis en train de fesser la belle, elle se trémousse et semble apprécier : une claque, un bisou, une claque, un bisou… c’est tout doux, son postérieur ressemble à un coeur avec ses collants résille ouverts de chaque coté des fesses…

Je suis toute occupée à admirer ce coeur et sens sur le coté une ombre qui nous fixe avec insistance, je tourne la tete et croise le regard de Luc.

J’ai le temps d’observer qu’il est curieux que ses yeux bleus soient opaques comme de la porcelaine, il a le visage fermé, je fais comme si de rien n’était et plaque mon visage sur les fesses d’Ilse, pensant… ne pensant rien en fait, j’ai compris qu’il est furieux.

Il est appuyé à la rembarde de l’escalier et me dit sobrement "je vous attends en bas, tout de suite !"

J’embrasse la belle, m’excuse en me relevant précipitamment, elle me glisse "j’espère que je valais la punition que vous allez recevoir"… je me sens cotonneuse en redescendant l’escalier, le reflet de porcelaine que j’ai vu dans les yeux de Luc m’inquiète…

 

La journée file à toute vitesse, nous terminons tous les trois les derniers préparatifs et allons nous préparer.

J’ai mis la tenue demandée par Luc, une robe qui laisse mon dos nu, des dessous n’entravant en aucune façon une fessée, je n’ai pas franchement l’habitude, elle est courte et me colle à la peau

C’est le barman qui arrive le premier, il semble plutot amusé de me retrouver là, amusé mais absolument pas étonné… j’avais sympathisé avec lui en novembre, alors que j’étais en compagnie d’esclave nu….

Arrivent enfin les premiers invités, je ne sais trop où m’installer, ni comment me présenter, "Liza", ou "une soumise de Luc", tout est très flou sur ce chapitre, ma position, ce que je suis, enfin ça n’est pas bien grave, ils ne parlent pas vraiment français et moi pas franchement le flamand lolll

Luc m’a prévenue, il doit s’occuper de ses invités ce soir, et sans doute aussi de soumises, alors je reste dans un coin près du bar, j’observe, je regarde fascinée les femmes sortir du vestiaire, chatoyantes… je ne pense qu’à une chose en fait, j’attends la fessée qu’il m’a promise.

En attendant je finis par trouver des personnes avec lesquelles papoter, les gens sont décidément chaleureux au cours de ces soirées, j’apprécie d’y retrouver la meme ambiance que la première fois où j’y suis venue.

Je ne perds pas Luc de vue, je ne m’approche pas de lui, je ne veux pas le déranger dans ses activités d’hote, et je le vois au bout d’un moment s’éloigner en direction de son donjon en compagnie d’un couple, j’ai le coeur un peu "serré", il m’avait dit qu’il me garderait à ses pieds, je sens mon impatience monter, en meme temps que mon dépit.

Soit, je décide de faire bonne figure, de continuer, à défaut d’autre chose, de passer une soirée aussi bonne que possible, je suis déçue, mais je l’ai été tant de fois, j’ai déjà trop encaissé de ci et de là, s’il est comme les autres, qu’à cela ne tienne, je n’ai rien perdu, c’est juste que je me suis encore une fois trompée, j’ai l’habitude après tout, j’en sors, et maintenant je n’ai plus envie de m’emmerder, disons le clairement !

Je continue donc à papoter tranquillement, installée au bar, je n’ai que cela à faire pour passer le temps, ça et et boire du champagne, et tout à coup je vois arriver Luc, qui me demande de le rejoindre, de venir voir… Je respire, tiens, il ne m’a donc pas oubliée ?

Sur le moment, je crois qu’il m’appelle pour jouer, non… c’est juste pour regarder comment il s’occupe de la demoiselle, elle semble y prendre beaucoup de plaisir et j’avoue que je sens mon agacement monter grandissant : j’ai cru comprendre en effet de ce qu’il m’a dit qu’il a joué avec elle au cours de la semaine passée, il me demande de lui faire une minette, je m’exécute bien entendu et j’apprécie, la donzelle est attachée debout, jambes écartées, elle a les yeux bandés, je suis à genoux, la tete entre ses cuisses, j’obéis à Luc.

Mes mains s’égarent cependant, je ne peux m’empécher de la caresser, le naturel revient au galop, je la fiste ainsi, moi à genoux, elle debout, Luc est à deux mètres, il observe, ne dit rien, puis s’approche et me tend un jouet pour la masturber, j’obéis et me relève, la caresse encore, elle a des seins magnifiques, mes mains et ma bouche s’égarent un peu, j’avoue que je savoure l’instant…

Je passe le jouet sur son sexe, sur ses seins, son visage… je l’approche de ses lèvres, je veux juste qu’elle ouvre la bouche, elle tourne la tete, refuse… immédiatement Luc s’approche et me retire l’objet des mains, il me fait signe de m’écarter et la caresse, lui parle, lui ouvre la bouche et y introduit l’objet, cela semble durer une éternité, je suis retournée m’asseoir à ma place un peu plus loin.

Je ne dis rien, je regarde jusqu’à ce que Luc s’approche de moi et me demande de partir, de retourner en bas, je le vois s’éloigner à l’étage du dessus, en compagnie de la donzelle, j’obéis quant à moi, mais déjà je sens la colère monter, je serre les poings, rien ne se passe comme il me l’avait annoncé, le mensonge a le don de me rendre ivre de rage…

Je retourne au bar, je suis livide, le barman me demande ce qui se passe, je lui explique posément, je n’apprécie pas : je viens de faire plus de 350 kms pour une fessée et celui qui doit me l’administrer passe la soirée avec une autre, pendant que je suis stupidement accoudée à un comptoir, la plaisanterie est quand meme un peu fort de café, je ne vois pas l’intéret de m’avoir fait venir pour cela.

Je m’interroge, ais-je dit ou fait quelque chose ? peut-etre que je déplais à Luc et qu’il n’ose pas me le dire, je ne vois que cette explication, après tout c’est son droit et l’autre est mignonne, je peux comprendre mais je regrette qu’il ne me l’ait pas dit ouvertement, soit c’est comme ça, je plonge dans mon ame et je me souviens que rien, rien jamais ne me fera tomber….

Je suis malgré tout intriguée, quelque chose ne colle pas, ne va pas, cela ne cadre pas avec l’homme avec lequel j’ai discuté, cela ne ressemble pas au Maitre dont esclave nu m’a parlé, et justifie encore moins l’attitude empreinte de respect que mon amie dominante belge a montrée quand elle a su que j’étais en discussion avec lui.

Je n’ai cependant pas envie de me fatiguer à chercher à comprendre. La situation n’est pas bien compliquée : je suis seule, accoudée à un bar en train de boire du champagne avec des gens charmants certes, mais qui me sont totalement inconnus. J’ai maintenant envie de partir et regrette d’avoir cependant trop bu pour prendre le volant, je décide de partir le lendemain matin.

La soirée se poursuit, j’ai décidé que cette soirée serait agréable, et elle l’est !

Je suis sociable et je trouve vite des interlocuteurs, je reçois meme deux ou trois propositions "malhonnetes" lolll. Luc finit par revenir en compagnie de la donzelle, il la raccompagne dans la salle de réception, et j’utilise mon étrange capacité à effacer ce qui me blesse ou me fait du mal : j’oublie, je les ignore totalement, ils cessent d’exister !

L’épouse de Luc semble quant à elle bien plus courtoise, elle est passée une ou deux fois me demander si tout allait bien, je n’oublie pas l’éducation reçue de mes parents, et naturellement oui, tout va très bien, en apparence du moins. Cela m’ennuie d’avoir noué un début d’amitié avec elle et de me dire que je ne la reverrai pas, je l’apprécie vraiment et j’ai aimé sa façon d’etre, sa franchise, je souris donc gentiment et fais comme si de rien n’était, oui, bien sur… "tout va très bien".

Luc passe au bar de temps en temps, il continue de vaquer à ses occupations d’hote, la soirée se poursuit tranquillement, je reste accoudée à ce comptoir, abandonnée, souriante, faisant bonne figure, je profite d’un moment de pause pour faire part à Luc de mon mécontentement en passant, c’est bien lui qui m’a invitée après tout.

Le dernier invité s’en va, il faut ranger et naturellement je propose d’aider, cela me réconforte, m’occupe l’esprit, m’empèche de penser, c’est toujours cela de pris, l’ambiance n’est pas mauvaise, elle est normale en fait, je suis contente de retrouver l’atmosphère de l’après midi, nous papotons, nous activons et rangeons, l’épouse de Luc est pointilleuse, cela convient tout à fait à mon état d’esprit, je suis fatiguée mais je ne me sens pas si mal, je me suis trompée mais c’est comme ça… à toute chose malheur est bon, je me rends compte que je peux maintenant gérer ce genre de déception sans difficulté.

Luc semble épuisé, il me demande de lui faire un massage pour le décontracter et monte installer sa table de massage, je suis contente de voir qu’il n’a pas oublié au moins certaines de nos conversations, et aussi qu’il me laisse le toucher, j’ai besoin là, maintenant, de toucher, d’avoir un contact physique avec lui et je le vois se détendre sous mes mains, j’ai peur de mal faire, mais il semble se sentir bien et ferme les yeux, je ne dis rien, il m’a prévenue qu’il aime le silence dans ces moments là.

Son épouse revient au bout d’un long moment et s’installe sur une chaise à coté pendant que je masse Luc, nous commençons à papoter tranquillement à trois, tout est paisible, calme, zen.

J’aime ce moment dans la nuit, on dirait que le temps est suspendu, figé.

 

Je suis contactée lors d’une de nos séparations par Cricri, via un forum lesbien.

Je ne recherche rien, je suis sur ce forums depuis plusieurs mois, j’y délire, papote, j’y ris et je m’y fais des copines, en réel.

Je n’ai pas caché sur ce forum ma sexualité BDSM, la webmistress m’a d’ailleurs demandé d’en parler, d’écrire quelques articles sur le sujet, pour secouer un peu les participantes qu’elle trouve trop fleur-bleue.

Cindy, c’est son nom, a 24 ans, je la connais en réel, elle et sa compagne "jouent" en effet un peu à des jeux BDSM.

Je suis l’ainée du forum, la moyenne d’age se situe aux alentours de 25/30 ans, mais je m’y suis bien intégrée et ai été acceptée avec mes différences (merci les filles).

Je reçois un message via le forum :

"bonjour, je m’appelle chrystelle, j’ai 34 ans, je cherche désespérément une dominante depuis deux ans, je suis soumise, etes vous dominante ?"

Je n’y crois pas, combien de messages de cette sorte n’ai-je pas déjà reçu !

Le ton est cependant correct, sympathique, je réponds donc gentiment que oui, je peux être dominante, pas vraiment en recherche, mais que nous pouvons toujours discuter.

Nous échangeons nos messengers et téléphones et commençons nos discussions de façon très paisible.

Pour la première fois depuis des mois je me sens en effet bien, sereine, je ne cherche rien, c’est un réel échange, nous parlons de nous, de nos envies, de nos fantasmes.

Elle a quelque chose Cricri… au fil des dialogues une connivence s’installe, puis une envie, une puissante envie de part et d’autre de nous rencontrer.

Elle est prof, intelligente, jolie.

Je lui expose ma façon d’envisager une relation BDSM, elle lui convient.

Nous devons nous rencontrer, nous fixons un rendez-vous, qui est annulé pour je ne sais plus quelle raison. Fachée je lui dis que je ne me déplacerai pas, que si elle souhaite me voir, elle fera le voyage jusqu’à Paris, elle vit du coté de Lille.

Cricri viendra à Paris, cette rencontre sera fabuleuse, nous tombons l’une et l’autre sous nos charmes respectifs.

Cricri est magnifique et pour elle je suis la plus jolie, je le lis dans ses yeux, dans son adoration. dans sa volonté de soumission qui dépasse la simple envie de voir ses besoins satisfaits.

Mon bonheur doit sans doute transparaitre, je rayonne, je suis heureuse à nouveau, je me sens belle.

LUI m’appelle régulièrement, toute heureuse je lui raconte, je le crois devenu mon confident, mon ami, il semble sombrer de son coté, je suis triste pour lui, déchirée entre les deux, je l’aime toujours, Cricri est cependant devenue ma joie, ma lumière.

Ses appels se font plus nombreux, insistants, il semble deviner quand je suis avec elle, et me téléphone à ces moments là.

Il essaie de capter mon attention, de revenir, il me raconte ses déboires, me dit qu’il a vu un psychiatre qui lui aurait suggéré de revenir vers moi puisque je suis la seule femme qui l’ait jamais réellement aimé, il me dit qu’il veut de la stabilité, qu’il me veut moi.

J’ai parlé de LUI à Cricri, du mal qu’il m’a fait, je ne lui ai pas caché que je l’ai aimé et que peut etre je l’aime encore.

Je suis déstabilisée, LUI d’un coté, Cricri de l’autre… insinuant il me propose de revenir, me laissant (quelle générosité) la liberté de continuer à voir Cricri, seule ou… avec lui, il me rappelle que je suis Dominante et que si elle est vraiment soumise, elle acceptera ce que je lui dirai de faire.

Je l’aime toujours, malgré tout le mal qu’il a pu me faire, nous nous revoyons, il est adorable, prévenant, il semble avoir changé.

Je ne peux pas etre malhonnete avec Cricri, je lui explique ce qui se passe et lui propose de nous rencontrer à trois !

Elle m’est soumise, elle accepte, elle accepte pour me savoir heureuse, pour mon bonheur, elle accepte pour sa Dame !

Quel magnifique cadeau elle me fait là, Cricri est lesbienne, aucun homme ne l’a jamais touchée, LUI sera le premier…

Je me sens merveilleusement bien, mes deux amours sont avec moi. Cricri semble l’apprécier, il est prévenant et doux avec elle, je dois lui rendre cet hommage.

Un soir nous sommes invités chez des amis, nous y allons tous les trois, LUI n’a d’égards et d’attentions que pour Cricri, il l’embrasse, la touche sans cesse, la caresse… pour moi rien !

Elle m’est soumise, me regarde et accepte, je n’oublierai jamais cette soirée là, nos regards, tout est dit ce soir là, mais LUI n’entend pas, ne voit pas… elle ne viendra pas prochain rendez-vous, alléguant du fait qu’elle est amoureuse de son exe.

LUI ne comprendra pas, moi oui… nous sommes au mois de mai, déjà…

Je reverrai cricri en décembre suivant, elle est revenue vers moi apprenant que j’étais à nouveau seule, je lui ai manqué, notre relation lui a manqué, meme si depuis elle a "refait sa vie" vanille, nous passerons une folle nuit.

Elle veut quelque chose, mais n’ose me le demander, elle reviendra me confier ce secret, je le sais… ma princesse, ma beauté !
 

Il arrive le vendredi soir; je vais le chercher à Montparnasse, il a peur que je lui pose un lapin, j’ai peur quant à moi de ne pas lui plaire !

Le premier contact ne semble pas très engageant, il me dit "je t’imaginais plus petite fille, moins femme"… je suis un peu vexée, je me suis montrée immédiatement à lui en cam, je ne lui ai rien caché de moi.

Je l’embrasse sur la joue et le vouvoie.

Il est là, et nous sommes convenus, si nous ne nous plaisons pas, de jouer au scrabble le week-end. J’ai promis de l’héberger, soit… je n’ai qu’une parole, je le ramène chez moi !

Nous faisons connaissance sur la route, nous papotons de tout et de rien.

Arrivés à la maison je lui sers l’apéritif, très vite nous sommes "joyeux" pour ne pas dire plus… je me dirige vers ma cuisine, il me suit, et c’est dans l’encadrement de ma porte de cuisine qu’il va m’administrer une mémorable fessée, il en aura mal aux mains et moi je serai bleue, je ne bougerai pas, lui tendant mes fesses à chaque claque ; cela va durer une éternité.

Il va m’oter mes derniers complexes en un seul geste, je crois que c’est à ce moment où je l’ai aimé, un geste dont il n’a sans doute pas mesuré la portée pour moi.

Nous sommes dans mon salon, agenouillés l’un en face de l’autre, nous parlons, rions… je lui ai servi son whisky, je porte un tablier de soubrette, je l’ai mis pour lui plaire bien sur, mais aussi pour cacher mon vilain ventre, je complexe beaucoup à ce sujet… je lui en ai parlé, c’est un drame pour moi.

Il arrache en riant mon tablier et me dit "je veux te voir nue, totalement nue devant moi, je te veux"… je craque, il m’accepte telle que je suis, enfin c’est ce que je crois.

Nous allons jouer et "baiser" nuit et jour pendant quatre jours, il est infatigable, il recommence sans cesse, il a sans cesse envie de moi.

Le dimanche soir il m’annonce qu’il hésite à partir, que c’est ridicule, qu’il se sent bien avec moi, il semble un peu perdu.

Convaincue maintenant de l’attachement qu’il éprouve pour moi, certaine qu’il me reviendra et pensant qu’il vaut mieux pour la suite de notre relation qu’il fasse cette rencontre, pour ne pas avoir de regrets, je vais le pousser à partir, l’accompagnant meme, comme je l’ai promis, à l’aéroport malgré ses protestations…

Il est épuisé, je le propulse dans l’avion et lui promets de revenir le chercher le samedi suivant.

Après les jours que nous venons de vivre, je ne doute pas un seul instant qu’il me reviendra, il est devenu mon Maitre.

Je l’aime !

Je l’aime et cette relation va durer quatre ans ; peut-être m’aime t-il aussi d’ailleurs, rétrospectivement je pense que oui.

De par son métier il a l’habitude de gérer des relations complexes et conflictuelles, voire violentes ; c’est lui qui va m’aider à faire cesser le harcèlement et les humiliations que le père de mes filles opère sur elles, à défaut de pouvoir maintenant m’atteindre.

Il va aussi m’apprendre à assumer des choses simples, des choses simples et claires, des choses bètes comme de dire "oui ça m’est arrivé de pleurer devant La petite maison dans la prairie" ; c’est important d’etre capable d’assumer ce côté là de soi.

C’est un homme humain, c’est un amant détestable, il a besoin de se rassurer en permanence sur sa capacité de séduction et sa part de sadisme l’amène à m’informer, directement ou de façon subliminale, sur l’existence de ses conquêtes et sa souffrance qu’il a d’etre amoureux désespéré de sa canadienne.

Il souffre oui, il souffre, boit et joue énormément, à des jeux de hasard, exactement ce qui me fait fuir, et je vais fuir à plusieurs reprises, rattrappée aussi à plusieurs reprises et engluée dans mon amour pour lui.

Il va tomber amoureux de "notre dernière soumise" ; je suis épuisée, exsangue, fatiguée de ses "grandes scènes du IV" ; elle a quant à elle le curieux fantasme de détruire les couples.

Peut-être que quelque part cela m’arrange, je ne sais pas trop, cette histoire m’a touchée, bouleversée et blessée, toujours est-il qu’elle va me permettre de l’acculer dos au mur, face à ses mensonges et de ne pas laisser de porte de retour, ni à lui, ni à moi.

Je vais volontairement et systématiquement refermer toutes les portes derrière moi, à double tour.

Je le reverrai un an plus tard alors que je suis de passage dans sa ville, j’en ai besoin pour faire un deuil définitif, il n’a pas vraiment évolué, mon regard sur lui a cependant changé et je pars sans chercher à le revoir et sans regret.

Je crois que c’est le seul homme que j’ai jamais aimé !

MDR

Le 26 janvier 2010

écrits par Liza  // Pas de commentaire »

Ma recherche reprend… cette fois ci sur les tchats msn, une multitude de tchats bdsm.

C’est là que je vais désormais, le niveau intellectuel y est clairement plus élevé que partout ailleurs.

Je parle à des tas de gens, je discute, j’apprends.

J’apprends beaucoup avec Etienne, il me fait partager son optique du BDSM, sa propre recherche de l’absolu.

Il m’a consolé de ma déception et m’a aidée à remonter la pente après cette trahison, comme un ami.

J’apprends avec lui que l’amitié homme/femme est peut etre possible, meme si elle est parfois teintée de séduction.

Ces tchats sont de véritables salons à empoignades, féroces…

Je m’y intègre, m’y fais meme des "amis", des gens que je rencontrerai d’ailleurs pour la plupart par la suite.

Etienne a une soumise, une canadienne, virtuelle, adorable, avec laquelle je noue des liens d’amitié virtuelle, j’apprends l’existence des virtuels.

Etienne a une autre soumise, bien réelle, Jane , je l’apprécie beaucoup, elle est drole, intelligente, et elle m’intrigue, elle est en effet par ailleurs dominante !

C’est là que j’apprends que l’on peut etre à la fois soumise et dominante ! Ma conception absolutiste de la soumission en prend un rude coup, mais Jane est tellement différente ; nous devenons "copines" au fil des discussions.

Un jour arrive un soumis, le soumis de Jane, je ne me souviens plus quel était son pseudo. Il est très drole et taquine sans cesse Jane. Nous lions connaissance.

Il est différent avec moi, directif, et m’annonce qu’il est également…………….. dominant !

Quel drole de mélange !!!!!

Nous discutons, échangeons et prenons les places qui semblent etre les notres, c’est à dire, lui : dominant, moi : soumise.

Nous nous rencontrons bien sur, et il me fera vivre des moments burlesques, droles, à mourir de rire : j’ignorais jusqu’à présent que le BDSM pouvait etre drole.

C’est moi qui vais le baptiser, il me fait tellement rire, il s’appellera désormais "Maitre deux Roles", pseudo qu’il portera je crois longtemps.

Le net va cependant assez vite détruire cette relation.

Les "soumises" frustrées, jalouses, désoeuvrées, sont légions. Il semble que le net attise la haine : le bonheur des uns parait générer le malheur des autres…

Je suis encore innocente et mon bonheur, ma joie de vivre trop évidents.

MDR est un homme, et comme tous les hommes, heureux d’avoir la preuve de sa capacité de séduction, d’autant que lui et Jane se sont séparés entre temps !

Il essaie de séduire à la fois des dominas et des soumises, m’informant au passage que mon statut de soumise m’interdit  toute discussion.

Je tiens le coup un moment, puis craque, explose littéralement : malgré mon désir de soumission sincère, tout ceci me semble anormal, mensonger, rien ne saurait justifier le stress dans lequel il me fait vivre, je n’ai pas oublié Prince et je n’ai pas envie de revivre ces moments là.

Il m’annonce que notre relation n’est plus gérable, je le savais, nous restons cependant en contact et décidons d’etre amis.

Il comprend mon désarroi et m’appellera régulièrement, jusqu’à ce qu’il apprenne que j’ai rencontré un nouveau dominant.

Il est  aujourd’hui un très cher ami, nous nous voyons dès que la possibilité se présente, et je le vouvoie toujours, impossible de le tutoyer malgré les colères à ce sujet de ceux qui lui ont succédé.