J’ai hésité très longuement avant de re-poster ce texte ici, l’histoire que j’ai vécue avec celui que j’appelle "lui" s’est révélée n’être qu’un vulgaire leurre, mais comme disent les africains : "l’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli", et aussi bien elle que moi étions sincères dans nos sentiments et émotions, alors voici l’histoire de ma rencontre avec elle….
"rien" c’est ce qu’a écrit Louis XVI dans son journal intime à la date du 14 juillet 1789….
Lundi j’étais à ses pieds, il m’a demandé de venir les rejoindre, lui et elle !
La journée est terriblement longue, j’ai très peu dormi, j’ai tellement hate de Le revoir, je me sens comme une midinette (que personne ne rigole svp !), je ne me reconnais pas, ça n’est pas moi.
J’ai la sensation d’etre nue, d’etre tombée toute nue devant lui, c’est une histoire insensée qui se passe là, une histoire que je ne comprends pas, que je n’arrive pas à analyser, que je n’ai d’ailleurs pas envie d’analyser, c’est la première fois.
La route n’est pas bien longue par contre, il vit à l’autre bout du département, je ne suis pas vraiment rassurée, j’ai compris que c’était un vrai sadique et qu’à lui on donne tout ou on ne donne rien, il est ainsi, il dégage cela de toute sa personnalité, depuis vendredi je ne cesse de me répéter "c’est fou"… et je volète sur mon petit nuage.
Je suis rentrée du travail, j’ai papoté avec celle que je crois être "ma copine", j’essaie de me détendre, je suis tendue comme une corde à l’idée de le retrouver, et je dois me préparer pour lui.
Il est très cadré dans sa démarche, j’aime, il ne m’a rien demandé mais je sais que je dois me conformer aux règles classiques de présentation : m’épiler, trouver une tenue qui lui plaise, une tenue de ville sexy mais présentable pour faire la route, une tenue en accord avec la position qu’il me demande de prendre ce soir aussi, je suis sa soumise, mais il me demande d’éduquer elle, ma petite soeur, c’est un vrai casse tete, je dois aussi faire mes "préparations" plus intimes, ça c’est nettement moins drole !
Je me sens "génée" de le rencontrer, oui, génée, aussi curieux que cela puisse paraitre, c’est un sentiment étrange que je ne comprends pas, génée parce qu’il va me demander, enfin je le suppose, de me mettre à nu, génée parce que je ne sais pas ce qui va se passer, que veut-il en fait ? je me rends compte que je ne le connais absolument pas, que je me suis livrée toute entière, d’un seul bloc, sans discuter, à un inconnu, que va-t-il penser de ça ? me prendra-t-il pour une pute de me mettre ainsi et aussi vite à ses pieds ? comprendra-t-il ce qu’il a déclenché en moi ?
Mes peurs reviennent, peur qu’il ne soit pas mon absolu, qu’il ne comprenne pas que je suis un absolu, sans concession aucune, un bloc, si je donne c’est tout, ou je ne donne rien, je sais combien c’est lourd à porter, je mesure et j’ai conscience des difficultés qu’il pourrait y avoir à m’assumer telle que je suis.
Je viens de comprendre avec lui -déjà- que cette conscience est peut etre précisément ma pierre d’achoppement : en me controlant en permanence pour ne pas peser sur l’autre, je ne suis plus moi-meme, je suis une autre, je deviens un mensonge.
C’est fini je suis sa b’Hell, il m’a donné ça, quand il me regarde, quand il me touche, quand il me glisse à l’oreille que je suis belle, je le crois, parce que je sens viscéralement qu’il le pense, je sais que je suis dans la meme réalité que lui.
J’ai confiance et je vais le retrouver, j’irai et je lui donnerai ce qu’il voudra, non, mieux… il prendra ce qu’il voudra parce que c’est moi, peu importe si je me suis trompée, je veux rester vraie, sortir du mensonge, etre moi-meme !
J’arrive enfin, je suis plus ou moins sollicitée par un drole de bonhomme auquel j’ai demandé mon chemin, il a entr’aperçu par ma vitre que je portais des bas (je rage de ne pas m’en etre rendue compte), je ne suis pas tranquille et je finis par m’énerver, je prends mon téléphone et fais mine d’appeler, il s’éloigne plus ou moins et je peux enfin descendre de ma voiture, prendre mon sac et… et il est derrière moi, dans la rue, mon coeur fait un bond, je le trouve beau, c’est irrépressible, et je me sens gauche, bébète, il me demande ce que fait cet homme là, je lui explique, très vite l’autre s’en va (ouf) !
Il est souriant, joyeux, hyper décontracté, bon sang je l’envie, moi je suis à moitié morte de peur, tétanisée, paralysée, il me parle et je n’entends strictement rien, mais alors rien du tout, il est question de son chien je crois, une adorable York qui me fait la fete, j’avance en trébuchant plus ou moins, je me sens rouge, rouge d’avoir envie déjà d’etre à ses pieds, d’avoir envie de lui appartenir, je me sens confuse de me sentir déjà si chienne, d’avoir envie de me jeter à ses pieds…
Je ne sais pas ce qu’il veut, mais déjà moi je crains bien d’être ce qu’il veut, et peut être même pire que ce qu’il veut, je sens du feu qui me brûle les reins, je sens mon odeur, en résumé je ne sais plus où me fourrer !
Nous arrivons chez lui, je le salue, il me serre contre lui gentiment, il me rassure, m’embrasse, j’imagine qu’il a mesuré mon trouble, je regarde, pose mon sac, fais mine de visiter, je ne vois pas elle ma soeur, il s’absente quelques minutes et revient, changé, vêtu cette fois de noir, je ne parviens pas à m’empêcher de le regarder, c’est bête je sais, digne d’une midinette, mais aujourd’hui je m’en fous, je me noie dans l’image qu’il m’envoie, je m’y roule, et j’y suis bien…
Il me guide vers la cuisine où elle officie, nue, à préparer l’apéritif, elle est rouge, un rouge plus intense que celui des petites tomates qu’elle a préparées ; je crois qu’il était prévu qu’elle se change avant mon arrivée, la pauvre, je compatis… Il me la présente abruptement, sans ambages, c’est sa chienne, il me la détaille très crûment, me parle d’emblée de ce qu’il appelle ses «spécificités », à savoir la dilatation, c’est très cru, je n’ai pas l’habitude, intérieurement je me demande comment il parlera de moi plus tard, ou même d’ailleurs maintenant, je ne doute même pas, je suis certaine, qu’il est tout à fait capable d’aborder aussi crument ce qu’il peut percevoir de mon intimité devant un tiers.
La fierté qu’elle ressent à entendre le descriptif qu’il fait d’elle transparaît par tous les pores de sa peau malgré ses jolis yeux baissés, son apparence si douce, elle est magnifique du haut de ses 19 printemps, une chienne oui, dans toute sa splendeur !
Nous avons évoqué sa jeunesse il y a quelques jours avec lui et sa compagne, qui conceptualise difficilement cette jeunesse ; cela peut sembler surprenant en effet de prime abord qu’une aussi jeune femme évolue dans ce monde là, je ne me pose à vrai dire pas la question, je me souviens de mes premiers émois, de ce sur quoi ils portaient déjà à 14 ans, nous avons beaucoup de points communs elle et moi, beaucoup plus que qui que ce soit puisse imaginer je crois… enfin à part lui !
De toute façon il a dit que elle était une femme, une chienne, il le dit c’est donc que c’est vrai, je ne vois donc pas vraiment pourquoi je me poserais de question à ce sujet.
J’ai déjà compris, au travers de ses écrits que cette communion ne s’arrêtait pas aux pratiques, ni même à Maître, elle va jusqu’aux émotions que nous partageons dans les mêmes mots.
Elle ne quitte pas son Maitre des yeux, et moi non plus, nous nous observons, lui est là, il semble tellement sur de lui, il nous entraîne dans son salon et demande à elle d’aller se préparer, il me serre contre lui, je ne sais toujours pas où je vais, j’ai laissé tomber mon masque, je parle de vétilles, je me sens nue, troublée, vraiment troublée..
Il vaque, va téléphoner et nous propose de discuter, de faire connaissance tranquillement toutes les deux ; nous nous retrouvons à parler à bâtons rompus, rien ne nous sépare, non rien, même pas nos 28 années de différence, nous sommes sœurs, unies à Ses pieds, c’est la seule chose qui importe, notre dévotion et notre amour pour lui, notre envie de lui aussi, de lui et de ses jeux…
Il commence avec elle, je l’observe avec fascination, enfin je les observe, il est pris dans un tourbillon, elle encore plus, ils sont beaux ! Ses yeux sont comme je commence à les aimer, cruels, il aime ce qu’il lui fait subir, c’est un sadique.
Il commence avec elle, je l’observe avec fascination, enfin je les observe, il est concentré, c’est terriblement intense, puissant, ils sont beaux, bouleversants, je me sens tellement heureuse qu’ils acceptent de partager avec moi ces moments, d’en faire partie aussi, de faire partie d’eux, c’est la première fois que je le vois à nu, à nu oui, il est lui-même dans cette intimité, il se donne à nous deux, il nous fait littéralement l’offrande de ce qu’il aime, de ce qu’il est au plus profond de lui.
J’en ai mal, mal pour elle et je l’envie aussi, comme j’aimerais qu’il me tienne comme il la tient là à cet instant, au bout de ses mains, de ses aiguilles, de ses couteaux, comme j’aimerais qu’il me prenne comme il la prend, j’en pleurerais d’envie, comme je l’envie… comme j’aimerais…
Elle se repose finalement, lui pas, il déborde d’énergie, empli d’envies, souriant ! je vois ses yeux à lui enfin tournés vers moi, cruels et aimant à la fois, je suis captivée, je le fixe. Je sais qu’il ne va pas demander, il va prendre, j’ai peur et confiance à la fois, il me rappelle que je suis sa fem’Hell, que je lui appartiens, je disparais en lui à cet instant.
Je l’entends, alors qu’il joue de moi, me souhaiter de ne pas m’être trompée : non, non je sais que je ne me suis pas trompée, c’est bien lui, c’est bien à lui que j’appartiens, que je veux appartenir, il n’y a pas de limite et je le sais.
Il joue de moi puis de elle et moi, ensemble, nous fusionnons, des heures durant, il m’impressionne, il est infatigable, heureux, souriant, c’est un hymne trépidant à la joie et à l’amour il prend soin de nous, prend et donne à son gré ; elle et moi rions, pleurons, crions. Elle me rassure, me montre son sein, dans lequel il a soigneusement aligné une rangée d’aiguilles avant qu’il ne commence avec mon sein ; je la câline et je la tiens aussi, il ne cède pas, il prend ce qui lui appartient !
Il nous porte jusqu’au matin, 6 heures du matin, il joue de nous sans discontinuer depuis près de dix heures, nous sommes épuisées, en sang, repues, heureuses… je suis la plus ancienne et au nom de celle qui est devenue ma sœur je demande grâce, une heure, juste une heure pour dormir, nous devons l’une et l’autre repartir travailler ensuite.
Je la raccompagne chez elle, elle vit à quinze minutes de chez moi ! en chemin nous échangeons, rions, papotons, faisons le projet de nous revoir, elle parle de tout ranger chez elle pour nous recevoir aussi, Maître et moi, nous nous sentons au chaud je crois, en sécurité, nous appartenons, nous nous aimons, nous l’aimons…