Un magnifique week-end qui a commencé avec une "pré-before" au "donjon communal" de Latachant !

Bondage : Latachant, Photographe : LaVita, dans les cordes Sade Liza
Un magnifique week-end qui a commencé avec une "pré-before" au "donjon communal" de Latachant !

Bondage : Latachant, Photographe : LaVita, dans les cordes Sade Liza
Le bambou a, curieusement, été trouvé sur la route en allant la rejoindre, un signe du destin…
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modèle MM, aux cordes Sade Liza,
Il paraît que le bondage est une pratique douloureuse, et que les suspensions font atrocement mal, etc…
la preuve, en image !
Merci donc à Dame Val de m’avoir laissé la torturer !!! ![]()
En descendant les marches avec mon sac de cordes je l’aperçois, assise sagement au milieu d’un groupe de personnes que je connais.
Elle ne dit mot, regarde partout, sourit.
Je salue le groupe, distribue des bises et me retrouve assise en face du canapé où elle est installée, de l’autre coté de l’allée qui mène à l’escalier, je l’observe, elle est vraiment très belle, elle a "du chien" ; je cherche son "propriétaire" dans la salle, imaginant qu’il l’a laissée là à la garde du groupe… mais personne ne vient !
Les uns et les autres se lèvent, elle reste assise, seule, et je finis par engager la conversation. Elle se lève immédiatement et vient me rejoindre, nous pouvons enfin discuter.
Elle est venue seule, elle a bien un "dom", mais il n’a pas le temps de s’occuper d’elle pour d’obscures raisons.
J’ai de la peine en entendant son histoire, c’est la ixième fois que je l’entends… Ils ont toujours des raisons plus ou moins fumeuses pour expliquer leurs asbences et carences, leur lassitude et leur lacheté… celui là est censé "avoir beaucoup de travail"…
Quoi qu’il en soit, elle en a aujourd’hui assez d’attendre et a décidé de se prendre en main, de rencontrer, de découvrir le BDSM au travers de nouvelles expériences.
La voilà donc ce soir, fermement décidée à jouer ; je sais déjà que je jouerai tout à l’heure avec elle, son besoin de découverte est tellement fort, elle ne résistera pas a l’envie d’essayer les cordes.
Je sais cependant maintenant qu"en ce qui me concerne, pour "bien attacher" je dois sentir l’autre, et elle… elle j’ai envie de bien l’attacher, j’ai envie d’aller au delà, j’ai envie de jouer !
Je lui ai demandé si elle avait déjà été attachée, elle me répond d’un ton boudeur "j’ai été vaguement ficelée une fois oui, c’était pas beau".
Elle semble curieusement confiante dans les découvertes qu’elle va faire ce soir, persuadée que c’est ici "la source". J’écris "curieusement" parce que même si je sais qu’il y a ce soir quelques bons joueurs/ses, il y a aussi beaucoup d’ivraie, voire d’hommes ou de femmes seul/es venu/es découvrir et s’encanailler…
Ca me ferait mal de voir une aussi jolie femme se tromper, d’un autre côté, chacun a ses critères et qui suis-je pour décider qui a tort ou raison, même si, dans mon for intérieur, j’ai bien entendu, comme tout un chacun, mes a priori.
Je l’observe, belle, souriante, curieuse de tout, ouverte et confiante malgré ses mésaventures.
Pascal, le Maître des lieux l’a prise sous son aile et convaincue de se vendre, et elle a eu le cran d’accepter, chapeau bas ! Première sortie dans un club, et elle a décidé de se vendre au plus offrant : homme, femme, couple, pour une "domination rock’n roll progressive" (dixit), et elle s’annonce comme "masochiste" !
Une telle beauté… évidemment les enchères s’envolent très vite. Je compte et recompte mon stock de mignonnes et vilaines (la monnaie locale), Red a compris que la demoiselle m’intéressait et me fait signe que je peux monter les enchères.
Je surenchéris résolument, fermement, voire férocement ; bien décidée à montrer ma volonté d’acquérir "la bestiole" !
Une autre voix féminine intervient au moment de l’adjudication pour remporter enchère, c’est L, qui explique à Pascal qu’elle me l’offre… Soit, merci donc…
Je m’éclipse dès que les ventes sont terminées avec "mon lot" à l’étage, je lui demande de se mettre nue et l’attache sans attendre, il n’y a encore personne, je lui explique ce que j’attends pour elle de cette pratique là, ce que j’espère lui offrir comme sensations.
Elle se laisse glisser dans mes cordes, toujours confiante et souriante, je prends grand soin à chaque étape de m’assurer qu’elle se sent bien, c’est sa première suspension. Elle est superbe ainsi, mais je décide de ne pas la laisser longtemps suspendue, la pièce est soudainement bondée, il faisait frais et tout à coup l’air s’est réchauffé, les gens autour n’arrêtent pas de parler, de commenter, ils ne nous laissent pas de bulle où nous installer, je dois même demander à l’un de reculer.
Alors qu’elle est enfin redressée, une femme passe et avant que j’ai pu faire un geste pour m’y opposer avance sa main pour toucher ma beauté dans ses cordes. Je l’envoie très sèchement se faire pendre plus loin !
Nous continuons à jouer, j’habille ma beauté d’un karada simple et fermement assujetti, elle se tourne et retourne devant le miroir, s’admirant, j’en profite pour lui nouer les bras dans le dos et circonscrire ses mouvements par une corde attachée à la poutre au plafond.
Elle n’a jamais gouté à une badine, c’est l’occasion ou jamais de lui faire découvrir, je la laisse bouger et tourner pendant que je la badine, je la suis, conservant le rythme puis approche un banc à fessée où elle s’agenouille. J’attache plus haut la corde à la poutre, la voilà à genoux, elle se sent ancrée et en sécurité avec son attache dans le dos et s’offre à ma badine sans retenue.
Je la mets en garde, il va y avoir des marques, elle me répond d’une voix de chatte, rauque et pleine de désir, qu’elle s’en fout, qu’elle veut encore et encore.
Je l’observe qui s’admire dans le miroir sur le coté, ses yeux qui glissent, je lui confirme : "oui, vous êtes belle…" et reprend ma volée à un rythme plus soutenu, crescendo, elle se tord dans les cordes, souriant par moment, complètement éthérée, évadée, elle part, je vois son corps et son visage s’animer ; c’est un moment de pur bonheur, que je finis par interrompre, cela doit faire plus d’une heure et demi que nous jouons, et il est temps pour moi de la libérer.
Je l’embrasse et la remercie, elle me glisse un délicieux "merci Maîtresse" à l’oreille ; nous échangeons nos coordonnées, j’ai sincèrement envie de la revoir et de l’attacher à nouveau dans de meilleures conditions, de lui présenter des ami/es joueurs.
Elle m’interroge enfin sur ce qu’elle doit faire du billet à ordre que le Greffier lui a remis à l’issue de sa vente ; elle me le tend…![]()
Une soirée d’anniversaire à peu près classique, jusqu’au moment où l’une décide d’étrenner le martinet de cuir offert à notre hôte.
Quelques fessées et coupes de champagne plus loin, l’assemblée décide unanimement de visiter la chaufferie de l’immeuble ; on ne saura probablement jamais comment , mais nous voilà, à 3 heures du matin, nous dirigeant, comme des voleurs, en file indienne vers notre objectif.
Nous ponctuons notre expédition de sonores "CHUUUUT" et d’éclats de rire !
Le dernier de la file est en charge d’une bouteille de champagne recouverte de gouttes d’eau, attrapée au vol ; mon sac de cordes fait partie du voyage -au cas où la chaudière m’inspirerait me glisse notre hôte- trois sont chargés d’appareils photos…
Parvenus au rez-de-chaussée, nous repérons à l’extérieur un énorme plot de chantier orange et blanc, dont nous nous emparons à ma demande ; il me fait penser à ces gros plugs qu’il a indubitablement inspirés.
Le plus sérieusement du monde notre hôte nous fait visiter les lieux, c’est vrai que ces énormes machines, ces volants et multiples indicateurs de températures, ces drôles de tuyaux argentés ou peints, ondulés ou lisses, qui courent dans tous les sens, ont quelque chose de particulier et dégagent plus que de la chaleur.
Il y a une esthétique dans la façon dont toutes ces formes sont agencées, quelque chose d’hypnotique dans le bruit que font les machines, dans la chaleur étouffante qui règne ici.
J’observe notre hôte en train de photographier une sculpturale créature, qui feint de s’empaler sur le plot de chantier ; les uns et les autres participent à la mise en scène, agrémentant le décor d’une bouteille, corrigeant l’orientation d’un pli de la robe.
Elle pose : souriante ; se prêtant de bonne grâce aux demandes des uns et des autres, elle bouge, elle a quelque chose de particulier qui m’attire tout à coup, elle ne bouge pas brusquement, ni lentement, ni vite… elle est à l’aise et "se laisse bouger", elle est comme un fluide.
Elle m’évoque une poupée voilà… une poupée, mais pas une poupée-objet, c’est indicible, inexplicable.
Ca n’est pas sa beauté, mais sa façon de se laisser bouger qui m’appelle et m’attire, qui me donne tout à coup envie de jouer avec mes cordes. Je lui demande, pendant que le groupe s’éloigne, si elle accepte que je l’attache.
Elle se deshabille, conservant à ma demande ses dessous vertigineux, elle me laisse commencer à l’attacher, à la manipuler, elle tourne au rythme de mes tours de corde, ses bras se soulèvent et se plient au gré des noeuds, elle ressent littéralement comment je la visualise dans l’espace, comment je la veux, et elle me suit dans une sorte de pas de deux.
Les photographes fixent la fin de chaque danse dans un tourbillon autour d’elle.
Un homme s’invite dans la danse en même temps que les photographes, il a un corps magnifique, mais je ne vois qu’elle, elle qui bouge immobile, j’ai dans les yeux cette sensation indéfinissable de mouvement, je défais des noeuds là, remonte une jambe ici, elle me suit les yeux fermés, nous reprenons notre ballet postural.
L’invité sent-il mon égoïsme ? je suis comme dans une bulle, seule avec la dame. Je finis par l’enlacer dans mes cordes, je l’aveugle et le baillonne, le fixe LUI dans l’immobilité, homme objet !
Nous dansons longtemps cet étrange pas de deux à trois… Mes cordes glissent, figeant et défaisant dans un même mouvement une image, un ressenti, un instant.
ils sont deux, nous sommes deux… rejoints au fur et à mesure par les uns et les autres, chacun essayant à sa façon d’entrer dans notre danse, délibérant, commentant et approuvant bruyamment parfois.
Une impression d’arènes avec ses "ole", quelque chose de cet ordre là oui… qui finit par me "réveiller" de mon propre émerveillement.
Je regarde encore ma dame poupée et la libère en la regardant tourner une dernière fois dans mes cordes.
Une douce soirée hier à Cris et Chuchotements, animée par Ashtart, Philippe de Beaumont et Patrick Vich.
Une ambiance feutrée entre discussions, cordes et lectures, avec pour point d’orgue celle du "contrat" de la Venus à la fourrure.
J’ai fait connaissance avec ma voisine, une charmante jeune femme qui m’explique que le milieu libertin l’a lassée et qui s’est retrouvée plus ou moins ici par hasard. Elle est manifestement ravie de ce qu’elle a trouvé au sein de cette communauté BDSM.
Nous parlons cordes et suspension, elle me dit avoir été suspendue par Pat une fois et me demande s’il donne des cours, s’il accepte de faire des photos, etc… le kinbaku la prend aux tripes, cela se sent, on voit ses yeux qui brillent.
Lorsque Pat arrive, elle le fixe, comme soulagée, et n’a manifestement qu’une hate, qu’il la suspende à nouveau, l’ambiance autour est calme, propice à la discussion malgré le nombre de ceux qui sont venus.
Je ne m’attendais pas à retrouver autant de monde un jeudi soir, le public est différent de celui auquel je suis accoutumée ici : celui des ventes, celui des soirées avec les amis ; Ashtart a trouvé SON public et ceux qui entrent se glissent sans difficulté dans la soirée, elle les présente, initie les premières conversations, elle accueille ses invités !
Lectures faites, je vois la jeune femme se mettre nue et tendre littéralement les bras aux cordes, elle a les yeux fermés et prend du plaisir à sentir le chanvre s’enrouler autour d’elle.
Je prends une nouvelle leçon auprès de Pat, qui m’explique au fur et à mesure ce qu’il fait, pourquoi et comment, il me détaille les différentes positions qu’elle pourrait prendre si telle corde était passée là au lieu d’ici… c’est un vrai bonheur à chaque fois pour la petite encordeuse que je suis de l’écouter et d’apprendre.
Des cordes rouge et noir, elle se retrouve assise dans les airs, puis Patrick la fait basculer spectaculairement vers l’avant, la figure est superbe, la dame devient une sculpture dans l’espace, torse et jambes en forme de V basculé vers l’avant, la pointe du V formée par les fesses, légèrement surélevée en arrière.
Elle nous offre le spectacle de fesses charnues à souhait, que l’on ne peut qu’avoir envie de badiner. Son compagnon, assis à côté de moi et auquel j’expose mon trouble, me propose immédiatement de m’en occuper si la dame est d’accord.
Ca sera badine suivie d’une longue fessée, ferme mais douce, comme elle l’a demandé, un plaisir réciproque.
Son compagnon m’interroge "mais vous aimez cela ?" il semble surpris, que l’on puisse prendre du plaisir à donner une fessée…
Je le laisse intervenir dans le jeu tout en officiant, il a besoin d’apprendre et de comprendre ce qui est en train de se passer, il exprime son ressenti, il la touche, vérifie, la questionne, m’interroge et conclut "elle aime cela et je ne l’ai jamais fait", alors que j’intensifie progressivement la force de mes battements de mains, concentrée sur mes deux partenaires de jeu car lui aussi, d’une façon différente, fait maintenant partie intégrante du jeu.
Oui je prends du plaisir à lui donner sa première fessée et à la sentir planer, dans sa bulle, oui c’est un moment puissant que de l’accompagner dans son premier voyage.
Un grand merci à Miss Ashtart pour cette belle soirée et ce somptueux et inattendu cadeau.
Elles sont belles, belles dans le reflet de leurs miroirs réciproques, on dirait qu’elles ne perdent jamais leur fil, leurs yeux se croisent, se touchent, ou leurs mains, leurs corps… c’est ainsi que je les ressens, se touchant sans cesse, incapables de se perdre un instant, c’est une impossibilité manifeste, je ne trouve pas d’autres mots.
Elle, je la connais depuis quelques années, du temps a passé, mais nous nous retrouvons avec la même chaleur ; elle je ne la connaissais pas, c’est son elle, et cela suffit en soi pour moi !
Je retrouve une Elle plus forte, plus affirmée, plus belle, et surtout plus heureuse, une Elle qui transpire la sensualité dans ses regards, dans ses gestes, dans tout ce qu’elle a tourné vers son elle…
Elle me donne sa confiance, je suis touchée, autant d’ailleurs que mon ami Caiman me dira l’avoir été lorsqu’une fois, Elle nous tendra la laisse de son elle pour la garder, ça n’est pas n’importe quel geste, il a sa symbolique, il a sa force, il y a toute la puissance de nos codes derrière ce geste apparemment anodin ; dès cet instant, celui qui envisagerait de toucher son elle est en danger, je suis prête à faire mal, pas mal pour "jouer"…
Nous nous retrouvons, jouons, échangeons, j’essaie de lui faire rencontrer mes amis, des personnes que j’estime dans ce milieu parfois si particulier, où je sais qu’il y a beaucoup d’ivraie…
Approche l’anniversaire de leur rencontre, je suis encore une fois émue, de la demande qu’Elle me fait : pratiquer un kinbaku sur son elle, c’est à moi qu’elle le demande, à moi, petite encordeuse, je vais passer plusieurs soirées à transpirer, son elle est fragile, elle ne peut supporter de pression là, ni là… le challenge est difficile, je décide d’opter pour la plus grande sobriété : juste les mains et les cuisses, Elle me demande de l’attacher pour que Caiman puisse officier avec son fouet, c’est un artiste en la matière ; Elle lui fait cadeau d’une séance de fouet avec l’un des meilleurs pour fêter leur anniversaire.
Caiman est, je crois, comme moi, honoré de cette demande, les mots sont faibles ; c’est un témoignage de confiance comme il y en a peu.
Nous avons été mis dans la confidence, après le kinbaku, après le fouet, il y aura la remise du collier, Elle me demande de le lui tendre au moment opportun…
Il est magnifique, je l’ai vu tout à l’heure, alors que nous prenions le café, Elle me l’a montré, avec de la lumière dans la voix et dans les yeux, c’est LE collier de son elle, le signe de son engagement vis à vis d’elle, le signe de leur appartenance réciproque comme elle le dira dans son discours de remise.
Ceux qui assistent à cette remise du collier, ceux qui entendent cet engagement d’Elle pour elle mesurent l’amour entre ces deux là, il n’y a plus de lesbienne, il n’y a plus d’hétéro ; tout le monde s’en fout, il y a la remise de son collier par une Dominante à sa soumise et c’est tout ce qui importe !
Merci à Elles..
Samedi, vente aux esclaves, mais surtout retrouvailles avec un groupe d’amis.
Je ne m’en lasse pas, je m’amuse chaque fois à écouter les "boniments" du Maître priseur, qu’ils soient drôles ou caustiques… Cette fois ci c’est un ami, Jacques, qui fait les enchères.
Pour une première fois il a "la malchance" d’avoir beaucoup trop de ventes (je n’avais encore jamais vu autant de marchandise), son idée d’appariement, excellente pour un comité restreint, va vite se retrouver étouffée par la foule ; les gens sont là pour jouer "dans l’immédiat" et ne sont pas prêts à de la cérébralité.
Luna fait évidemment monter les enchères, Red, machiavélique, a amené pour elle des orties qu’elle a gardées fraiches en les conservant avec leurs racines… elle m’est attribuée pour 4000 vilaines, difficilement réunies : me voilà endettée à vie, mais quel plaisir de flageller une telle créature !
Je suis accostée, à ma grande surprise, par L qui veut que je la suspende ; je n’ai jamais voulu attacher ici, lieu quelque part mythique. Devant son insistance je finis par accepter, je lui promets "tout à l’heure", elle me propose un curieux échange, mes cordes et elle me donne le fouet.
Je n’ai pas vraiment envie d’un "échange", j’ai observé comment elle donnait à Orca tout à l’heure et je ne suis pas tranquille dans mes tongs à strass et talons (oui j’ai osé).
Orca est l’une des plus "redoutables" masochistes que je connaisse et elle faisait de sacrés bonds sous le fouet de L ; je veux bien généreusement "donner gratuitement" pour le coup
La foule se dissipant un peu je me résouds à attacher la dame, il fait une chaleur épouvantable, on est à C&C, il fait très sombre, et là… avec mes cordes noires et des paires d’yeux inconnues tout autour qui vont "juger" mon travail, je sens des poids au bout de mes bras et ma sueur m’aveugler en dégoulinant.
Je caresse mes cordes, les fais glisser sur mes paumes, elles sont comme vivantes et me rassurent, mes mains s’assèchent et mes cordes s’enroulent autour de L, je suis concentrée, elle me "menace" à mi voix d’un "ne me ratez pas" qui, m’agaçant, finit de me libérer de mes "peurs".
Je pense à celui qui m’a enseignée, rageuse je l’imagine en train de sourire devant mes réticences à pratiquer ici, et puis… et puis je rejoins ma bulle et la suspends, jambes fermées, considérant que c’est une domina, genoux orientés vers le bas. Je recule pour la regarder, vérifier.
J’entends des gens applaudir, je suis surprise, contente évidemment, pourquoi ne pas l’admettre et le dire, oui, cela me touche, et surtout je ressens de façon empathique le bien-être de L ; elle pourrait rester une éternité suspendue dans l’espace que je lui ai construit.
Je suis épuisée, vidée, une sensation étrange, sans doute est-ce la tension accumulée depuis tout à l’heure qui s’échappe.
Un homme vient me saluer, il me demande d’attacher sa soumise et m’explique que cela sera la première fois. Je suis touchée de sa confiance, de sa spontanéité, cette demande est le plus joli compliment que l’on m’ait jamais fait. Jacques me présente une ravissante dame qui souhaite aussi être attachée. Je suis dépassée, Caiman me félicite également, je ressens de la gêne.
Je me sens divisée, d’un côté mon éducation excessivement classique qui me ramène à "la terre" : ne pas laisser quoi que ce soit, et surtout pas l’orgueil, prendre le pas sur soi, de l’autre le plaisir pris.
Quel délicieux paradoxe, l’éducation hallucinante que j’ai reçue me permet de faire aujourd’hui sereinement et en toute conscience le choix de la simple humanité : j’aime, je me sens bien, il n’y a rien de négatif dans l’orgueil ressenti, je le sais, et même s’il y avait, je crois que je m’en fous… tout simplement je m’en fous, c’est viscéral, et j’ai enfin fait mon choix, je vais pouvoir repartir !
Je reste assez discrète sur les soirées auxquelles j’assiste, mais… une fois n’est pas coutume !

hier soir on "rentrait classe" à Cris et Chuchotements !!!
Merci à Roman et C pour cette magnifique soirée, leurs charisme et élégance ont attiré et fédéré des joueurs exceptionnels.
Outre l’accueil de Maria, la beauté de Solène au bar, le Maître du shibari, Patrick Vich, a honoré la soirée de sa légendaire gentillesse, tout était un réel plaisir.
L’ensemble des participants était, et c’est suffisamment exceptionnel pour être souligné, dans une optique de partage, j’ai vraiment beaucoup aimé et j’espère que Roman et C auront envie de réïtérer malgré la charge de travail que cela représente.
Ca valait la peine de subir les affres de Madame Catherine.
De ravissantes créatures nous attendaient, et notamment la sublime Pucca, qui a bien voulu m’accorder sa confiance le temps de quelques shibaris… Merci à elle et à son compagnon, JPé, pour ces moments de pur bonheur (crédit photo Jpé)
