Le sujet était "la féminisation de ces messieurs" :

Liminairement, je précise que je ne confonds pas le "travestissement" des transexuelles, qui retrouvent avec le costume féminin une partie de leur identité de genre, ni même les "travesties", qui intègrent, avec leurs atours, une nouvelle identité, avec ce que l’on appelle la "féminisation" des males lors de séance BDSM.

Je suis régulièrement sollicitée pour ce genre de trip, et cela me dégoute profondément car la recherche, on va dire dans 99,99% des situations, reste l’avilissement !

Il semble bizarrement acquis pour ces mâles, que le fait de ressembler à une femme soit humiliant ; cela me heurte quelque part que des femmes se prêtent à ce genre de demandes.

Je discerne dans l’association qui est ainsi faite : féminisation = humiliation, quelque chose de profondément malsain pour la femme, quelque chose d’anti-féminin, de méprisant pour l’autre sexe.

S’opère en effet, ce faisant, une forme de transfert de l’humiliation sur l’autre genre, un refus d’assumer précisément cette humiliation que l’on prétend rechercher ; à l’instar de ceux qui veulent être invectivés de "sale pute", et autres "grosse pétasse" !

Et bien non, si j’ai envie d’invectiver un mâle, de l’humilier, je vais le toucher dans ce qui le constitue lui, à savoir dans sa virilité, dans sa masculinité.

Je servirai donc un "slip kangourou" trop grand, blanc-jaunâtre et infâme, que j’assortirai peut être d’un petit "raclure de chiottes", voire "rebut de gay-pride" ou même allons y gaiement : "impuissant" et autres fanfreluches…

J’imposerai à une femme, pour ce type de kiff, une blouse La Redoute et des dessous assortis, etc…

Pour le reste, à l’exception des personnes nécessitant une réintégration de genre, une femme a deux chromosomes X, un homme est XY et je déplore, au risque de passer pour intolérante, cette fichue manie de dire qu’il y a une "part de féminité" chez l’homme.

Je me demande depuis un bon moment si on ne mélange pas sensibilité et féminité, la sensibilité n’étant pas, de loin, l’apanage des femmes…