A une demoiselle soumise, qui dit souffrir mille morts et abus depuis que sa relation est terminée.

Allez sur le site BDSM et ABUS, vous serez édifiée par le nombre de personnes ayant ce même ressenti.

Il s’agit bien souvent de la même histoire oui…

Celles de personnes en position de faiblesse affective à une période T de leur vie et qui croient aimer, et être aimées, alors qu’elles ne sont que des proies pour X ou Y.

Les hommes ne sont pas tous des salopards, loin de là, juste que les proies fragiles attirent les prédateurs, c’est simplement l’histoire de la vie.

Le souci avec le BDSM c’est que la nature même de la relation facilite la chasse des prédateurs, qui s’y engoufrent évidemment, c’est leur nature !

Il faut rappeler aux personnes soumises que le BDSM n’est pas une thérapie, que ce genre de relation, plus que toutes les autres, nécessite de l’équilibre.

Le/la dominant(e) n’est pas là pour guérir ou pour pallier aux manques de l’autre.

Restent les pervers oui… Je résumerais par une simple question : faut-il reprocher à un carnivore de manger de la viande ?

Nous sommes au final tous des adultes qui choisissons, qu’on le veuille ou non, une relation dont la nature est perverse, et nous le savons. Ne faut-il pas aussi admettre qu’il est tout aussi pervers, sous couvert de BDSM et de soumission, de demander à l’autre de combler ses propres failles ?

Je ne prends pas, bien loin de moi cette idée, la défense des abuseurs, mais je crois qu’il faut parfois commencer par analyser ses propres motivations avant celles de l’autre, c’est le début de la guérison.

Bon courage à vous et à votre disposition si vous souhaitez en papoter de vive voix autour d’un café.

 

Parla adesso
di un mazzo privo di colore
di fiore malate,
del suo pentimento
Ma le sue parole lo macchiano.
Vuole abbraciare
come se era un amico, come un amante
come se era ancora il compagno.
Torna e ritorna altra volta come tante volte
e sostiene la bandiera bianca
per ferire !
come prima
come se voleva schiantare
questa fiore che muere
senza lasciarla il tempo
il tempo per guarirla
buttando la via, negligente
dopo questa imboscata
scoppiata,
guardando nel vuoto
e nei suoi occhi colore di giada
scorreno goccie di rugiada
che spezzano il sortilegio.

Sade_Liza (2006)

ex

Le 31 janvier 2010

écrits par Liza  // Pas de commentaire »

Il parle maintenant
D’un bouquet un peu fade
Et de fleurs malades
D’un esprit repentant
Mais ses mots le dégradent.
Voulant faire l’accolade
De l’ami, de l’amant,
Du prétendu camarade
Sous un faux drapeau blanc
Il revient moultes fois
Pour blesser,
Comme avant,
comme à coup de grenades,
Cette fleur qui se fane
Ne laissant pas le temps
Lui servir d’onguent
La jetant négligent
Après cette embuscade
Percée, sans éclat
Au feu de sa façade
Et dans ses yeux de jade
Perle tout doucement
La rosée de ses larmes
Brisant l’envoutement.

Sade_Liza (2006)
 

"Comment s’imaginer un homme qui considère comme un exploit le fait d’ouvrir le jeu avec le cavalier plutôt qu’avec un autre pion, et qui inscrit sa pauvre petite part d’immortalité au coin d’un livre consacré aux échecs. Comment se figurer enfin un homme, un homme doué d’intelligence, qui puisse, sans devenir fou, et pendant dix, vingt, trente, quarante ans, tendre de toute la force de sa pensée vers ce but ridicule: acculer un roi de bois dans l’angle d’une planchette !"

Stefan Zweig

En conclusion… Ca ne sont pas tant les mensonges répétés qui m’amènent à refermer ce court chapître, ni même les promesses jamais tenues, ni même encore l’abandon, voire la frustration, ni même le mépris ou encore la dissimulation, pas non plus les multiples incohérences, après tout, cela je l’avais compris depuis un moment, je savais et j’ai accepté, cela faisait partie de cette personnalité et servait probablement mon masochisme d’ailleurs. Comme dit l’adage "nemo auditur propriam turpitudinem allegans"…

Non, rien de tout cela, je crois que c’est finalement le constat de l’affligeant ridicule de la situation.

Je n’ai que trop perdu de temps à essayer de comprendre l’incompréhensible.

Le pire réside sans doute aujourd’hui dans l’absence d’émotion, sinon peut-être le regret d’une ambiance et de personnes que j’ai trouvées charmantes.

(*) échec : toucher le fond en parlant d’un navire, on dit aussi conduire un navire à l’échouage. Le sens figuré : ne pas réussir !

J’ai longuement écrit un texte sur l’échiquier : sur le Fou, les pions, le Roi, tout est écrit, étayé des mille choses écrites… la juriste que je suis a tout conservé, les écrits, les sms, dois-je le publier ?

A qui vais-je faire du mal ou du tort ?

Au Fou, au "Roi" femelle, à la Reine… comment toucher des ames qui n’existent pas, cela va t’il me faire à moi du bien ?

J’ai vu le dernier fiel qui sort du Fou errant sur sa triste diagonale… non décidément, je vaux mieux que "ça" !

Reste le pion, il se reconnaitra. Quand il aura compris, qu’il sache que je suis simplement là !

Pour le reste et bien… et bien je m’en fous !

J’ai choisi de modifier ce texte, qui pouvait être lu comme un hymne à l’auto-flagellation ; j’ai compris par la suite que tout ce que j’avais ressenti était bel et bien la réalité, ils étaient effectivement en train de me casser sur place, y compris et surtout que celui que je croyais être mon "Maître".

Je suis à table, assise à coté de l’Autre, ils discutent tous de… moi ! C’est vraiment curieux, je fais mon possible pour ê tre discrète, c’est l’Autre qui a lancé le sujet… c’est le cas de le dire !

Dans ma tête je recule, j’ai l’impression qu’ils m’acculent contre un mur : "ils parlent du monstre", j’ai envie de me cacher, de pleurer, je sens les larmes qui montent jusqu’aux yeux, comme si mon visage se remplissait, je les sens juste au bord de mes yeux, prêtes à tomber, et je ne comprends pas pourquoi.

Ils me font mal, les heures s ‘égrennent et je me sens de plus en plus mal, j’ai de plus en plus l’impression d’être à flinguer, à éliminer, l’impression que je n’apporte rien, pas grand chose, au mieux "du mauvais", que je dois disparaitre ; ça me prend à la gorge, j’ai un éclair à un moment donné en voyant des voitures passer dans la rue, je me sens sombre.

J’ai la sensation d’être sur un mur à la verticale et de ne pouvoir m’accrocher qu’à la certitude de ce que m’a dit l’Autre, ça au moins je sais croyais que c’est vrai.

Les mots me rouent de coups dans tous les sens, je prends une raclée : je suis taxée "pas soumise", "pas masochiste", pas ci, pas ça, de "peut être joueuse" (je traduis intérieurement : "menteuse") peut-être que ce que je dis n’est pas moi, peut être que ce que j’exprime est un mensonge, des mot-giffles…

J’essaie de me réconforter je crois que si l’autre dévoile mon intimité comme il le fait en public c’est qu’il a forcément une raison, il ne fait rien sans raison, et puis je me rappelle qu’il a dit tout à l’heure qu’il cherchait à mieux comprendre et, sotte que je suis, j’y crois !

Je ne répondrai pas, d’ailleurs je n’avais rien à répondre, j’étais sa soumise ; il reprend en main le cours de la discussion et explique clairement : "elle est bien comme cela, elle ne joue pas", moi j’entends "elle ne ment pas", peut être vient-il de se rendre compte qu’il est allé trop loin, et dans ma tête une partie des papillons noirs s’écartent : il comprend que je suis vraiment ainsi.

NK semble chercher à creuser, à aller au delà des apparences, au delà de ce qu’elle a vu et entendu, de ce qu’elle voit et perçoit, je la regarde et j’ai l’impression qu’elle commence à traverser mon miroir ; il s’agit réellement pour elle de comprendre, elle trouve les mots magiques qui m’empèchent de me renfermer dans ma bulle "peut être que tu es une masochiste… je te sens pour la première fois dans la soumission lorsque…", elle me donne un peu d’air, des mots pour exister.

Je plonge dans le regard de l’Autre, il pose sa main sur ma nuque pour m’attirer vers lui, me donne une caresse et me dit que tout ceci n’a d’autre but que de comprendre qui je suis ; j’ai du mal à retenir mes larmes…

Ce sont des émotions très fortes, je souris et me protège avec une couche de superficiel, je fais la sotte, c’est une bonne couverture pour se faire oublier…

Je regarde l’Autre, son profil, je l’écoute, et je repense à tout à l’heure, au paddle, à ses pieds  :

je me rends compte qu’il n’a rien compris, rien… qu’il ne sait pas qui je suis, je voudrais lui expliquer ce que je ressens puisqu’il ne ressent rien, lui glisser à l’oreille comment c’était tout à l’heure, de lui décrire les sensations du paddle qui caresse et frotte, fait chauffer délicatement la peau, et comment cela me coupe le souffle par moment, me tient au bout de son bras,

lui dire l’effet que cela me fait quand il repositionne ma tete et mon corps, lui dire qu’à ce moment là je me sens totalement objet, à lui, lui dire qu’à ce moment là, je me sens un peu "Clara", lui dire tout ça… lui dire les sensations que j’ai quand je suis à ses pieds et qu’il cale ma tête entre ses chevilles…

Je repense au fond de la discussion : au partage, au don, toutes les sensations se mélangent, s’embrouillent, je fixe son profil, je regarde le visage paisible de NK, je me sens inachevée, brouillon, brouillonne, j’explose dans toutes les directions, je veux tout, je suis incapable de tout bien expliquer, analyser, comme lui et NK le font, ils me déstabilisent au point que je finis par me demander s’ils n’ont pas raison, si je me connais ou pas…

Je l’écoute avec attention, il est en train de parler de gens vivant dans une relation "totalitaire" et qu’il fallait être prêt à assumer ce genre de relation qui pouvait aller très très loin, et, impitoyable, malgré moi, une pensée me traverse… qui me prend aux tripes et me séduit, elle m’excite, j’essaie de me calmer en me rendant compte que je "repars".

La soirée finit par se terminer, en l’embrassant je glisse à NK "à la semaine prochaine", elle me dit que non, elle ne viendra pas, et puis se souvient… "ah oui, samedi…" oui, samedi.. et je commence déjà à y penser avec bonheur, peur et crainte, je sais ce dont il est capable et je sais aussi qu’il fera exactement ce dont il aura envie, cela me prend déjà au ventre.

La route du retour est difficile, très difficile, j’ai écouté avec attention tout ce qu’il a dit, je me demande s’il a dans son carnet d’adresse, un psychiatre à me suggérer… tout ça tourne dans ma tete et m’inquiète vraiment, j’avais pourtant vu une psy il y a 4 ans, elle ne semblait pas trouver les relations BDSM perverses…

j’admets cependant ne pas m’ être découverte, c’est sans doute logique, je ne sais pas qui je suis manifestement !

Au  matin qui a suivi je me suis plongée dans un bain brulant, je suis triste, je me demande ce que je peux lui apporter, lui donner ou ce qu’il peut trouver de bon en moi pour lui, je suis assise dans mon bain et cette pensée me remue car je ne trouve rien.

J’ai pensé à hier soir, à la signification de sa main abimée, j’ai essayé de me calmer en glissant ma tête sous le jet brulant et j’ai éclaté en sanglots, je me suis mise à pleurer, assise là dans mon bain, impossible de m’ arreter, j’avais tellement mal, tellement mal, je suis restée assise ainsi à pleurer, assise entre deux mondes."

Il est sur son fauteuil, il se repose un peu, je suis à quatre pattes en face de lui, je me cambre, j’accentue le mouvement de ma langue sur ses chaussures en pensant à son regard, à ce qu’il voit de moi, j’essaie d’oublier ce qui nous entoure, et d’ailleurs j’y arrive, je ne vois plus que cette chaussure et lui !

Il discute avec Mary, il semble satisfait de m’avoir là, il allonge ses jambes, je m’applique et étire ma langue avec délice, je ne pense plus quà ce qu’il peut voir, cela me trouble, m’excite.

Il se relève, me parle, il me dit qu’il me confie à Mary durant une demi-heure et qu’elle peut absolument TOUT me demander, absolument tout, qu’elle est lui ; j’en pleurerais de rage, c’est avec lui que je veux jouer et elle ne m’a pas rassurée.

Elle est assise toujours à coté, son soumis est enfin arrivé ; ma "copine" a soufflé ses bougies et le gateau est découpé, Il dépose une assiette sur un tabouret devant moi et demande à Mary  de veiller à ce que je le mange sans y mettre les mains !

Il est infect de me demander de donner quelque chose d’aussi fort à une inconnue, aussi belle qu’elle soit, c’est une inconnue pour moi, et c’est une mome, et elle vient en prime de me demander d’un ton impérieux de l’appeler "Maîtresse", je boue intérieurement, ‘comment ose-t-elle ?’.

Je sens qu’Il ne doit pas etre loin, je sais qu’il ne joue pas, que je dois obéir, je n’ai pas envie d’une autre personne que lui !

Je dois le faire, pour lui, il m’a confiée à elle, c’est donc ma Maîtresse, alors je baisse les yeux, ravale ma rage et lui répond ‘oui Maîtresse’ en croisant mes bras derrière mon dos et en penchant ma tete pour manger ce fichu gateau, elle devient lui.

Il m’a confiée, j’obéis et avale le morceau de gateau, je frotte ma bouche contre mon épaule, je dois etre couverte de miettes, ça doit etre affreux, je garde mes mains crispées l’une dans l’autre, derrière mon dos ; je baisse les yeux, tout pour qu’il ne me voit pas comme ça, c’est affreux.

Il passe et commente, je n’ose plus lever les yeux, plonger dans son regard, je me répète ‘ Maîtresse… Maîtresse…’

Elle se lève et nous prie, son soumis et moi de la suivre, il a une laisse attachée à son collier, nous montons, elle l’attache à la rambarde de l’escalier et m’entraine dans une petite salle en haut, ‘le bureau’ !

Elle m’installe à genoux, fesses tournées vers elle, sur le fauteuil, j’ai l’impression qu’Il est là, qu’il observe.

Me voilà prete pour elle, elle me parle, j’ai envie de lui dire ‘salope’, de lui dire son fait, et je réponds ‘oui Maîtresse’, je boue et je fulmine de rage, je me tais !

Elle me fesse, c’est une petite furie, elle a peut-etre senti, qui sait ?

Elle ne plaisante pas, s’applique et frappe, elle se déchaine, elle me fait mal, ses mains sont comme des lames de paddle et j’ai envie de jurer, je ne bouge pas, elle me fait mal mais je ne bougerai pas, elle peut me piler sur place !

Elle semble contrariée, mais un peu admirative aussi, elle a fait venir son soumis pour la regarder entre temps et lui demande s’il est capable de supporter comme moi ; je pense à lui, à sa peut-etre fierté s’il passe par là et s’il entend ces mots, je ne sais pas.

Elle joue sans fin, une fessée interminable, je me dis mutine et narquoise : ‘bien fait pour toi Maîtresse, comme tu dois avoir mal’ et je ne bouge pas, elle se fatiguera avant moi, je suis là pour sa fierté, et je ne bougerai pas, je savoure maintenant chaque claque, ma peau qui chauffe à chaque frappe, ces myriades d’étoiles de chaleur sur mes fesses qui entrent, je tends mes fesses à cette chaleur, j’écarte encore plus mes cuisses…

J’ai les yeux baissés, Maîtresse est une peste, elle interpelle un homme et lui dit, ‘je te la confie fais en ce que tu veux’ ; je suis sidérée, c’est impossible enfin, Il va sans doute arriver, tout arreter ?

Mais non, l’homme me fait mettre à quatre pattes par terre et commence à me fesser, je sens la différence, ce sont de grandes mains qui enveloppent, qui ne cinglent pas, j’ai l’impression qu’elles recouvrent ma peau de chaleur, de douceur, une sensation de velours.

Je prends un plaisir que je ne connaissais pas à recevoir cette fessée là, elle est pourtant assenée avec force, mais après les lames qu’il y a dans les mains de Maîtresse, j’ai l’impression de recevoir des caresses !

L’homme s’en va, me voilà seule, personne ne m’a dit de me relever, je suis toujours à quatre pattes, les yeux baissés, j’entends sa voix, il me demande où est passée Maîtresse, je ne sais pas, j’aurais envie de lui dire qu’elle m’a abandonnée là, mais c’est faux, elle m’a rappelé en partant qu’elle pouvait faire de moi ce qu’elle voulait et m’a confiée à cet inconnu.

Il me fesse, je suis terriblement heureuse qu’il veuille enfin s’occuper de moi, et puis je réalise tout à coup la sottise de cette pensée, il n’a pas cessé de la soirée, il a tout organisé, c’est évident maintenant, je sens une bouffée de joie, du bonheur, un peu de honte aussi d’avoir par instant ‘douté’, il a tout organisé depuis tout à l’heure.

Merci à Maîtresse et à ces mains inconnues.

J’ai hésité très longuement avant de re-poster ce texte ici, l’histoire que j’ai vécue avec celui que j’appelle "lui" s’est  révélée n’être qu’un vulgaire leurre, mais comme disent les africains : "l’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli", et aussi bien elle que moi étions sincères dans nos sentiments et émotions, alors voici l’histoire de ma rencontre avec elle….

"rien" c’est ce qu’a écrit Louis XVI dans son journal intime à la date du 14 juillet 1789….

Lundi j’étais à ses pieds, il m’a demandé de venir les rejoindre, lui et elle !

La journée est terriblement longue, j’ai très peu dormi, j’ai tellement hate de Le revoir, je me sens comme une midinette (que personne ne rigole svp !), je ne me reconnais pas, ça n’est pas moi.

J’ai la sensation d’etre nue, d’etre tombée toute nue devant lui, c’est une histoire insensée qui se passe là, une histoire que je ne comprends pas, que je n’arrive pas à analyser, que je n’ai d’ailleurs pas envie d’analyser, c’est la première fois.

La route n’est pas bien longue par contre, il vit à l’autre bout du département, je ne suis pas vraiment rassurée, j’ai compris que c’était un vrai sadique et qu’à lui on donne tout ou on ne donne rien, il est ainsi, il dégage cela de toute sa personnalité, depuis vendredi je ne cesse de me répéter "c’est fou"… et je volète sur mon petit nuage.

Je suis rentrée du travail, j’ai papoté avec celle que je crois être "ma copine", j’essaie de me détendre, je suis tendue comme une corde à l’idée de le retrouver, et je dois me préparer pour lui.

Il est très cadré dans sa démarche, j’aime, il ne m’a rien demandé mais je sais que je dois me conformer aux règles classiques de présentation : m’épiler, trouver une tenue qui lui plaise, une tenue de ville sexy mais présentable pour faire la route, une tenue en accord avec la position qu’il me demande de prendre ce soir aussi, je suis sa soumise, mais il me demande d’éduquer elle, ma petite soeur, c’est un vrai casse tete, je dois aussi faire mes "préparations" plus intimes, ça c’est nettement moins drole !

Je me sens "génée" de le rencontrer, oui, génée, aussi curieux que cela puisse paraitre, c’est un sentiment étrange que je ne comprends pas, génée parce qu’il va me demander, enfin je le suppose, de me mettre à nu, génée parce que je ne sais pas ce qui va se passer, que veut-il en fait ? je me rends compte que je ne le connais absolument pas, que je me suis livrée toute entière, d’un seul bloc, sans discuter, à un inconnu, que va-t-il penser de ça ? me prendra-t-il pour une pute de me mettre ainsi et aussi vite à ses pieds ? comprendra-t-il ce qu’il a déclenché en moi ?

Mes peurs reviennent, peur qu’il ne soit pas mon absolu, qu’il ne comprenne pas que je suis un absolu, sans concession aucune, un bloc, si je donne c’est tout, ou je ne donne rien, je sais combien c’est lourd à porter, je mesure et j’ai conscience des difficultés qu’il pourrait y avoir à m’assumer telle que je suis.

Je viens de comprendre avec lui -déjà- que cette conscience est peut etre précisément ma pierre d’achoppement : en me controlant en permanence pour ne pas peser sur l’autre, je ne suis plus moi-meme, je suis une autre, je deviens un mensonge.

C’est fini je suis sa b’Hell, il m’a donné ça, quand il me regarde, quand il me touche, quand il me glisse à l’oreille que je suis belle, je le crois, parce que je sens viscéralement qu’il le pense, je sais que je suis dans la meme réalité que lui.

J’ai confiance et je vais le retrouver, j’irai et je lui donnerai ce qu’il voudra, non, mieux… il prendra ce qu’il voudra parce que c’est moi, peu importe si je me suis trompée, je veux rester vraie, sortir du mensonge, etre moi-meme !

J’arrive enfin, je suis plus ou moins sollicitée par un drole de bonhomme auquel j’ai demandé mon chemin, il a entr’aperçu par ma vitre que je portais des bas (je rage de ne pas m’en etre rendue compte), je ne suis pas tranquille et je finis par m’énerver, je prends mon téléphone et fais mine d’appeler, il s’éloigne plus ou moins et je peux enfin descendre de ma voiture, prendre mon sac et… et il est derrière moi, dans la rue, mon coeur fait un bond, je le trouve beau, c’est irrépressible, et je me sens gauche, bébète, il me demande ce que fait cet homme là, je lui explique, très vite l’autre s’en va (ouf) !

Il est souriant, joyeux, hyper décontracté, bon sang je l’envie, moi je suis à moitié morte de peur, tétanisée, paralysée, il me parle et je n’entends strictement rien, mais alors rien du tout, il est question de son chien je crois, une adorable York qui me fait la fete, j’avance en trébuchant plus ou moins, je me sens rouge, rouge d’avoir envie déjà d’etre à ses pieds, d’avoir envie de lui appartenir, je me sens confuse de me sentir déjà si chienne, d’avoir envie de me jeter à ses pieds…

Je ne sais pas ce qu’il veut, mais déjà moi je crains bien d’être ce qu’il veut, et peut être même pire que ce qu’il veut, je sens du feu qui me brûle les reins, je sens mon odeur, en résumé je ne sais plus où me fourrer !

Nous arrivons chez lui, je le salue, il me serre contre lui gentiment, il me rassure, m’embrasse, j’imagine qu’il a mesuré mon trouble, je regarde, pose mon sac, fais mine de visiter, je ne vois pas elle ma soeur, il s’absente quelques minutes et revient, changé, vêtu cette fois de noir, je ne parviens pas à m’empêcher de le regarder, c’est bête je sais, digne d’une midinette, mais aujourd’hui je m’en fous, je me noie dans l’image qu’il m’envoie, je m’y roule, et j’y suis bien…

Il me guide vers la cuisine où elle officie, nue, à préparer l’apéritif, elle est rouge, un rouge plus intense que celui des petites tomates qu’elle a préparées ; je crois qu’il était prévu qu’elle se change avant mon arrivée, la pauvre, je compatis… Il me la présente abruptement, sans ambages, c’est sa chienne, il me la détaille très crûment, me parle d’emblée de ce qu’il appelle ses «spécificités », à savoir la dilatation, c’est très cru, je n’ai pas l’habitude, intérieurement je me demande comment il parlera de moi plus tard, ou même d’ailleurs maintenant, je ne doute même pas, je suis certaine, qu’il est tout à fait capable d’aborder aussi crument ce qu’il peut percevoir de mon intimité devant un tiers.

La fierté qu’elle ressent à entendre le descriptif qu’il fait d’elle transparaît par tous les pores de sa peau malgré ses jolis yeux baissés, son apparence si douce, elle est magnifique du haut de ses 19 printemps, une chienne oui, dans toute sa splendeur !

Nous avons évoqué sa jeunesse il y a quelques jours avec lui et sa compagne, qui conceptualise difficilement cette jeunesse ; cela peut sembler surprenant en effet de prime abord qu’une aussi jeune femme évolue dans ce monde là, je ne me pose à vrai dire pas la question, je me souviens de mes premiers émois, de ce sur quoi ils portaient déjà à 14 ans, nous avons beaucoup de points communs elle et moi, beaucoup plus que qui que ce soit puisse imaginer je crois… enfin à part lui !

De toute façon il a dit que elle était une femme, une chienne, il le dit c’est donc que c’est vrai, je ne vois donc pas vraiment pourquoi je me poserais de question à ce sujet.

J’ai déjà compris, au travers de ses écrits que cette communion ne s’arrêtait pas aux pratiques, ni même à Maître, elle va jusqu’aux émotions que nous partageons dans les mêmes mots.

Elle ne quitte pas son Maitre des yeux, et moi non plus, nous nous observons, lui est là, il semble tellement sur de lui, il nous entraîne dans son salon et demande à elle d’aller se préparer, il me serre contre lui, je ne sais toujours pas où je vais, j’ai laissé tomber mon masque, je parle de vétilles, je me sens nue, troublée, vraiment troublée..

Il vaque, va téléphoner et nous propose de discuter, de faire connaissance tranquillement toutes les deux ; nous nous retrouvons à parler à bâtons rompus, rien ne nous sépare, non rien, même pas nos 28 années de différence, nous sommes sœurs, unies à Ses pieds, c’est la seule chose qui importe, notre dévotion et notre amour pour lui, notre envie de lui aussi, de lui et de ses jeux…

Il commence avec elle, je l’observe avec fascination, enfin je les observe, il est pris dans un tourbillon, elle encore plus, ils sont beaux ! Ses yeux sont comme je commence à les aimer, cruels, il aime ce qu’il lui fait subir, c’est un sadique.

Il commence avec elle, je l’observe avec fascination, enfin je les observe, il est concentré, c’est terriblement intense, puissant, ils sont beaux, bouleversants, je me sens tellement heureuse qu’ils acceptent de partager avec moi ces moments, d’en faire partie aussi, de faire partie d’eux, c’est la première fois que je le vois à nu, à nu oui, il est lui-même dans cette intimité, il se donne à nous deux, il nous fait littéralement l’offrande de ce qu’il aime, de ce qu’il est au plus profond de lui.

J’en ai mal, mal pour elle et je l’envie aussi, comme j’aimerais qu’il me tienne comme il la tient là à cet instant, au bout de ses mains, de ses aiguilles, de ses couteaux, comme j’aimerais qu’il me prenne comme il la prend, j’en pleurerais d’envie, comme je l’envie… comme j’aimerais…

Elle se repose finalement, lui pas, il déborde d’énergie, empli d’envies, souriant ! je vois ses yeux à lui enfin tournés vers moi, cruels et aimant à la fois, je suis captivée, je le fixe. Je sais qu’il ne va pas demander, il va prendre, j’ai peur et confiance à la fois, il me rappelle que je suis sa fem’Hell, que je lui appartiens, je disparais en lui à cet instant.

Je l’entends, alors qu’il joue de moi, me souhaiter de ne pas m’être trompée : non, non je sais que je ne me suis pas trompée, c’est bien lui, c’est bien à lui que j’appartiens, que je veux appartenir, il n’y a pas de limite et je le sais.

Il joue de moi puis de elle et moi, ensemble, nous fusionnons, des heures durant, il m’impressionne, il est infatigable, heureux, souriant, c’est un hymne trépidant à la joie et à l’amour il prend soin de nous, prend et donne à son gré ; elle et moi rions, pleurons, crions. Elle me rassure, me montre son sein, dans lequel il a soigneusement aligné une rangée d’aiguilles avant qu’il ne commence avec mon sein ; je la câline et je la tiens aussi, il ne cède pas, il prend ce qui lui appartient !

Il nous porte jusqu’au matin, 6 heures du matin, il joue de nous sans discontinuer depuis près de dix heures, nous sommes épuisées, en sang, repues, heureuses… je suis la plus ancienne et au nom de celle qui est devenue ma sœur je demande grâce, une heure, juste une heure pour dormir, nous devons l’une et l’autre repartir travailler ensuite.

Je la raccompagne chez elle, elle vit à quinze minutes de chez moi ! en chemin nous échangeons, rions, papotons, faisons le projet de nous revoir, elle parle de tout ranger chez elle pour nous recevoir aussi, Maître et moi, nous nous sentons au chaud je crois, en sécurité, nous appartenons, nous nous aimons, nous l’aimons…

 

 

Et un jour on ouvre la porte :

Cette porte, je dois l’ouvrir en moyenne 150 fois par jour, chaque vendredi, c’est dire..

Pourtant, pour moi, elle ne s’est ouverte que 3 fois réellement sur un total de 40 000, depuis, quelques années.

C’était le 14 Janvier 2005, puis le 11 Août 2006, et ce vendredi 18 juillet 2008, enfin l’histoire n’est pas tout a fait la même à dire le vrai.

En fait, la porte était ouverte, déjà, comme pour l’accueillir, la cueillir ? Il faisait un franc soleil, je prenais l’air, les Goûters débutaient, et le peu de monde permettait encore ce répis, au loin, tout au loin sa silhouette se détachait sur le trottoir, bien avant le commissariat, je savais déjà que c’était elle, naturellement… C’etait obligatoirement Hell…

Plus elle approchait, plus j’en avais la certitude, je ne l’avais pourtant jamais vu, juste entendu parlé par sa "Copine" Mlle Ôda.

Arrivée à ma hauteur, je lui dit : "Bonjour Liza" le plus naturellement du monde, elle même ne parut pas plus que cela suprise, tout était tellement naturel.

Elle s’habilla, jusque dans les moindres détails, soignant sa tenue, telle une soumise prêtant la plus grande attention à un premier rendez vous..pourtant ce rendez vous, était entre copines, entre filles…

Aussitôt dans la pièce centrale, Mlle Ôda l’a reconnue, et elle se saluèrent, avec force sourires, rires, émotions, c’était beau, partagé, l’impression de deux amies se retrouvant après une longue séparation. C’était Juste naturel, l’ordre des choses, cela tenait de l’irrationnel presque.

Elle jouait, aussitôt ses talents de Domina, fûrent mis à contribution, de nombreux soumis présents attirés surement, autant par le fait qu’elle soit seule, que par ses formes callypiges, lui faisaient une cour discrète, mais assidue, elle s’ amusait, s’ébattait, reine du moment, de l’instant présent, carpe diem …

Mlle Ôda s’amusait de la situation, complice parfaite, comme peu d’hommes peuvent en rêver, " Chéri qu’attends tu, enfin… allez attrapes moi cette femelle, je ne te reconnais pas.."

Cette situation, était délicieuse, je l’avoue, ce jeu, du chat et de la souris, avec Mlle Ôda comme complice, j’allais dire "morceau de gruyère", mais non ma CHERRY, tu n’as rien d’un bout de comté, ou autre fromages des alpages… LOL.

Comment expliquer, l’inexpliquable ??? je savais tout simplement, cela n’a rien d’orgueilleux, ou de mystique, entendons nous bien, mais je savais déjà, de toute manière, que les choses allaient naturellement s’emboiter, que la dernière pièce tant attendue et cherchée depuis des mois, des années, était enfin là.

La journée se passa très agréablement, pour tout le monde, entre clins d’oeil, complicité passive déjà, sourire, éclats de rires, et moments de jeux, pour Liza.

Il était déjà tard, dans l’après midi, peut être même le début de soirée, lorsque je dis d’un ton à mi chemin de la plaisanterie, et de la chose la plus sérieuse, à Liza, allez on s’essaie au fouet , elle me regarda, mi surprise, mi amusée, taquine, mutine, déjà, entre obéissance et défi, pour mieux cacher son envie.

très belle séance, elle cambrait fièrement, pour recevoir, s’offrant comme il le faut, au Fouet, et au Donneur. elle subissait, avec courage et envie, même si cela faisait plusieurs semaines qu’elle n’avait pas joué, avait elle précisé. Les seins pointant au nord, tels des aiguilles de boussoles… le cul offert et cambré, oui, elle prit plaisir, à satisfaire les attentes de mon Fouet ;-)

là, encore, naturellement, nous n’envisagions pas de nous quitter, ainsi, simplement, après Les Goûters, nous sommes allés diner ensemble, dans une ambiance conviviale, détendue, et complice, Merci Mlle Ôda.

Nous nous quittèrent fort tard, en plein pays seine et marnais… Merci Liza.

Le lendemain matin, Hell avait écrit, le lendemain matin, nous avions lu, bouleversés et touchés par ses mots, Mlle Ôda et Moi-même laissions couler quelques larmes, c’était beau et naturel, comme Hell, je voyais Mlle Ôda grandir et s’épanouir , heureuse de cette rencontre, heureuse d’avoir trouvé "son Amie BDSM" . Nous avons échangé tout l’après midi, sur ce sujet, j’aime ces rapports privilègiés avec Mlle Ôda, ces instants hors tout.

Un samedi parfait, sur tout la ligne, il faisait beau, nous naviguions conjointement, entre les émotions si fortes, et si rares, qui se créaient pratiquement instantanément, en parlant d’Hell…

C’était j’en suis certain, le début d’une très belle histoire, la pièce manquante, était là, Mlle Ôda rayonnait. Merci à toutes les deux, d’être exceptionnelles.

Philippe, Marquis Noir

(18/07/2008)

 

Les uns et les autres débordent parfois d’imagination pour trouver "quelque chose à offrir" ; voici une méthode parmi d’autres.

Je l’ai rencontrée via un tchat bdsm, enfin "rencontrée" non, pas encore !

Elle m’aborde gentiment, me parle de mon blog dont elle semble avoir apprécié la lecture, et me précise quasi immédiatement qu’elle n’est pas bi.

Evidemment je fonce voir son annonce, c’est un peu curieux de prime abord, une annonce de couple avec des soumises-complices affichées ??? Soit de toute façon cela ne me concerne pas, c’est sa vie, elle ne recherche rien, et moi non plus donc tout va bien, nous avons l’une et l’autre simplement envie de papoter ; il est vrai qu’avoir une copine dans ce milieu n’a rien d’évident…

J’aime son approche, elle parait claire (elle l’est), il n’y a pas de recherche, pas d’ambiguité ou d’équivoque, j’aime, nous avons beaucoup de points communs meme si nous sommes très différentes.

Nous accrochons de façon surprenante, tout de suite, nous papotons, échangeons, discutons, comme de "vieilles commères", une première fois, puis une seconde, les choses sont tellement naturelles, c’est du "c’est comme ça et voilà" !

Comme beaucoup dans ce milieu, nous avons croisé les memes sortes de pitres, nous en plaisantons, je la sens heureuse aujourd’hui.

Entre deux conversations, j’ai laissé derrière moi mister-ex et décidé de rebondir, encore plus haut… "je ne tomberai pas, à aucun prix", c’est mon leit-motiv.

Je me sens bien, j’entre dans la 25° heure, dans l’heure exacte, je me sens moi, simplement moi et c’est diablement puissant comme sensation !

J’ai envie de sortir à nouveau dans le milieu bdsm parisien, je lui en parle, j’ai envie d’aller aux soirées qu’elle et son compagnon organisent, je lui demande plus ou moins timidement comment ça se passe, elle me répond que je verrai, que c’est détendu et cool, je me sens en confiance, j’ai très envie de la rencontrer, je lui demande si je peux venir, elle m’invite gentiment.

Je prépare mon sac, elle aime les corsets, je veux lui plaire et lui faire plaisir je vais aller jusqu’au bout, jupon, jupe, corset, culotte fendue, je veux lui plaire oui, lui faire plaisir, jusqu’à la bague, le verra- t-elle ? je ne sais pas, oui, non, je commence à comprendre où elle veut aller, et j’y vais sciemment oui… le sait-elle ?

Je comprends comme elle lui est soumise, c’est tellement puissant, cela me cloue littéralement !

Je suis dans la rue, je vais arriver, je souris je crois… c’est amusant, je suis dans la rue, je viens betement de déjeuner et je souris, je suis tout pres, à une rue de là, je marche… dans trois minutes j’y serai, un bonzomme me regarde et me dit "vous etes belle" et je le crois et j’avance !

J’arrive, il ouvre la porte, il… et.. et je ne sais pas ce qui se passe, les choses se font toutes seules, j’incline mon visage qu’il serre contre lui, c’est ainsi !

J’étouffe et je respire enfin…