J’ai regardé il y a peu, avec beaucoup d’intéret, un reportage sur Arte, sur la bisexualité.

Une identité bisexuelle semble commencer à émerger malgré toutes les difficultés rencontrées :

* le regard porté par la communauté homosexuelle, qui dénie notre existence meme,

* le regard porté par la communauté hétérosexuelle, qui nous relègue à de l’opportunisme..

J’avoue que tout ceci me mettait parfois en colère car je ne trouvais pas de place où me poser, j’avais le sentiment d’être quelque part agressée.

En regardant ce reportage j’ai compris que peut-être ce que je prenais pour de l’ostracisme de part et d’autre, n’était en fait que la manifestation d’une peur et, suis-je sotte… il parait tellement évident que toute manifestation de rejet irrationnel n’est que la manifestation de peurs.

Nous dérangeons sans doute parce qu’il est à la fois impossible de nous retrouver si nous ne nous montrons pas et impossible aussi de nous fixer dans un moule, tout blanc, tout noir, ou même tout gris …

Comme on m’en a fait l’observation à propos de la fameuse échelle de Kinsey, je me perche peut etre sur le 4° barreau : prédominance homosexuelle, occasionnellement hétérosexuel(le), quoi que… je me sens perchée sur le 3° barreau, en tout cas pas gris foncé, pas gris clair non plus, des nuances…

Oui quand je suis dans une assemblée ce sont les femmes que je vois sans doute en premier, oui c’est elles qu’il m’arrive de dévorer des yeux, et bizarrement c’est quelques fois réciproque, y compris dans les endroits les plus inattendus, dans des propositions tout aussi inattendues…

Oui on ne nous reconnait pas, oui il est facile de se cacher si nous le souhaitons, oui nous refusons le fameux "choix", mais est ce un refus de choisir, n’est-ce pas plutot bel et bien un choix, et peut être le plus difficile car il nous écarte de toutes conventions.

Etre bisexuel ne signifie pas être inconstant ni refuser d’accepter ce que l’on est : oui je veux bien avouer qu’à une époque, par commodité, par lassitude, je me suis "cachée" dans l’hétérosexualité, c’est tellement plus pratique, voire un temps dans l’homosexualité, c’est "tendance" et je m’intègre tout aussi bien dans ce milieu là… mais c’est mentir aux uns et aux autres que de me prétendre hétéro ou homo, c’est une réelle souffrance que de n’être soi même nulle part.

Je ne peux pas cacher longtemps à un hétéro que je suis bi, il voit mon regard, il le ressent très vite, je ne peux pas, de même dissimuler à une homo ma bisexualité, elle le perçoit tout aussi vite, dans mon regard, dans mes mots, mes attitudes.

Au final, rejetée par les uns et par les autres car si j’aime les femmes, tôt ou tard il pensera que je vais le quitter, et si j’aime les hommes tôt ou tard elle pensera que je vais vouloir la mettre dans le lit de "mon" homme.

Tout ça n’est pas moi, je ne me reconnais pas là, car si mon regard et mon corps peuvent avoir parfois des préférences, pourquoi ne pas l’admettre… ma tête et mon coeur sont attirés par ce qui est à mes yeux essentiel : la profondeur que je peux déceler chez l’autre, c’est là pour moi l’exceptionnelle beauté humaine, et c’est à ce moment là où je suis moi-même, c’est là où je me sens femme, où je me sens moi, où je peux aimer l’autre, homme/femme, cela n’a aucune importance, c’est quelque chose de bien plus profond, de bien plus puissant que je vis à ce moment là.

Je me suis bien sûr demandé si, à l’instar des hétéros et homos, on naissait comme cela, si cela était accidentel ou identitaire… de savants psychotrucs prétendent qu’il y aurait un tout aussi savant phénomène qui n’interviendrait pas à un moment pour fixer la sexualité… sans doute les mêmes qui ont classifié l’homosexualité comme une perversion il n’y a pas si longtemps.

D’aussi longtemps que je me souvienne cependant, j’ai toujours été attirée aussi bien par des garçons et des filles avec lesquels je jouais à touche pipi vers mes 8 ans, et plus tard à 16 ans, d’autres jeux… "accidentée" de naissance donc :-)

Voilà ce que signifie pour moi être bisexuelle au delà de la sexualité stricto sensu, avoir la possibilité de ne pas être restreinte à un genre dans mes choix relationnels, pouvoir peut-etre porter un regard différent vers l’autre.

Et vous, quel regard portez vous sur la bisexualité ?

La journée se déroule tranquillement, nous sommes occupés à tout installer pour la soirée ; j’aime toujours autant ces moments de tranquillité, je songe à ma tenue, c’est Lady qui m’a aidée à la choisir, elle m’a preté l’un de ses corsets pour porter avec ma dernière acquisition, un porte jarretelle en cuir acheté chez Démonia, sous le corset un body en dentelle noire et un shorty dans la meme matière. J’espère que Luc va aimer ma tenue.

Je regrette juste que les marques qu’il m’a laissées soient dissimulées, mais je dois penser à protéger ma cicatrice, il y a beaucoup de monde ce soir, je ne veux pas risquer d’etre bousculée.

Les premiers invités arrivent, c’est exceptionnel nous sommes tous prets un peu avant l’heure ; je suis impatiente, c’est un soir particulier, deux des invités sont des amis de longue date, je suis tellement fière de leur présenter Luc, de leur faire connaitre mon nouvel univers, ils ont connu mes hauts, et surtout mes bas… je suis heureuse de leur faire partager ma joie d’aujourd’hui.

Cela doit faire 4 ans que je les connais, un couple d’amis belges que j’ai rencontrés à l’époque des communautés msn et leur amitié ne s’est jamais démentie au cours des années ; je suis curieuse aussi, de voir leur tete lorsqu’ils me verront, j’ai tellement changé en quelques mois.

Lorsqu’ils arrivent effectivement, ils ont un temps d’arret en me voyant, nous nous embrassons, ils semblent apprécier l’univers de Luc; nous papotons ; je discute avec d’autres invités pendant qu’ils font connaissance avec d’autres participants, l’ambiance est toujours aussi cordiale.

La soirée avance, j’aperçois Luc qui monte dans le donjon avec soumise K, il m’a dit qu’elle serait là et qu’il allait jouer avec elle, j’ai promis de faire bonne figure, mais je sens une petite boule coincer au fond de ma gorge, meme si j’ai été prévenue… je préfère donc rester en bas !

J’y reste d’ailleurs, jusqu’à ce qu’il me fasse appeler, j’y vais, pensant qu’il veut jouer avec moi, non, c’est juste pour rester assise à coté, je m’installe, stoique… stoique certes mais c’est long, surtout quand c’est pour voir quelqu’un d’autre prendre son pied, c’est trop long, à un moment il la détache pour l’installer sur sa table gynéco, je profite de ce qu’il a le dos tourné pour m’éclipser et retourner en bas… je commençais à sentir malgré moi ma tension monter, à me sentir mal à l’aise en sachant ce qu’il va lui donner, mon réflexe défensif reste la fuite !!!

Mon QG reste le bar, j’y papote avec le barman et les invités qui viennent s’y faire servir, c’est sympa, j’aime etre installée là.

L’épouse de Luc, toujours aussi attentive, passe et me demande si tout va bien, je lui confie mon ressenti aigre doux et continue à faire comme si de rien n’était, à papoter, à discuter, à "me tenir" comme on dit chez moi.

J’ai commencé à discuter avec un invité de Luc, un dominant venu avec sa soumise, une brunette en tenue fort légère, il me dit combien il est surpris de ce que les invités ne semblent pas disposés à se preter leurs soumis/soumises, il souhaite également savoir qui je suis, ce que je fais ici, je ne porte en effet aucun signe ostensible de mon statut ou d’une appartenance quelconque.

Je l’informe que je suis soumise au Maitre des lieux et nous continuons à bavarder de façon sympathique.

Le temps s’écoule ainsi et sa soumise finit par se rapprocher d’une façon que je ne peux plus ignorer, ses effleurements sont devenus caresses, je sens les pointes de ses tétons dans mon dos, et ses baisers commencent à m’effleurer le cou…

Je la laisse faire : elle a envie de jouer avec moi. Son Maitre a compris qu’il n’est pas question pour moi qu’il s’approche, qu’il me touche, qu’il s’immisce dans le jeu, ou meme qu’il regarde, il me la confie finalement en me disant juste "je vous la prete, je vous laisse toutes les deux" !

J’hésite, j’avoue que j’hésite sur la conduite à tenir, mais ses baisers sont tellement doux dans mon cou, sur mes oreilles… je suis assise au bar de Luc avec un cruel dilemne sur la conscience : me morfondre en pensant à lui en train de dominer une soumise là haut, ou m’occuper de la créature qui me tend les bras et m’embrasse à pleine bouche !

J’opte pour la seconde solution, qui a l’avantage de me faire oublier la première ma foi !

Je réponds à ses baisers, la dévore, lui caresse les seins et commence à lui faire l’amour là où nous sommes, moi assise et elle debout ; je l’empoigne finalement et la juche sur le bar, je l’assieds et lui remonte les genoux de chaque coté, elle est offerte, impudique, ouverte comme je les aime.

Je la caresse et insinue ma main petit à petit, je crache sur sa chatte pour la lubrifier, elle crie "oh yeahhhh" , "yessssssss, yesssssss" j’adore, je sens de la joie chez elle, je ressens la meme joie, ma main s’insinue toute entière entre ses cuisses, elle est magnifique ainsi, j’aime ses cris de jouissance !

Il nous faut de l’espace, j’ai envie de jouer avec elle, nous filons toutes les deux, main dans la main au deuxième étage du donjon de Luc. J’aperçois celui-ci en passant, toujours en train de jouer avec la meme, j’entraine Ilse sur un coté où il ne peut me voir et nous montons.

J’ai envie de sexe, cela fait une éternité et j’ai envie là, maintenant, il y a urgence lolll

Je plaque la tete d’Ilse entre mes cuisses après lui avoir glissé à l’oreille ce que je veux, elle s’exécute sans résistance, en riant, c’est un moment de joie et de rire, je la laisse jouer avec mes seins, elle est très drole et ne cesse de répéter, "gros, gros…"

Il y a un couple en train de jouer dans un coin je crois, et je sens par moment des ombres qui passent. Je suis en train de fesser la belle, elle se trémousse et semble apprécier : une claque, un bisou, une claque, un bisou… c’est tout doux, son postérieur ressemble à un coeur avec ses collants résille ouverts de chaque coté des fesses…

Je suis toute occupée à admirer ce coeur et sens sur le coté une ombre qui nous fixe avec insistance, je tourne la tete et croise le regard de Luc.

J’ai le temps d’observer qu’il est curieux que ses yeux bleus soient opaques comme de la porcelaine, il a le visage fermé, je fais comme si de rien n’était et plaque mon visage sur les fesses d’Ilse, pensant… ne pensant rien en fait, j’ai compris qu’il est furieux.

Il est appuyé à la rembarde de l’escalier et me dit sobrement "je vous attends en bas, tout de suite !"

J’embrasse la belle, m’excuse en me relevant précipitamment, elle me glisse "j’espère que je valais la punition que vous allez recevoir"… je me sens cotonneuse en redescendant l’escalier, le reflet de porcelaine que j’ai vu dans les yeux de Luc m’inquiète…

 

Je suis contactée lors d’une de nos séparations par Cricri, via un forum lesbien.

Je ne recherche rien, je suis sur ce forums depuis plusieurs mois, j’y délire, papote, j’y ris et je m’y fais des copines, en réel.

Je n’ai pas caché sur ce forum ma sexualité BDSM, la webmistress m’a d’ailleurs demandé d’en parler, d’écrire quelques articles sur le sujet, pour secouer un peu les participantes qu’elle trouve trop fleur-bleue.

Cindy, c’est son nom, a 24 ans, je la connais en réel, elle et sa compagne "jouent" en effet un peu à des jeux BDSM.

Je suis l’ainée du forum, la moyenne d’age se situe aux alentours de 25/30 ans, mais je m’y suis bien intégrée et ai été acceptée avec mes différences (merci les filles).

Je reçois un message via le forum :

"bonjour, je m’appelle chrystelle, j’ai 34 ans, je cherche désespérément une dominante depuis deux ans, je suis soumise, etes vous dominante ?"

Je n’y crois pas, combien de messages de cette sorte n’ai-je pas déjà reçu !

Le ton est cependant correct, sympathique, je réponds donc gentiment que oui, je peux être dominante, pas vraiment en recherche, mais que nous pouvons toujours discuter.

Nous échangeons nos messengers et téléphones et commençons nos discussions de façon très paisible.

Pour la première fois depuis des mois je me sens en effet bien, sereine, je ne cherche rien, c’est un réel échange, nous parlons de nous, de nos envies, de nos fantasmes.

Elle a quelque chose Cricri… au fil des dialogues une connivence s’installe, puis une envie, une puissante envie de part et d’autre de nous rencontrer.

Elle est prof, intelligente, jolie.

Je lui expose ma façon d’envisager une relation BDSM, elle lui convient.

Nous devons nous rencontrer, nous fixons un rendez-vous, qui est annulé pour je ne sais plus quelle raison. Fachée je lui dis que je ne me déplacerai pas, que si elle souhaite me voir, elle fera le voyage jusqu’à Paris, elle vit du coté de Lille.

Cricri viendra à Paris, cette rencontre sera fabuleuse, nous tombons l’une et l’autre sous nos charmes respectifs.

Cricri est magnifique et pour elle je suis la plus jolie, je le lis dans ses yeux, dans son adoration. dans sa volonté de soumission qui dépasse la simple envie de voir ses besoins satisfaits.

Mon bonheur doit sans doute transparaitre, je rayonne, je suis heureuse à nouveau, je me sens belle.

LUI m’appelle régulièrement, toute heureuse je lui raconte, je le crois devenu mon confident, mon ami, il semble sombrer de son coté, je suis triste pour lui, déchirée entre les deux, je l’aime toujours, Cricri est cependant devenue ma joie, ma lumière.

Ses appels se font plus nombreux, insistants, il semble deviner quand je suis avec elle, et me téléphone à ces moments là.

Il essaie de capter mon attention, de revenir, il me raconte ses déboires, me dit qu’il a vu un psychiatre qui lui aurait suggéré de revenir vers moi puisque je suis la seule femme qui l’ait jamais réellement aimé, il me dit qu’il veut de la stabilité, qu’il me veut moi.

J’ai parlé de LUI à Cricri, du mal qu’il m’a fait, je ne lui ai pas caché que je l’ai aimé et que peut etre je l’aime encore.

Je suis déstabilisée, LUI d’un coté, Cricri de l’autre… insinuant il me propose de revenir, me laissant (quelle générosité) la liberté de continuer à voir Cricri, seule ou… avec lui, il me rappelle que je suis Dominante et que si elle est vraiment soumise, elle acceptera ce que je lui dirai de faire.

Je l’aime toujours, malgré tout le mal qu’il a pu me faire, nous nous revoyons, il est adorable, prévenant, il semble avoir changé.

Je ne peux pas etre malhonnete avec Cricri, je lui explique ce qui se passe et lui propose de nous rencontrer à trois !

Elle m’est soumise, elle accepte, elle accepte pour me savoir heureuse, pour mon bonheur, elle accepte pour sa Dame !

Quel magnifique cadeau elle me fait là, Cricri est lesbienne, aucun homme ne l’a jamais touchée, LUI sera le premier…

Je me sens merveilleusement bien, mes deux amours sont avec moi. Cricri semble l’apprécier, il est prévenant et doux avec elle, je dois lui rendre cet hommage.

Un soir nous sommes invités chez des amis, nous y allons tous les trois, LUI n’a d’égards et d’attentions que pour Cricri, il l’embrasse, la touche sans cesse, la caresse… pour moi rien !

Elle m’est soumise, me regarde et accepte, je n’oublierai jamais cette soirée là, nos regards, tout est dit ce soir là, mais LUI n’entend pas, ne voit pas… elle ne viendra pas prochain rendez-vous, alléguant du fait qu’elle est amoureuse de son exe.

LUI ne comprendra pas, moi oui… nous sommes au mois de mai, déjà…

Je reverrai cricri en décembre suivant, elle est revenue vers moi apprenant que j’étais à nouveau seule, je lui ai manqué, notre relation lui a manqué, meme si depuis elle a "refait sa vie" vanille, nous passerons une folle nuit.

Elle veut quelque chose, mais n’ose me le demander, elle reviendra me confier ce secret, je le sais… ma princesse, ma beauté !
 

Je suis bisexuelle, je crois l’avoir toujours été…

Petite fille je jouais alternativement à "touche-pipi" avec des filles et des garçons, cela m’a toujours semblé normal, je ne fais pas la différence.

Jeune fille j’ai continué…

Je ne vois pas de différence sexuellement entre un homme et une femme, c’est ainsi ; j’admets quand même avoir un gros faible pour les dames.

Il paraitrait, d’après les milieux gais et lesbiens, que je ne suis pas achevée, pas finie, qu’un etre humain normalement constitué doit faire un choix.

Et bien, je ne comprends toujours pas pourquoi faire un choix, je n’y parviens pas, je ne me sens pas mal dans ma peau, je suis comme cela et je l’ai toujours été.

Pas finie donc, j’assume et j’accepte puisque je ne peux pas faire autrement.

Je n’aime pas trop le terme "bisexuelle", il ne rime pas vraiment à quelque chose et aurait tendance à me faire entrer dans une case.

Je suis hétérosexuelle avec les hommes, homosexuelle avec les femmes, et bisexuelle lorsque j’ai une relation à trois !

C’est ainsi que je ferai la connaissance de Valentyne sur le net !
 


 

T’will be cold tonight
Sun did shine, the day was short
Summer died today
Noone else but me could
feel it

I hold your hand you drift away
The more I beg you here to stay
I watch me losing you
As I say
You are the one

So I close my eyes and fall
Into the darkest place of all
Close my eyes for no more tears
Thought that nothing brings me down
Now that I’m so close to the ground
I hope all sorrow disappears

I pray the sun to shine
Pray the shade to go away
But this my light has gone
This my sun
has gone forever

I hold your hand you drift away
The more I beg you here to stay
I watch me losing you as I say
You are the one

So I close my eyes and fall
Into the darkest place of all
Close my eyes for no more tears
Thought that nothing brings me down
Now that I’m so close to the ground
I hope all sorrow disappears

I hold your hand you drift away
The more I beg you here to stay
I watch me losing you as I say
You are the one

So I close my eyes and fall
Into the darkest place of all
Close my eyes for no more tears
Thought that nothing brings me down
Now that I’m so close to the ground
I hope all sorrow disappears