Lettre à une très charmante, gracieuse et douce Dominante novice, qui s’indigne d’être perçue comme "méchante" lorsqu’elle dit qu’elle pratique le BDSM et qui précise qu’elle n’a, dans le lieu qu’elle fréquente, rencontré que de gentils et vertueux dominants :

Je tombe sur ton texte, je ne suis pas entièrement d’accord car tout n’est pas beau et joli dans le BDSM-land, bien bien loin de là !

On ne compte plus les soumises abusées, utilisées, voire spoliées pour certaines, ou carrément escroquées sous couvert d’obéissance par leur dominant (tu devrais aisément trouver des sites qui traitent du sujet sur le net).

La pratique ponctuelle de séances quand il n’y a pas de relation de type BDSM aplanit bien évidemment ces désordres potentiels, puisque les rencontres sont limitées dans l’espace et dans le temps, il n’y a pas de lien BDSM, tout au plus de l’instrumentation, des jeux.

Quand il y a des liens dis toi bien que tu ne percevras toi, en tant que spectactrice, quoi qu’il arrive que de l’apparence et jamais, je dis bien jamais, la réalité, qu’elle soit plaisante ou mauvaise, car une soumise ne se mettra JAMAIS en porte-à-faux de son Maître en public ou par écrit, elle préfèrera dire/écrire n’importe quoi plutôt que de lui nuire… quant au Maître, il ne lui viendrait pas un instant à l’esprit de se griller lui-même en public…

Tu vas me dire, "mais si la relation est mauvaise, pourquoi la continuer ?", et je te répondrai que tu n’as pas affaire à des personnalités fonctionnant avec des repères classiques sur le registre bon/mauvais, mais à des sadomasochistes !

Ceci exposé, il n’y a donc effectivement pas de "méchanceté" stricto sensu dans la pratique du BDSM, mais l’expression du sadomasochisme ; il faudrait parfois revoir le vocabulaire utilisé.

Je crois qu’il est communément admis que sadisme et masochisme sont deux manifestations d’une même pathologie (appelons un chat un chat). Le masochiste dirige sa haine vers lui même, pendant que le sadique l’oriente vers l’autre ; je ne sais plus quel psy a dit qu’un "sadique était un masochiste qui allait mieux ou bien", il ne faut pas réfléchir bien longtemps pour comprendre que l’analyse est exacte.

Oui, j’utilise le mot "haine", mais pas dans le sens commun, plutot dans une acception psychiatrique.

Faut-il en conclure que nous (les SM) sommes des fous furieux ?

Peut-être oui, juste que… juste que les fous furieux sont enfermés et nous pas parce que l’acceptation et la formalisation de notre sado-masochisme, sa mise en scène, constituent notre meilleure protection contre la destruction parce que ce faisant nous rationalisons, nous instrumentalisons, et nous donnons les moyens de maîtriser notre perversion, de la maîtriser oui, de l’orienter aussi, en douleur/plaisir, mais, encore une fois, le mot "plaisir" ne revêt pas ici la définition commune.

Plaisir : chose que je perçois comme étant bonne/bénéfique pour moi, pas plaisir dans le sens orgasmique
 

Pour vos cinquante ans Jean-Michel, et puis parce que c’est Vous, et puis parce que ça fait déjà huit ans que l’on se connait, je Vous souhaite un merveilleux anniversaire et je me prosterne, je rampe, je lèche chacun de vos oh combien délicats et charmants petits orteils, j’admire et je bée devant votre somptueuse grandeur, devant tant de magnificence, je ne peux que baisser les yeux et me prosterner humblement….. voilà donc un énorme baiser pour Vous !

L’ami de Luc finit par arriver, accompagné d’une jolie femme, c’est aussi un libertin ; à peine rassurée je me remets à craindre le pire, qu’ils s’installent tous là haut pour jouer et de rester là, abandonnée sur mon canapé.

Je l’ai déjà croisé au cours d’une soirée libertine, il sait que je suis la soumise de Luc, je les salue et reste un peu en retrait, j’attends de voir si celui ci a besoin de mes services ; ils s’installent tous les trois à discuter au bar, je suis contente, j’ai la sensation d’avoir une place, je ne sais pas comment expliquer cela, la sensation d’exister de ce coté ci tout à coup.

Cela peut paraitre étrange, mais tout au fond de moi je me sens exister ; il n’est pas question de pratiques SM, il est question d’une réalité où je suis au service de Luc et je m’y sens bien.

Je me sens bien de tendre un simple cendrier,  à etre attentive ; d’aucuns trouveront peut-etre cela stupide, et c’est possible que ça le soit, je crois que je m’en fous, je me sens bien au service de Luc, je me sens détendue, à ma place, bien dans ma peau.

Luc propose à ses invités de monter dans le donjon, très cool -pourquoi ne le serait-il pas d’ailleurs, il est chez lui et fait exactement ce qu’il veut- il me dit de terminer mon rangement puis venir les rejoindre.

Je suis surprise, c’est la première fois que cette situation se produit pour moi. Je me doute bien qu’ils ne vont pas compter les paquerettes et Luc connait mon coté voyeuse, mais ça fait vraiment très petit comité là, je me dis que ça va me faire drole de le voir libertiner avec la dame et puis… et puis je m’en fiche un peu, le principal est pour moi d’etre près de lui, je suis contente qu’il ne m’abandonne pas en bas et je les rejoins, un peu effrayée, très curieuse quand meme (oups, j’avoue).

La soirée prend une tournure très sympa, nous sommes installés autour du bar du donjon, Luc et son ami papotent, Isa, la jolie femme, l’invité et moi aussi ; c’est souriant et convivial, cela dure un moment, l’invité s’en va, Isa le raccompagne jusqu’à la porte puis file se reposer, nous nous retrouvons à discuter tous les quatre.

J’observe que Luc a changé son treuil de place et profite d’un silence dans la conversation pour lui en faire l’observation, il semble détendu, et me regarde tester la solidité des anneaux plantés dans ses poutres ; je me sens bien, je babille, je me sens une ame de gamine et je chantonne dans ma tete en me suspendant aux anneaux : "trois petits cochons pendus au plafond…" ce qui me fait rire et sourire sans doute, toujours est-il que cela semble attirer l’attention de Luc, que je vois se diriger vers ce que j’appelle son "placard à jouets".

Ils ont parlé tout à l’heure de certains des jouets, j’imagine que ce dernier veut le montrer, mais je le vois revenir avec des menottes de cuir pour chevilles, des chaines et goupillons dans les mains, il me demande de m’allonger au sol, il est souriant, et moi heureuse, il a envie de jouer avec moi…

Il noue les menottes, y accroche les chaines qu’il fixe à son nouveau treuil et actionne le tout, je me retrouve accrochée par les chevilles, il me parle et plaisante et moi dans ma tete je me chantonne "trois petits cochons…" je me sens bien.

Il me laisse ainsi et s’installe non loin, avec ses invités, sur les lits disposés non loin, je les entends discuter, je pourrais tourner la tete, les regarder, mais je n’en ai pas envie, j’entends les bruits qu’ils font et je rentre dans ma tete, je n’ai pas envie de ces bruits là, je savoure ma position étrange, oui…

Je distingue la voix de Luc de temps en temps, qui me demande si je vais ; oui, j’y suis !

J’entends des bruits de… oups, je n’ai pas envie de regarder ce qui se passe, je ne me sens pas concernée, j’ai l’impression de ne rien avoir à faire à coté, un va et viens, une femme qui halète, quelle curieuse impression et je sens Luc près de moi, il s’occupe enfin de moi.

Il accroche des pinces à mes tétons, à des chaines reliées au montage qu’il a fait, c’est douloureux, vraiment douloureux, je ne dis rien, il est debout au dessus de moi, en caleçon, mais je ne peux éviter d’observer qu’il a une magistrale érection, je ne sais à quoi elle est due au juste, à la vision de la femme qui est en train de se faire prendre à coté, ou à la vision que je peux lui donner, impossible de savoir avec lui, c’en est rageant… je referme vite les yeux, je suis curieuse oui, mais je crains de l’etre trop, et je n’ai pas réellement envie de savoir, je veux juste savourer l’instant !

Il repart et le temps s’égrenne, j’entends qu’ils ont "terminé" à coté, ils discutent, tout le monde est nu, moi aussi d’ailleurs, je réalise ; Luc vient finalement me délivrer après avoir retiré ses pinces, je hurle, ça a duré plus longtemps que je ne l’imaginais, il rit, j’ai envie de pleurer, et me dit que je peux me joindre à eux.

Je m’installe à genoux à coté de la banquette où ils sont tous allongés à discuter et les écoute, le reste de la soirée se passe gentiment, la dame s’installe à coté sur un canapé, elle semble fatiguée et pompette, ils discutent affaires et autres, ils sont d’incorrigibles bavards…

Une soirée qui s’égrenne tranquillement oui…

 

Luc s’occupe de moi, je prends un plaisir "bestial", physique, c’est tellement puissant, tellement bon, je sens bruler ma peau, j’ai envie de pleurer… je me dégoute d’aimer cette douleur, je m’écoeure quelque part, je m’écoeure et je m’en fous, et je repense à ces mots qu’on m’a glissés la semaine dernière "vous n’etes pas normale"… et Luc autorise l’un de ses invités à accrocher sa soumise avec moi pour jouer avec nous deux.

C’est un moment de pur bonheur, celui-ci est excellent avec son fouet, il mérite le surnom que Luc lui donne : maestro, et moi je cherche à plonger dans le regard de Luc, que je vois debout et souriant, je me sens bien… une femme lui a également demandé si elle pouvait jouer, il l’y a autorisée ; c’est un moment plaisant, et puis, et puis…

Et puis plus rien, le noir, j’entends Luc m’enjoindre d’aller me coucher, et puis plus rien, c’est le matin, je me réveille dans ma chambre…

Vendredi, je suis sur la route, joyeuse, je vais chez Luc pour un week-end qui s’annonce animé ; Luc m’a demandé d’arriver beaucoup plus tot, pour qu’il ait le temps de s’occuper de moi.

Je me sens bien, un peu nerveuse cependant, je sais que je vais etre en retard, un souci sur l’autoroute du coté de Paris, cela me stresse, je déteste etre en retard, et quand cela concerne Luc c’est pire.

Evidemment, je rate l’embranchement, tourne et vire et me perd, comme d’habitude ! Je panique un peu, pas de sortie d’autoroute annoncée, je ne comprends pas les panneaux et Luc a répondu de façon assez sèche à mon sms lui annonçant mon retard, cela l’agace, il doit croire que je fais exprès de me perdre.

J’arrive avec plus d’une heure et demi de retard, avec tout ce qu’il y a à préparer, il me semble évident que notre après-midi de jeux est compromise… je me résouds, après tout j’aurais pu partir plus tot aussi, je me dis tant pis pour moi, meme s’il est vrai que j’espère que Luc aura le temps demain samedi, ou cette nuit.

18 heures, Luc passe à coté de moi et me lance un lapidaire, "montez, préparez vous, j’arrive"… je file dans son donjon, heureuse, j’ai juste le temps d’oter mes vetements et de courir me mettre à genoux pour l’attendre, je l’entends qui monte les marches.

Il me relève et me conduit dans un coin de son donjon pour fixer des menottes en cuir à mes mains et pieds, puis m’attache les bras en l’air, avec des chaines, mes pieds sont reliés par une barre d’écartement assez courte, il commente son choix par un "j’ai été gentil avec vous"… je ne comprends pas trop et bouge en sautillant, quelle sotte je fais… il me répète sa phrase et je rebouge… il semble faché et se dirige vers l’endroit où il range ses affaires, et je comprends ma bétise en le voyant prendre une barre beaucoup plus longue, effectivement la barre plus courte était douce, avec celle-ci je vais etre clouée au sol, j’ignore à quels jeux Luc veut jouer aujourd’hui, mais je ne pourrai pas bouger !

Une pensée sournoise me traverse l’esprit… ouf, je n’ai pas encore donné à Luc ce qu’il m’a demandé de lui amener… je me sens paisible là tout à coup, ma situation pourrait etre pire après tout , je décide de ne lui remettre son paquet qu’en partant dimanche soir comme je lui avais dit lors de notre conversation à ce sujet. Je me sens rassurée, limite maligne parce que dans le paquet dont il s’agit, il y a des aiguilles…

Luc m’a demandé en effet il y a une ou deux semaines, si je pouvais lui donner des aiguilles, mais j’ai compris dans sa formulation que c’était pour jouer avec une autre soumise, il m’a dit "j’ai un sujet pour jouer avec"… je me sens donc à peu près "en sécurité".

Me voilà donc attachée, les bras tendus, les jambes écartées, cela me fait bizarre que Luc me laisse le regarder tout préparer, je m’étais habituée au bandeau qu’il me glisse sur les yeux, cela me rassure quelque part et je l’attends… je le regarde se déplacer, il me parle et me dit que j’ai encore fait des allusions qu’il n’a pas trop aimées dans mes derniers mails, que je devrais tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de m’exprimer… j’essaie de me "défendre", mais il me coupe assez sèchement d’un "nous sommes d’accord !", oups, oui évidemment que je suis d’accord… je préfère ne pas discuter quand il a cette intonation là.

Il se rapproche avec un bandeau qu’il me passe sur les yeux en me glissant "bye bye"… je fonds quand j’entends sa voix dans ces moments là.

Je sens quelque chose de froid sur mon bas-ventre, du gel manifestement, puis quelque chose qui me pénètre, je ne me sens pas très à l’aise, peut etre parce que Luc joue rarement avec moi avec cet objet, peut etre aussi parce que je me découvre depuis quelques temps des "envies" assez…. comment dire… des envies assez explicites, qui reviennent !

Le malaise est cependant là, et je sens l’objet qui s’enfonce, il est accroché à quelque chose, un manche que Luc fixe au sol je crois. J’aurais du me taire tout à l’heure, j’avais plus d’amplitude en hauteur pour bouger, là je suis coincée ; je connais maintenant bien Luc et j’ai confiance en lui, je n’ai plus honte de me montrer à lui, mais la position est malgré tout "inconfortable", indécente, voire pornographique, je ne suis pas très à l’aise de savoir que Luc est en train de me regarder, nue, attachée les bras levés, empalée. D’autant moins à l’aise que je me sens excitée et que je n’aime pas perdre ce controle là, ça a un coté humiliant voire bestial ; pour etre honnete, je crains d’aimer perdre ce controle là !

Je sens que Luc approche son "jouet diabolique", il est d’humeur ludique apparemment et a décidé de me tenir au bout de ses doigts, il joue et me parle en meme temps, impossible de me retenir longtemps, il le sait et compare ce qui se passe à mes jeux solitaires, qui sont effectivement bien fades à coté.

Je me tortille un moment qui me parait interminable, Luc ne semble pas fatigué et continue, j’ai l’impression qu’il ne s’arretera jamais… il m’a dit de me taire, je n’ose pas parler, je sens comme une force qui monte et me balaye, une boule toute chaude qui m’envahit, je ne parviens pas à décrire cela, je crois que j’ai crié, j’ai entendu Luc me demander de sa voix toute douce "on se lache Liza ?" ; c’est interminable, Luc s’arrete enfin.

Je commence à respirer en me disant qu’il va me détacher ; il me demande cependant de tirer la langue, il insiste pour que je la tire au maximum et y fixe deux baguettes qui la retiennent comme dans un étau, il continue avec son "jouet diabolique" et je sens que je bave, que je sautille, j’entends mes grognements… c’est… c’est primaire.

Il pose enfin son jouet, je recommence à peine à respirer quand je sens une première pince se fixer, puis une seconde, sur mes tétons, Luc fixe ces pinces aux baguettes qui enserrent ma langue, j’ai compris et j’ai peur que Luc ne tire sur les cordelettes qui relient les pinces aux baguettes pour redresser mes seins, je baisse la tete au maximum pour ne pas exercer de tension.

Luc termine son montage et reprend son "jouet diabolique", il me caresse, c’est infernal, intenable, je ne peux m’empécher de bouger évidemment, et je sens les pinces qui tirent c’est curieux, je n’ai pas mal, j’ai chaud au bout des tétons, ça ne brule pas, c’est à la limite : les pinces sont fermes mais pas méchantes, chaque fois que je relève la tete, une sensation plaisante en fait, un tiraillement et de la chaleur en meme temps que de la bave me coule sur le corps et ces orgasmes, tout se mélange, comme des parfums, avec la chaleur de la morsure des pinces qui prédomine…

Dans un coin de ma tete j’ai du mal à comprendre Luc, il m’a laissé entendre tout à l’heure qu’il s’agissait aujourd’hui d’une "leçon", et pourtant il me donne du plaisir… nous devons faire de la transmission de pensée, au meme moment il me rappelle que le plaisir peut constituer un enfer… il a raison c’est difficilement tenable !

Il enlève finalement le bandeau que j’ai sur les yeux et délivre mes chevilles, ma langue et mes seins… je baisse la tete et vois une mare de bave sur le parquet, je ne peux que tourner la tete pour me "cacher" un peu ; Luc se contente d’observer tranquillement que je vais nettoyer tout cela tout à l’heure.

Nous discutons un peu, et je ne peux me retenir de lui dire que j’ai "son paquet", quelque part j’aimerais savoir pour qui il est, cela m’intrigue, Luc m’a dit tout au début de nos discussions qu’il n’aimait pas cela, je l’interroge sur le motif qui le pousse à jouer à un jeu qu’il n’aime pas, il me répond qu’il aime faire plaisir et poursuit en me précisant (il a une sacrément bonne mémoire) qu’il ne m’a jamais dit que c’était pour jouer avec une autre, mais qu’il pensait avoir trouvé un sujet pour jouer avec, il utilise quasiment les memes mots…

Je me sens un peu visée, mais je ne sais pas trop si c’est du lard ou du cochon ; avec lui on ne sait jamais vraiment, il poursuit en m’expliquant froidement qu’il n’y a pas joué depuis longtemps, mais que pour percer une langue il faut mettre un bouchon (oups…) et me décrit un montage à base d’aiguilles.

Je ne suis pas tranquille et goute ma langue à moitié engourdie et parcourue de milliers de piqures, je suis sauvée par le gong, j »entends que l’on sonne à la porte en bas, Luc finit de me détacher et m’avance "mon" coussin ; il descend l’escalier en m’indiquant que je peux reprendre mes esprits tranquillement et en me priant de tout ranger en redescendant…
 

Je descends l’escalier et voit Luc près des étagères où il range ses jouets, je tiens à la main mon corset qu’Ilse m’a oté là haut et reste prudemment à distance, près de la chaise qui m’avait été assignée.

Luc se dirige vers moi, je lui propose de remettre mon corset, il me dit de le poser sur la chaise et m’entraine vers le milieu de son donjon, ses invités sont installés en cercle sur les canapés, la soirée est bien avancée… ils doivent etre fatigués, en tout cas personne ne joue plus, et je suis là, toute seule, au milieu, debout !

Luc m’installe les bras en l’air, il me "remercie" de lui donner l’occasion de jouer, et me rappelle qu’il m’a prévenue cet après midi, il m’informe qu’il a eu des échos de plaintes que j’ai formulées tout à l’heure, il me rappelle que je devais lui demander la permission de quitter la place qu’il m’avait assignée et de jouer… je suis de plus en plus inquiète, je ne perds pas de vue qu’il est atypique et j’ignore encore tout ce dont il est capable !

J’essaie de lui expliquer pourquoi j’ai agi ainsi, il balaye mes explications et me laisse attachée là, les bras en l’air, un bandeau sur les yeux, j’entends ses invités rire autour et les commentaires qui fusent, mes amis ne sont pas en reste pour commenter ma situation honteuse.

Cela dure une éternité, Luc est décontracté maintenant, mais je sens qu’il est mécontent et je me sens péteuse quant à moi, il a raison, il m’avait très gentiment prévenue et préparée… tant qu’à faire, je lui avoue que je me suis sentie abandonnée, ce qui a l’effet de le crisper un peu plus !

Je croyais qu’il avait été "méchant" ce midi, c’est une erreur, c’est maintenant qu’il s’exprime, il utilise ses jouets qui me font peur : la "queue de gazelle", son paddle étroit , un fouet carré, j’ai l’impression de sentir une lame carrée sur ma peau, ensuite je perds le compte, j’ai du mal à rester cambrée comme il me l’enjoint, je reprends néanmoins chaque fois la position, il me fait couiner, pour, dit-il, faire plaisir à mes amis… je demande pardon en sautillant sous ses mains, j’ai mal, un mal de chien, je n’arrive plus à tenir.

Il change d’instrument, ses invités commentent et lui demandent comment il compte se débarrasser du cadavre (gloups), j’entends un bruit sourd, une sorte de grosse canne qui frappe par terre, c’est tout autour, ça me fait peur, ça a l’air gros, la seule chose qui me console est que la voix de Luc est maintenant riante, il s’amuse, si c’est le prix pour qu’il retrouve sa bonne humeur vis à vis de moi, je veux bien supporter ce qu’il voudra et je tends vaillamment les fesses en me cambrant comme il aime, mais bon sang que j’ai mal et dieu que je n’aime pas les commentaires qui fusent, les rires…

Je promets à Luc de ne pas recommencer, j’ai vu jusqu’où il est capable d’aller et je crains qu’il ne puisse encore aller plus loin… il me délivre en m’avançant un coussin pour que je m’y agenouille, je crois qu’il m’a pardonnée, je reste à genoux un moment à subir les quolibets de ses invités, ainsi que ceux de mes amis, avant qu’il m’autorise à m’asseoir !

M’asseoir… je préfère rester à genoux, je ne peux pas m’asseoir là, j’ai trop mal, les grosses boursoufflures n’ont pas disparu malgré l’application que Luc a mise à les applanir avec son paddle, et puis je crains de tacher mon joli coussin aussi…

Je glisse à l’oreille de Luc que je vais essayer de ne pas le contrarier durant les deux mois à venir, le temps de récupérer.
 

La journée se déroule tranquillement, nous sommes occupés à tout installer pour la soirée ; j’aime toujours autant ces moments de tranquillité, je songe à ma tenue, c’est Lady qui m’a aidée à la choisir, elle m’a preté l’un de ses corsets pour porter avec ma dernière acquisition, un porte jarretelle en cuir acheté chez Démonia, sous le corset un body en dentelle noire et un shorty dans la meme matière. J’espère que Luc va aimer ma tenue.

Je regrette juste que les marques qu’il m’a laissées soient dissimulées, mais je dois penser à protéger ma cicatrice, il y a beaucoup de monde ce soir, je ne veux pas risquer d’etre bousculée.

Les premiers invités arrivent, c’est exceptionnel nous sommes tous prets un peu avant l’heure ; je suis impatiente, c’est un soir particulier, deux des invités sont des amis de longue date, je suis tellement fière de leur présenter Luc, de leur faire connaitre mon nouvel univers, ils ont connu mes hauts, et surtout mes bas… je suis heureuse de leur faire partager ma joie d’aujourd’hui.

Cela doit faire 4 ans que je les connais, un couple d’amis belges que j’ai rencontrés à l’époque des communautés msn et leur amitié ne s’est jamais démentie au cours des années ; je suis curieuse aussi, de voir leur tete lorsqu’ils me verront, j’ai tellement changé en quelques mois.

Lorsqu’ils arrivent effectivement, ils ont un temps d’arret en me voyant, nous nous embrassons, ils semblent apprécier l’univers de Luc; nous papotons ; je discute avec d’autres invités pendant qu’ils font connaissance avec d’autres participants, l’ambiance est toujours aussi cordiale.

La soirée avance, j’aperçois Luc qui monte dans le donjon avec soumise K, il m’a dit qu’elle serait là et qu’il allait jouer avec elle, j’ai promis de faire bonne figure, mais je sens une petite boule coincer au fond de ma gorge, meme si j’ai été prévenue… je préfère donc rester en bas !

J’y reste d’ailleurs, jusqu’à ce qu’il me fasse appeler, j’y vais, pensant qu’il veut jouer avec moi, non, c’est juste pour rester assise à coté, je m’installe, stoique… stoique certes mais c’est long, surtout quand c’est pour voir quelqu’un d’autre prendre son pied, c’est trop long, à un moment il la détache pour l’installer sur sa table gynéco, je profite de ce qu’il a le dos tourné pour m’éclipser et retourner en bas… je commençais à sentir malgré moi ma tension monter, à me sentir mal à l’aise en sachant ce qu’il va lui donner, mon réflexe défensif reste la fuite !!!

Mon QG reste le bar, j’y papote avec le barman et les invités qui viennent s’y faire servir, c’est sympa, j’aime etre installée là.

L’épouse de Luc, toujours aussi attentive, passe et me demande si tout va bien, je lui confie mon ressenti aigre doux et continue à faire comme si de rien n’était, à papoter, à discuter, à "me tenir" comme on dit chez moi.

J’ai commencé à discuter avec un invité de Luc, un dominant venu avec sa soumise, une brunette en tenue fort légère, il me dit combien il est surpris de ce que les invités ne semblent pas disposés à se preter leurs soumis/soumises, il souhaite également savoir qui je suis, ce que je fais ici, je ne porte en effet aucun signe ostensible de mon statut ou d’une appartenance quelconque.

Je l’informe que je suis soumise au Maitre des lieux et nous continuons à bavarder de façon sympathique.

Le temps s’écoule ainsi et sa soumise finit par se rapprocher d’une façon que je ne peux plus ignorer, ses effleurements sont devenus caresses, je sens les pointes de ses tétons dans mon dos, et ses baisers commencent à m’effleurer le cou…

Je la laisse faire : elle a envie de jouer avec moi. Son Maitre a compris qu’il n’est pas question pour moi qu’il s’approche, qu’il me touche, qu’il s’immisce dans le jeu, ou meme qu’il regarde, il me la confie finalement en me disant juste "je vous la prete, je vous laisse toutes les deux" !

J’hésite, j’avoue que j’hésite sur la conduite à tenir, mais ses baisers sont tellement doux dans mon cou, sur mes oreilles… je suis assise au bar de Luc avec un cruel dilemne sur la conscience : me morfondre en pensant à lui en train de dominer une soumise là haut, ou m’occuper de la créature qui me tend les bras et m’embrasse à pleine bouche !

J’opte pour la seconde solution, qui a l’avantage de me faire oublier la première ma foi !

Je réponds à ses baisers, la dévore, lui caresse les seins et commence à lui faire l’amour là où nous sommes, moi assise et elle debout ; je l’empoigne finalement et la juche sur le bar, je l’assieds et lui remonte les genoux de chaque coté, elle est offerte, impudique, ouverte comme je les aime.

Je la caresse et insinue ma main petit à petit, je crache sur sa chatte pour la lubrifier, elle crie "oh yeahhhh" , "yessssssss, yesssssss" j’adore, je sens de la joie chez elle, je ressens la meme joie, ma main s’insinue toute entière entre ses cuisses, elle est magnifique ainsi, j’aime ses cris de jouissance !

Il nous faut de l’espace, j’ai envie de jouer avec elle, nous filons toutes les deux, main dans la main au deuxième étage du donjon de Luc. J’aperçois celui-ci en passant, toujours en train de jouer avec la meme, j’entraine Ilse sur un coté où il ne peut me voir et nous montons.

J’ai envie de sexe, cela fait une éternité et j’ai envie là, maintenant, il y a urgence lolll

Je plaque la tete d’Ilse entre mes cuisses après lui avoir glissé à l’oreille ce que je veux, elle s’exécute sans résistance, en riant, c’est un moment de joie et de rire, je la laisse jouer avec mes seins, elle est très drole et ne cesse de répéter, "gros, gros…"

Il y a un couple en train de jouer dans un coin je crois, et je sens par moment des ombres qui passent. Je suis en train de fesser la belle, elle se trémousse et semble apprécier : une claque, un bisou, une claque, un bisou… c’est tout doux, son postérieur ressemble à un coeur avec ses collants résille ouverts de chaque coté des fesses…

Je suis toute occupée à admirer ce coeur et sens sur le coté une ombre qui nous fixe avec insistance, je tourne la tete et croise le regard de Luc.

J’ai le temps d’observer qu’il est curieux que ses yeux bleus soient opaques comme de la porcelaine, il a le visage fermé, je fais comme si de rien n’était et plaque mon visage sur les fesses d’Ilse, pensant… ne pensant rien en fait, j’ai compris qu’il est furieux.

Il est appuyé à la rembarde de l’escalier et me dit sobrement "je vous attends en bas, tout de suite !"

J’embrasse la belle, m’excuse en me relevant précipitamment, elle me glisse "j’espère que je valais la punition que vous allez recevoir"… je me sens cotonneuse en redescendant l’escalier, le reflet de porcelaine que j’ai vu dans les yeux de Luc m’inquiète…

 

Cela fait 57 jours que je n’ai pas vu Luc, presque deux mois… il m’a tellement manqué, nos jeux m’ont manqué !

C’est un homme occupé, il travaille énormément et vit à cent à l’heure, il fait cinquante choses en meme temps… je le sais. Je le sais depuis le début oui, mais j’enrage d’etre là, seule dans mon coin : j’ai l’impression d’etre punie injustement, et quelque part je lui en veux, je crois, je lui en veux de ne pas etre en état de jouer, pourtant c’est moi qui ai décidé de mon opération, bien avant de le rencontrer, il n’y est pour rien.

C’est un homme de parole : il sait combien j’ai besoin de sentir un contact avec lui et papotera un peu avec moi presque tous les soirs durant ces 57 jours malgré sa charge de travail ; aujourd’hui je me sens mal d’avoir été tellement casse pied avec lui, j’admire sa patience, je n’en aurais pas eu autant je crois.

Je projette sur lui mes angoisses et ma peur de l’abandon, mes complexes… je ne me sens pas à niveau devant lui, j’ai en permanence une boule au creu du ventre, j’ai peur d’etre délaissée et plus j’ai peur et plus je deviens agressive, et plus je le sollicite… j’ai besoin d’etre rassurée, caressée, consolée, alors je mords pour le faire réagir, pour qu’il s’occupe de moi, comme un animal blessé !

Il encaisse ma décharge émotionnelle, il a compris et me recadre régulièrement, avec son calme habituel.

Je lui envoie des mails insidieux où tout est suggéré sans etre jamais clairement dit, des mails où je lui reproche indirectement ci ou ça, mais que je renie dès que nous discutons…

57 jours, et me voilà à 50 mètres de chez lui, il m’a demandé d’etre là vers 11 h et il est l’heure, je repense à ces deux mois, je ralentis, hésite et…. file en direction de la petite ville d’à coté, je veux ramener des fleurs à Isa de toute façon et puis, et puis j’ai besoin de reprendre mes esprit, je ne me sens pas tranquille, je réalise qu’il là, tout près.

Je reviens enfin, il est 11 h 30, je lui envoie un sms pour m’annoncer, il m’attend. Nous papotons, il m’offre un café, me donne des nouvelles et me prie de monter dans son donjon en l’attendant dans les tenue et position habituelles ; il me permet de conserver une ceinture pour protéger ma cicatrice.

Il m’attache à des chaines, les bras en l’air, me met un bandeau tout en me glissant un "bye bye" à l’oreille, oui c’est exactement cela, je vais partir en voyage.

C’est une punition qu’il m’inflige cette fois ci, il me rappelle mes errements et me fouette durement le dos, les jambes… il n’a manifestement pas apprécié mes écarts et me rappelle entre chaque instrument ce qui n’a pas été dans ma conduite, j’ai vraiment mal, il me fait sortir de moi-meme, je crois un instant qu’il va arreter, comprendre combien j’ai mal, mais il continue me souffle à l’oreille comme il veut que tout sorte, il veut tout, j’aime sa voix dans ces moments là… il poursuit, et je finis par crier, je lui demande pardon, pardon…

Il libère mes yeux et continue à me parler, je baisse les yeux, je ne veux pas affronter son regard, cela lui déplait, il me giffle, il veut que je le regarde dans les yeux, je le provoque encore, pensant que c’est fini, il reprend l’un de ses jouets et, infatigable, recommence, je capitule et lui présente mes excuses.

Il m’autorise à me redresser et me serre contre lui ; je sens que quelque chose coule entre mes cuisses, je vis un moment de panique, je n’ose pas en parler, je ne peux rien faire attachée comme je le suis, je crois que j’ai joui, j’en ai partout, mais je ne sais plus à quel moment, ni s’il y a eu un moment précis, ou si mon corps a commencé à réagir dès qu’il m’a touchée…

Tout a été rangé, nettoyé, briqué comme le voulaient Luc et son épouse, nous sommes un peu crevés ; nous avons joué avec le ptit diable Luc et moi ce soir, en attendant que °I° vienne prendre le relais, la journée s’éternise, je suis impatiente, j’avoue, j’ai envie de jouer, mais personne ne semble pressé ou s’en soucier, quoi que… je discerne des signes d’agacement chez Luc, il est parti travailler dans son bureau je crois, puis revenu, son épouse est un peu en retard, tout ceci me stresse un peu, je file m’isoler dans ma chambre là haut, me demandant tout à coup ce que je fais là !

Isa finit par rentrer et vient me chercher : Luc lui a dit que j’étais fachée… pas fachée non, juste surprise de la situation tout à coup, elle est adorable, je reprends mes esprits et redescends les retrouver en bas, enfin surtout Luc, je reprends espoir !

Il semble contrarié, elle aussi, oups, ils se chipotent… ils le font en français, je les aime bien tous les deux et, en souriant, leur demande de se chipoter en flamand, comme ça hop je ne saurai rien !

Cela ne dure pas bien longtemps, finalement Luc me demande de le suivre dans le donjon, il se décrispe, ouf… je suis moi-meme très tendue, meme si j’essaie de ne rien montrer, je lui demande de me servir un verre de vin, cela me donne un peu de temps pour me détendre, et nous permet de papoter ; je ne sais plus trop si j’ai envie de jouer, je ne sais pas si Luc en a envie aussi, tout ceci est vraiment compliqué.

Je vois que Luc a pris le temps, comme toujours, de préparer les jeux auxquels il a prévu de jouer, il y a des bracelets au pied d’une drole de table, enfin table, on dirait un engin de gymnastique, Luc m’explique que c’est un manège, et me demande de me deshabiller ; je m’exécute, un peu moins génée qu’au tout début, mais je n’aime pas quand il me regarde, cela me met mal à l’aise.

Je lui tourne le dos, il enfile cette fois une cagoule de cuir sur ma tete, quelle curieuse impression que celle là, je ne vois plus rien du tout, j’ai la sensation d’avoir le visage effacé, c’est surprenant oui. Luc zippe la cagoule puis l’adapte avec des lacets, il semble content et conclut d’un surprenant, "vous etes jolie (ou bandante, je ne sais plus, en tout cas il semble satisfait) maintenant" ; je fonds bien sur, je viens de comprendre qu’il joue comme il aime vraiment lui, et suis ravie qu’il partage ce moment avec moi, je me détends, prete à le suivre en enfer !

Il m’installe sur son manège, je suis trop petite, il doit faire des règlages, j’aime ces moments aussi, avant les jeux, quand il prépare tout en me parlant, quand je ne vois rien, je distingue juste les bruits qu’il fait, j’essaie de deviner… il me parle et tout à coup je bascule totalement en arrière, la tete en bas, c’est saisissant, je rebascule… je suis je crois à l’horizontale maintenant, je ne sais plus trop, Luc continue à m’attacher de sorte que je peux à peine bouger, des scratches me relient meme à la table du manège… mes pieds sont suspendus à des chaines et je crois que Luc les a attachés également avec des cordes, je ne sais pas, fichue cagoule !

En tout cas Luc semble content de son oeuvre, il me gratifie d’une caresse. Il me parle, oh cette voix qu’il a bon sang quand je suis attachée, c’est fou, complètement fou, je ne parviens pas à expliquer, on dirait qu’elle fait partie de ses "instruments", vraiment c’est curieux oui.

Je sens une douleur fulgurante sur la plante de mon pied droit, il vient de commencer avec une canne, c’est un peu brutal, sec… il alterne avec l’autre pied, c’est étrange, j’ai mal très vite, je n’arrive pas à résister, je m’en veux terriblement, je geins !

Luc alterne ses jeux de canne avec ce que j’appelle son "joujou diabolique", je "pars" très vite, à peine cinq ou dix minutes après qu’il m’ait attachée je plonge, il me tient au bout de ses mains, encore une fois, me fait crier et jouir, je n’ai pas le temps de reprendre mes esprits, de me concentrer, me controler, ça me met en rage de voir mon plaisir au bout de ses doigts, c’est un homme ! Je le lui dis, cela semble beaucoup l’amuser, moi cela me met quelque part mal à l’aise, en colère oui…

Il s’est arreté pour relier mes tétons à des pinces et à quelque chose, je ne sais pas quoi, peut etre des poids, il me précise que si je bouge c’est moi qui vais me faire mal toute seule… je l’écoute, je le comprends bien et, sournoisement, je tire, je me mets en retrait autant que je peux immobilisée comme je suis et je tire exprès, pour sentir, je ne sais pas s’il s’est rendu compte que je le faisais exprès, du plus fort que je peux, je veux savoir si je peux supporter, apparemment oui… je m’imagine que ça au moins je pourrai controler !

Petit à petit il rajoute des jouets, son martinet sur ma chatte, son violet wand, j’espère, au fur et à mesure où je me rends compte qu’il alterne, qu’il va sortir ses jouets électriques, mais non… sa canne est à l’honneur, sur la plante de mes pieds, tout se mélange au fur et à mesure, ça fait mal et bon à la fois, je ne sais pas décrire autrement cette sensation, ses derniers coups de canne sont incroyables, j’ai l’impression de sentir comme des blocs choquer la plante de mes pieds, comme des briques, comment décrire cela, une impression de fusion avec la canne, de prolongement… il frappe je crois très fort, mais je n’ai absolument plus mal, les vibrations sur les pieds remontent et rejoignent celles que je ressens dans ma chatte, mes seins sont tendus à l’extreme je crois, enfin c’est ce qu’il me dira plus tard, tout vibre et se rejoint dans ce dernier coup de canne.

Il a du le sentir, il s’arrete là, c’est un bonheur, c’était juste là où il fallait qu’il s’arrete, l’instant T ; je sens une grande joie m’inonder : enfin ça c’est pour la tete, le reste est pour la table… je me sens bien, vraiment bien, Luc me détache doucement, en descendant du manège je lui glisse un "merci", il m’enlève bracelets et cagoule et m’installe sur un gros pouf (j’allais écrire "mon pouf"… ), je respire et redescends sur terre, je finis par me rendre compte qu’il est assis sur un canapé, je suis assise à meme le parquet.

Nous parlons et restons à deux ou trois mètres l’un de l’autre, nous avons rarement autant parlé à batons rompus après une session, et cela me donne envie de le toucher, de le masser, je sais qu’il aime cela, il ne bouge cependant pas, ne me demande rien, et moi je n’ose pas, tant pis, mais je regrette tout à coup de ne pas avoir cette sensation de toucher, une autre fois peut etre, quand je sortirai de la chrysalide où je vais maintenant m’enfermer.
 

La journée file à toute vitesse, nous terminons tous les trois les derniers préparatifs et allons nous préparer.

J’ai mis la tenue demandée par Luc, une robe qui laisse mon dos nu, des dessous n’entravant en aucune façon une fessée, je n’ai pas franchement l’habitude, elle est courte et me colle à la peau

C’est le barman qui arrive le premier, il semble plutot amusé de me retrouver là, amusé mais absolument pas étonné… j’avais sympathisé avec lui en novembre, alors que j’étais en compagnie d’esclave nu….

Arrivent enfin les premiers invités, je ne sais trop où m’installer, ni comment me présenter, "Liza", ou "une soumise de Luc", tout est très flou sur ce chapitre, ma position, ce que je suis, enfin ça n’est pas bien grave, ils ne parlent pas vraiment français et moi pas franchement le flamand lolll

Luc m’a prévenue, il doit s’occuper de ses invités ce soir, et sans doute aussi de soumises, alors je reste dans un coin près du bar, j’observe, je regarde fascinée les femmes sortir du vestiaire, chatoyantes… je ne pense qu’à une chose en fait, j’attends la fessée qu’il m’a promise.

En attendant je finis par trouver des personnes avec lesquelles papoter, les gens sont décidément chaleureux au cours de ces soirées, j’apprécie d’y retrouver la meme ambiance que la première fois où j’y suis venue.

Je ne perds pas Luc de vue, je ne m’approche pas de lui, je ne veux pas le déranger dans ses activités d’hote, et je le vois au bout d’un moment s’éloigner en direction de son donjon en compagnie d’un couple, j’ai le coeur un peu "serré", il m’avait dit qu’il me garderait à ses pieds, je sens mon impatience monter, en meme temps que mon dépit.

Soit, je décide de faire bonne figure, de continuer, à défaut d’autre chose, de passer une soirée aussi bonne que possible, je suis déçue, mais je l’ai été tant de fois, j’ai déjà trop encaissé de ci et de là, s’il est comme les autres, qu’à cela ne tienne, je n’ai rien perdu, c’est juste que je me suis encore une fois trompée, j’ai l’habitude après tout, j’en sors, et maintenant je n’ai plus envie de m’emmerder, disons le clairement !

Je continue donc à papoter tranquillement, installée au bar, je n’ai que cela à faire pour passer le temps, ça et et boire du champagne, et tout à coup je vois arriver Luc, qui me demande de le rejoindre, de venir voir… Je respire, tiens, il ne m’a donc pas oubliée ?

Sur le moment, je crois qu’il m’appelle pour jouer, non… c’est juste pour regarder comment il s’occupe de la demoiselle, elle semble y prendre beaucoup de plaisir et j’avoue que je sens mon agacement monter grandissant : j’ai cru comprendre en effet de ce qu’il m’a dit qu’il a joué avec elle au cours de la semaine passée, il me demande de lui faire une minette, je m’exécute bien entendu et j’apprécie, la donzelle est attachée debout, jambes écartées, elle a les yeux bandés, je suis à genoux, la tete entre ses cuisses, j’obéis à Luc.

Mes mains s’égarent cependant, je ne peux m’empécher de la caresser, le naturel revient au galop, je la fiste ainsi, moi à genoux, elle debout, Luc est à deux mètres, il observe, ne dit rien, puis s’approche et me tend un jouet pour la masturber, j’obéis et me relève, la caresse encore, elle a des seins magnifiques, mes mains et ma bouche s’égarent un peu, j’avoue que je savoure l’instant…

Je passe le jouet sur son sexe, sur ses seins, son visage… je l’approche de ses lèvres, je veux juste qu’elle ouvre la bouche, elle tourne la tete, refuse… immédiatement Luc s’approche et me retire l’objet des mains, il me fait signe de m’écarter et la caresse, lui parle, lui ouvre la bouche et y introduit l’objet, cela semble durer une éternité, je suis retournée m’asseoir à ma place un peu plus loin.

Je ne dis rien, je regarde jusqu’à ce que Luc s’approche de moi et me demande de partir, de retourner en bas, je le vois s’éloigner à l’étage du dessus, en compagnie de la donzelle, j’obéis quant à moi, mais déjà je sens la colère monter, je serre les poings, rien ne se passe comme il me l’avait annoncé, le mensonge a le don de me rendre ivre de rage…

Je retourne au bar, je suis livide, le barman me demande ce qui se passe, je lui explique posément, je n’apprécie pas : je viens de faire plus de 350 kms pour une fessée et celui qui doit me l’administrer passe la soirée avec une autre, pendant que je suis stupidement accoudée à un comptoir, la plaisanterie est quand meme un peu fort de café, je ne vois pas l’intéret de m’avoir fait venir pour cela.

Je m’interroge, ais-je dit ou fait quelque chose ? peut-etre que je déplais à Luc et qu’il n’ose pas me le dire, je ne vois que cette explication, après tout c’est son droit et l’autre est mignonne, je peux comprendre mais je regrette qu’il ne me l’ait pas dit ouvertement, soit c’est comme ça, je plonge dans mon ame et je me souviens que rien, rien jamais ne me fera tomber….

Je suis malgré tout intriguée, quelque chose ne colle pas, ne va pas, cela ne cadre pas avec l’homme avec lequel j’ai discuté, cela ne ressemble pas au Maitre dont esclave nu m’a parlé, et justifie encore moins l’attitude empreinte de respect que mon amie dominante belge a montrée quand elle a su que j’étais en discussion avec lui.

Je n’ai cependant pas envie de me fatiguer à chercher à comprendre. La situation n’est pas bien compliquée : je suis seule, accoudée à un bar en train de boire du champagne avec des gens charmants certes, mais qui me sont totalement inconnus. J’ai maintenant envie de partir et regrette d’avoir cependant trop bu pour prendre le volant, je décide de partir le lendemain matin.

La soirée se poursuit, j’ai décidé que cette soirée serait agréable, et elle l’est !

Je suis sociable et je trouve vite des interlocuteurs, je reçois meme deux ou trois propositions "malhonnetes" lolll. Luc finit par revenir en compagnie de la donzelle, il la raccompagne dans la salle de réception, et j’utilise mon étrange capacité à effacer ce qui me blesse ou me fait du mal : j’oublie, je les ignore totalement, ils cessent d’exister !

L’épouse de Luc semble quant à elle bien plus courtoise, elle est passée une ou deux fois me demander si tout allait bien, je n’oublie pas l’éducation reçue de mes parents, et naturellement oui, tout va très bien, en apparence du moins. Cela m’ennuie d’avoir noué un début d’amitié avec elle et de me dire que je ne la reverrai pas, je l’apprécie vraiment et j’ai aimé sa façon d’etre, sa franchise, je souris donc gentiment et fais comme si de rien n’était, oui, bien sur… "tout va très bien".

Luc passe au bar de temps en temps, il continue de vaquer à ses occupations d’hote, la soirée se poursuit tranquillement, je reste accoudée à ce comptoir, abandonnée, souriante, faisant bonne figure, je profite d’un moment de pause pour faire part à Luc de mon mécontentement en passant, c’est bien lui qui m’a invitée après tout.

Le dernier invité s’en va, il faut ranger et naturellement je propose d’aider, cela me réconforte, m’occupe l’esprit, m’empèche de penser, c’est toujours cela de pris, l’ambiance n’est pas mauvaise, elle est normale en fait, je suis contente de retrouver l’atmosphère de l’après midi, nous papotons, nous activons et rangeons, l’épouse de Luc est pointilleuse, cela convient tout à fait à mon état d’esprit, je suis fatiguée mais je ne me sens pas si mal, je me suis trompée mais c’est comme ça… à toute chose malheur est bon, je me rends compte que je peux maintenant gérer ce genre de déception sans difficulté.

Luc semble épuisé, il me demande de lui faire un massage pour le décontracter et monte installer sa table de massage, je suis contente de voir qu’il n’a pas oublié au moins certaines de nos conversations, et aussi qu’il me laisse le toucher, j’ai besoin là, maintenant, de toucher, d’avoir un contact physique avec lui et je le vois se détendre sous mes mains, j’ai peur de mal faire, mais il semble se sentir bien et ferme les yeux, je ne dis rien, il m’a prévenue qu’il aime le silence dans ces moments là.

Son épouse revient au bout d’un long moment et s’installe sur une chaise à coté pendant que je masse Luc, nous commençons à papoter tranquillement à trois, tout est paisible, calme, zen.

J’aime ce moment dans la nuit, on dirait que le temps est suspendu, figé.