La journée file à toute vitesse, nous terminons tous les trois les derniers préparatifs et allons nous préparer.
J’ai mis la tenue demandée par Luc, une robe qui laisse mon dos nu, des dessous n’entravant en aucune façon une fessée, je n’ai pas franchement l’habitude, elle est courte et me colle à la peau
C’est le barman qui arrive le premier, il semble plutot amusé de me retrouver là, amusé mais absolument pas étonné… j’avais sympathisé avec lui en novembre, alors que j’étais en compagnie d’esclave nu….
Arrivent enfin les premiers invités, je ne sais trop où m’installer, ni comment me présenter, "Liza", ou "une soumise de Luc", tout est très flou sur ce chapitre, ma position, ce que je suis, enfin ça n’est pas bien grave, ils ne parlent pas vraiment français et moi pas franchement le flamand lolll
Luc m’a prévenue, il doit s’occuper de ses invités ce soir, et sans doute aussi de soumises, alors je reste dans un coin près du bar, j’observe, je regarde fascinée les femmes sortir du vestiaire, chatoyantes… je ne pense qu’à une chose en fait, j’attends la fessée qu’il m’a promise.
En attendant je finis par trouver des personnes avec lesquelles papoter, les gens sont décidément chaleureux au cours de ces soirées, j’apprécie d’y retrouver la meme ambiance que la première fois où j’y suis venue.
Je ne perds pas Luc de vue, je ne m’approche pas de lui, je ne veux pas le déranger dans ses activités d’hote, et je le vois au bout d’un moment s’éloigner en direction de son donjon en compagnie d’un couple, j’ai le coeur un peu "serré", il m’avait dit qu’il me garderait à ses pieds, je sens mon impatience monter, en meme temps que mon dépit.
Soit, je décide de faire bonne figure, de continuer, à défaut d’autre chose, de passer une soirée aussi bonne que possible, je suis déçue, mais je l’ai été tant de fois, j’ai déjà trop encaissé de ci et de là, s’il est comme les autres, qu’à cela ne tienne, je n’ai rien perdu, c’est juste que je me suis encore une fois trompée, j’ai l’habitude après tout, j’en sors, et maintenant je n’ai plus envie de m’emmerder, disons le clairement !
Je continue donc à papoter tranquillement, installée au bar, je n’ai que cela à faire pour passer le temps, ça et et boire du champagne, et tout à coup je vois arriver Luc, qui me demande de le rejoindre, de venir voir… Je respire, tiens, il ne m’a donc pas oubliée ?
Sur le moment, je crois qu’il m’appelle pour jouer, non… c’est juste pour regarder comment il s’occupe de la demoiselle, elle semble y prendre beaucoup de plaisir et j’avoue que je sens mon agacement monter grandissant : j’ai cru comprendre en effet de ce qu’il m’a dit qu’il a joué avec elle au cours de la semaine passée, il me demande de lui faire une minette, je m’exécute bien entendu et j’apprécie, la donzelle est attachée debout, jambes écartées, elle a les yeux bandés, je suis à genoux, la tete entre ses cuisses, j’obéis à Luc.
Mes mains s’égarent cependant, je ne peux m’empécher de la caresser, le naturel revient au galop, je la fiste ainsi, moi à genoux, elle debout, Luc est à deux mètres, il observe, ne dit rien, puis s’approche et me tend un jouet pour la masturber, j’obéis et me relève, la caresse encore, elle a des seins magnifiques, mes mains et ma bouche s’égarent un peu, j’avoue que je savoure l’instant…
Je passe le jouet sur son sexe, sur ses seins, son visage… je l’approche de ses lèvres, je veux juste qu’elle ouvre la bouche, elle tourne la tete, refuse… immédiatement Luc s’approche et me retire l’objet des mains, il me fait signe de m’écarter et la caresse, lui parle, lui ouvre la bouche et y introduit l’objet, cela semble durer une éternité, je suis retournée m’asseoir à ma place un peu plus loin.
Je ne dis rien, je regarde jusqu’à ce que Luc s’approche de moi et me demande de partir, de retourner en bas, je le vois s’éloigner à l’étage du dessus, en compagnie de la donzelle, j’obéis quant à moi, mais déjà je sens la colère monter, je serre les poings, rien ne se passe comme il me l’avait annoncé, le mensonge a le don de me rendre ivre de rage…
Je retourne au bar, je suis livide, le barman me demande ce qui se passe, je lui explique posément, je n’apprécie pas : je viens de faire plus de 350 kms pour une fessée et celui qui doit me l’administrer passe la soirée avec une autre, pendant que je suis stupidement accoudée à un comptoir, la plaisanterie est quand meme un peu fort de café, je ne vois pas l’intéret de m’avoir fait venir pour cela.
Je m’interroge, ais-je dit ou fait quelque chose ? peut-etre que je déplais à Luc et qu’il n’ose pas me le dire, je ne vois que cette explication, après tout c’est son droit et l’autre est mignonne, je peux comprendre mais je regrette qu’il ne me l’ait pas dit ouvertement, soit c’est comme ça, je plonge dans mon ame et je me souviens que rien, rien jamais ne me fera tomber….
Je suis malgré tout intriguée, quelque chose ne colle pas, ne va pas, cela ne cadre pas avec l’homme avec lequel j’ai discuté, cela ne ressemble pas au Maitre dont esclave nu m’a parlé, et justifie encore moins l’attitude empreinte de respect que mon amie dominante belge a montrée quand elle a su que j’étais en discussion avec lui.
Je n’ai cependant pas envie de me fatiguer à chercher à comprendre. La situation n’est pas bien compliquée : je suis seule, accoudée à un bar en train de boire du champagne avec des gens charmants certes, mais qui me sont totalement inconnus. J’ai maintenant envie de partir et regrette d’avoir cependant trop bu pour prendre le volant, je décide de partir le lendemain matin.
La soirée se poursuit, j’ai décidé que cette soirée serait agréable, et elle l’est !
Je suis sociable et je trouve vite des interlocuteurs, je reçois meme deux ou trois propositions "malhonnetes" lolll. Luc finit par revenir en compagnie de la donzelle, il la raccompagne dans la salle de réception, et j’utilise mon étrange capacité à effacer ce qui me blesse ou me fait du mal : j’oublie, je les ignore totalement, ils cessent d’exister !
L’épouse de Luc semble quant à elle bien plus courtoise, elle est passée une ou deux fois me demander si tout allait bien, je n’oublie pas l’éducation reçue de mes parents, et naturellement oui, tout va très bien, en apparence du moins. Cela m’ennuie d’avoir noué un début d’amitié avec elle et de me dire que je ne la reverrai pas, je l’apprécie vraiment et j’ai aimé sa façon d’etre, sa franchise, je souris donc gentiment et fais comme si de rien n’était, oui, bien sur… "tout va très bien".
Luc passe au bar de temps en temps, il continue de vaquer à ses occupations d’hote, la soirée se poursuit tranquillement, je reste accoudée à ce comptoir, abandonnée, souriante, faisant bonne figure, je profite d’un moment de pause pour faire part à Luc de mon mécontentement en passant, c’est bien lui qui m’a invitée après tout.
Le dernier invité s’en va, il faut ranger et naturellement je propose d’aider, cela me réconforte, m’occupe l’esprit, m’empèche de penser, c’est toujours cela de pris, l’ambiance n’est pas mauvaise, elle est normale en fait, je suis contente de retrouver l’atmosphère de l’après midi, nous papotons, nous activons et rangeons, l’épouse de Luc est pointilleuse, cela convient tout à fait à mon état d’esprit, je suis fatiguée mais je ne me sens pas si mal, je me suis trompée mais c’est comme ça… à toute chose malheur est bon, je me rends compte que je peux maintenant gérer ce genre de déception sans difficulté.
Luc semble épuisé, il me demande de lui faire un massage pour le décontracter et monte installer sa table de massage, je suis contente de voir qu’il n’a pas oublié au moins certaines de nos conversations, et aussi qu’il me laisse le toucher, j’ai besoin là, maintenant, de toucher, d’avoir un contact physique avec lui et je le vois se détendre sous mes mains, j’ai peur de mal faire, mais il semble se sentir bien et ferme les yeux, je ne dis rien, il m’a prévenue qu’il aime le silence dans ces moments là.
Son épouse revient au bout d’un long moment et s’installe sur une chaise à coté pendant que je masse Luc, nous commençons à papoter tranquillement à trois, tout est paisible, calme, zen.
J’aime ce moment dans la nuit, on dirait que le temps est suspendu, figé.