Il est sur son fauteuil, il se repose un peu, je suis à quatre pattes en face de lui, je me cambre, j’accentue le mouvement de ma langue sur ses chaussures en pensant à son regard, à ce qu’il voit de moi, j’essaie d’oublier ce qui nous entoure, et d’ailleurs j’y arrive, je ne vois plus que cette chaussure et lui !

Il discute avec Mary, il semble satisfait de m’avoir là, il allonge ses jambes, je m’applique et étire ma langue avec délice, je ne pense plus quà ce qu’il peut voir, cela me trouble, m’excite.

Il se relève, me parle, il me dit qu’il me confie à Mary durant une demi-heure et qu’elle peut absolument TOUT me demander, absolument tout, qu’elle est lui ; j’en pleurerais de rage, c’est avec lui que je veux jouer et elle ne m’a pas rassurée.

Elle est assise toujours à coté, son soumis est enfin arrivé ; ma "copine" a soufflé ses bougies et le gateau est découpé, Il dépose une assiette sur un tabouret devant moi et demande à Mary  de veiller à ce que je le mange sans y mettre les mains !

Il est infect de me demander de donner quelque chose d’aussi fort à une inconnue, aussi belle qu’elle soit, c’est une inconnue pour moi, et c’est une mome, et elle vient en prime de me demander d’un ton impérieux de l’appeler "Maîtresse", je boue intérieurement, ‘comment ose-t-elle ?’.

Je sens qu’Il ne doit pas etre loin, je sais qu’il ne joue pas, que je dois obéir, je n’ai pas envie d’une autre personne que lui !

Je dois le faire, pour lui, il m’a confiée à elle, c’est donc ma Maîtresse, alors je baisse les yeux, ravale ma rage et lui répond ‘oui Maîtresse’ en croisant mes bras derrière mon dos et en penchant ma tete pour manger ce fichu gateau, elle devient lui.

Il m’a confiée, j’obéis et avale le morceau de gateau, je frotte ma bouche contre mon épaule, je dois etre couverte de miettes, ça doit etre affreux, je garde mes mains crispées l’une dans l’autre, derrière mon dos ; je baisse les yeux, tout pour qu’il ne me voit pas comme ça, c’est affreux.

Il passe et commente, je n’ose plus lever les yeux, plonger dans son regard, je me répète ‘ Maîtresse… Maîtresse…’

Elle se lève et nous prie, son soumis et moi de la suivre, il a une laisse attachée à son collier, nous montons, elle l’attache à la rambarde de l’escalier et m’entraine dans une petite salle en haut, ‘le bureau’ !

Elle m’installe à genoux, fesses tournées vers elle, sur le fauteuil, j’ai l’impression qu’Il est là, qu’il observe.

Me voilà prete pour elle, elle me parle, j’ai envie de lui dire ‘salope’, de lui dire son fait, et je réponds ‘oui Maîtresse’, je boue et je fulmine de rage, je me tais !

Elle me fesse, c’est une petite furie, elle a peut-etre senti, qui sait ?

Elle ne plaisante pas, s’applique et frappe, elle se déchaine, elle me fait mal, ses mains sont comme des lames de paddle et j’ai envie de jurer, je ne bouge pas, elle me fait mal mais je ne bougerai pas, elle peut me piler sur place !

Elle semble contrariée, mais un peu admirative aussi, elle a fait venir son soumis pour la regarder entre temps et lui demande s’il est capable de supporter comme moi ; je pense à lui, à sa peut-etre fierté s’il passe par là et s’il entend ces mots, je ne sais pas.

Elle joue sans fin, une fessée interminable, je me dis mutine et narquoise : ‘bien fait pour toi Maîtresse, comme tu dois avoir mal’ et je ne bouge pas, elle se fatiguera avant moi, je suis là pour sa fierté, et je ne bougerai pas, je savoure maintenant chaque claque, ma peau qui chauffe à chaque frappe, ces myriades d’étoiles de chaleur sur mes fesses qui entrent, je tends mes fesses à cette chaleur, j’écarte encore plus mes cuisses…

J’ai les yeux baissés, Maîtresse est une peste, elle interpelle un homme et lui dit, ‘je te la confie fais en ce que tu veux’ ; je suis sidérée, c’est impossible enfin, Il va sans doute arriver, tout arreter ?

Mais non, l’homme me fait mettre à quatre pattes par terre et commence à me fesser, je sens la différence, ce sont de grandes mains qui enveloppent, qui ne cinglent pas, j’ai l’impression qu’elles recouvrent ma peau de chaleur, de douceur, une sensation de velours.

Je prends un plaisir que je ne connaissais pas à recevoir cette fessée là, elle est pourtant assenée avec force, mais après les lames qu’il y a dans les mains de Maîtresse, j’ai l’impression de recevoir des caresses !

L’homme s’en va, me voilà seule, personne ne m’a dit de me relever, je suis toujours à quatre pattes, les yeux baissés, j’entends sa voix, il me demande où est passée Maîtresse, je ne sais pas, j’aurais envie de lui dire qu’elle m’a abandonnée là, mais c’est faux, elle m’a rappelé en partant qu’elle pouvait faire de moi ce qu’elle voulait et m’a confiée à cet inconnu.

Il me fesse, je suis terriblement heureuse qu’il veuille enfin s’occuper de moi, et puis je réalise tout à coup la sottise de cette pensée, il n’a pas cessé de la soirée, il a tout organisé, c’est évident maintenant, je sens une bouffée de joie, du bonheur, un peu de honte aussi d’avoir par instant ‘douté’, il a tout organisé depuis tout à l’heure.

Merci à Maîtresse et à ces mains inconnues.

empathie

Le 27 janvier 2010

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Regarde ce martinet, symbole de mon pouvoir :

- Pouvoir te punir
- Pouvoir te faire souffrir pour MON simple plaisir
- Pouvoir te faire simplement peur et te demander de ramper devant MOI

Mais aussi….

- Pouvoir d’être libre de MON corps, de MON esprit, de la manière dont JE te veux aimant, de la manière dont JE veux t’aimer.

- Pouvoir me sentir Adolescente, Femme, Maîtresse quand JE le veux, comme JE l’entends.

- Pouvoir avoir MES doutes, MES certitudes, MES envies, MES pleurs, MES fantasmes, MES plaisirs.

- Pouvoir être Princesse ou catin, Déesse ou chienne, intime ou distante mais pouvoir exiger de toi, quel que soit l’instant, le respect que tu ME dois.

- Pouvoir t’abaisser pour ME sentir plus grande, t’humilier pour ME sentir plus REINE, te câliner pour te réconforter, décider de ce qui est bon pour toi quand j’estime que cela est bon pour MOI.

- Pouvoir faire de toi MON confident, MON complice, MON mec, MA pute, MA lopette, MON objet sexuel, MA chose, suivant MON humeur du moment.

- Pouvoir ME tromper et pouvoir te tromper, Me lâcher et te frustrer, être LIBRE et te contrôler.

- Pouvoir Me faire servir, penser à MES PLAISIRS avant de penser aux tiens.

- Pouvoir être enfin FEMME, Supérieure, grâce à toi, parce que tu ME reconnais ce DROIT, ainsi qu’à CELLES que J’aime, librement et sans le contester.

Reste à genoux devant MOI MON AMOUR, cette place te va si bien…Embrasse MES bottes, doucement, en signe d’obédience à MA personne. Rend-MOI fière de t’avoir choisi et heureuse de TE posséder pour toujours.

Jean-Michel

 

—- Nota bene : l’auteur est l’un de mes plus chers amis, si l’une de vous souhaite faire sa connaissance, qu’elle me contacte—-
 

Depuis quelques années déjà il me cherche et je n’ai jamais voulu, ni lui parler, ni meme le regarder : je suis loyale.

Il est brillant, drole, élégant à la fois… il est soumis et le voici qui me fait ce que l’on appelle du "rentre dedans".

J’accepte de discuter cette fois, nous papotons, de tout et de rien, je commence à regretter un peu mon infatuité, une amie commune, parallèlement, me vante ses qualités, la vilaine… elle sait déjà !

Nos discussions partent dans tous les sens, musique, littérature, et bien sur, un peu BDSM… je lui parle de ma préférence pour les dames, de mes connaissances assez limitées en ce qui concerne la domination des messieurs, il insiste, soit… après une légère discordance nous décidons de nous rencontrer.

J’ai une absolue confiance, mon amie le connait très bien, j’irai donc le rejoindre directement chez lui.

Il est décidément plus courtois en réalité que sur le net, où il a quelque peu malmené mon égo, c’est un joueur !

Nous ne savons pas ce qu’il va advenir de cette rencontre, jouera, jouera pas, je ne sais pas, mais en tout cas il m’en a donné l’envie, il est masochiste en diable, un vrai bonheur.

Il m’ouvre sa porte, je le giffle en guise de bonjour… le reste sera jeux et rires aussi, beaucoup de rires, il est délicieux, et tout aussi drole et brillant qu’il le paraissait !

Je crois que je le fais sourire, mes maladresses l’amusent, sans doute suis-je trop douce, mais je me sens bien oui, enfin je retourne dans le monde où j’ai ma place, je retourne dans mon monde, il m’y fait plonger.

Il m’offre son corps en guise de jouet, il est à l’aise, un esclave nu, il est d’ailleurs très bien fait.

Je me sens gauche, j’ai la sensation que c’est le premier homme que je touche depuis une éternité, il doit sentir mes hésitations, je ne sais pas trop, il va me guider, quelle curieuse dominante je fais là !

Tout doucement mon désir revient, mes envies aussi, tout en riant, en discutant, nous ponctuons de jeux, il aime avoir des pieds sur le visage, je suis souple, ouf !

Mes inhibitions vis à vis de la masculinité disparaissent, s’effacent peu à peu, au fil des heures je me sens tranquille, les fantomes s’effacent, se dissolvent comme un méchant cauchemard dont je me réveille… il me laisse le toucher, sans chercher à m’approcher, tendre mes fils sur ses pieds, tranquillement, le cravacher, le lacérer et le bruler aussi… je ne sais pas s’il se rend compte réellement de ce qui est en train de se passer.

Je plante mes ongles sur son dos et sauvage-doucement, je ne vois pas d’autre mot, je le lacère, il ne bouge pas, ne dit pas un mot, je prends un plaisir que je ne soupçonnais meme pas, je ne cherche pas à savoir ce qu’il ressent à cet instant là, tout est à moi, pour moi, c’est un esclave nu, là pour moi, il me donne cela !

Mon amie m’avait prévenue, auprès de lui toute femme se sent déesse, elle avait raison, il n’oublie aucune attention et je suis très fière de me promener avec lui, nous sortons un peu, rencontrons des amis, d’abord à moi, ensuite à lui, il a prévu d’aller à une soirée privée BDSM chez des amis à lui et me demande de l’accompagner.

Je ne connais pas le milieu BDSM belge, mais j’accepte bien volontiers.

Il me présente à tous comme étant "confutatis de Paris", nous hurlons de rire…

J’entre dans le troisième monde, l’entrée en matière est amusante, je suis face à face à un monsieur que j’ai rencontré justement la semaine passée, à Paris, lors d’une exhibition de shibari à laquelle je suis allée un soir.

J’étais seule, je me suis contentée de regarder dans un coin, j’étais venue pour admirer son travail, précisément !

Il me regarde et reste coit… se demande bien qui je suis, ce que fait là la petite dame venue contempler ses oeuvres, accompagnée de cet esclave, qu’il connait manifestement très bien, c’est amusant, le monde du BDSM est décidément minuscule.

Mon compagnon me présente à tous et à toutes, il semble très fier que je l’accompagne, l’accueil est chaleureux, ouvert, gracieux, tous discutent, c’est aussi une féérie pour les yeux, de ravissantes soumises hantent les lieux, des dominas également, mais toutes les femmes sont des reines ici, dominantes comme soumises !

Très vite je me sens comme chez moi, comme si je revenais chez moi après une longue absence.

Je parle avec les uns et les autres, mon compagnon me présente à Madame Y et encore à Madame X, ou à demoiselle Y… il a joué avec toutes les femmes présentes, et toutes se précipitent pour l’embrasser, le saluer, il est manifestement apprécié, aimé, c’est un vrai moment de chaleur humaine.

Elles me parlent, me font des suggestions terribles… pour son bonheur, rient beaucoup et moi aussi, nous échangeons.

La fin de la soirée approche, et je me retrouve assise au comptoir à papoter avec une bien curieuse brochette de soumises et dominantes, servies comme des princesses par un soumis et notre hote, féroces nous parlons, entre femmes, elles me donnent, au cas où, des idées pour mon compagnon, nous sommes détendues, et nous abordons le sujet de la fessée.

J’ai toujours aimé cette pratique, immédiatement deux des demoiselles pointent le doigt vers notre hote, je le regarde tout à coup, il est souriant, tranquille, je réalise soudain qu’il a les yeux qui brillent, il me dira plus tard que les miens pétillaient, il me regarde en souriant, j’ai du mal à le fixer, je fais "comme si"… je tourne la tete, balaye du regard mes interlocutrices.

Posément j’explique mon souci, j’aime la fessée, mais bien appliquée -je n’ai pas caché que j’aime les deux facettes, que je peux etre dominante et soumise- et peu de Messieurs maitrisent ce jeu qui parait a priori tellement simple. La discussion est animée, hilarante, chacune y va de ses préférences, conseils et commentaires sur les mérites comparés d’untel ou d’untel.

Mon compagnon, à genoux près de moi, intervient dans la discussion, il me confirme les qualités de fesseur de notre hote, la situation est troublante, j’ai peur qu’elle ne soit trouble, il nous faut partir, et nous partons.

Le week-end se poursuit, nous jouons et sortons, diner dans un restaurant avec d’autres amis à moi, un soumis et sa dominante, une soirée charmante, mon compagnon les invite chez lui, elle jouera avec lui, et moi avec son mari (le chameau, il se plaindra par la suite que je lui ai demandé s’il allait bien, I’ll be back !)

Je soupçonne mon charmant soumis de perdre exprès au jeu que nous avons organisé, il est l’hote, et la Dame doit gagner, ceci étant elle y va allègrement, le traite de son coté tout aussi élégamment, comme elle fait avec son soumis de mari.

Une bien jolie soirée oui…

Les quatre jours s’achèvent, je dois m’en retourner, mon nouvel ami me demande une faveur, me dominer durant une heure, j’accepte non sans appréhension, il est connu pour sa sauvagerie affichée, et je ne le regrette pas, il est excellent de ce coté ci également !

Je dois partir, sa dernière requete me ravit, il souhaite conserver de moi un souvenir, dans son salon il y a en effet une tablette avec des petits objets que lui ont laissé des Dames qui l’ont dominé (il y en a quand meme pas mal lolll), un briquet, une capsule, un bouchon… peu importe, un objet !

Je réfléchis, quoi lui laisser ? il m’a donné tellement… je réfléchis et puis je trouve !

Je lui laisse un objet que j’ai amené pour jouer, un baillon-mors, cet objet, meme s’il n’en sait rien, est plein de symboles, il le refuse d’abord, le trouvant trop beau, trop couteux, j’insiste sans lui dire pourquoi.

Cet objet j’y tenais, je pensais le rendre un jour à celui qui me l’avait donné, pour "bien marquer mon mépris"… sotte que j’étais !

Je regarde ce bel esclave nu, mon esprit est rempli de joie, oui, je crois que mes yeux brillent, pétillent, je lui tends ce bel objet, il lui revient de droit.

Je repars légère, fatiguée, avec, me tenaillant, enfin, de retour, l’envie de jouer et, dans la tete, un regard bleu, bleu perçant, mais c’est une autre histoire…