Un documentaire passionnant.

"Synopsis : A 90%, les actes que nous entreprenons quotidiennement se déroulent à notre insu, avec un cerveau en pilotage automatique. La conscience ne serait ainsi qu’une sorte de clap de fin quand tout est déjà joué, un tour de passe-passe du cerveau pour nous faire croire que nous avons encore notre mot à dire. L’amour est le domaine dans lequel nous sommes le plus assujettis à des automatismes inconscients, mais selon les individus, ce sont quatre cerveaux différents qui président au choix de l’élu(e). La grande distribution qui, elle, a les pieds sur terre, a sollicité les neurosciences pour comprendre et faire fructifier nos humeurs «acheteuses». D’autres experts enfin étudient la part d’intuition qui intervient chez des personnes en état de stress devant une table de casino ou chez des pilotes devant un simulateur de vol"

Un magnifique week-end qui a commencé avec une "pré-before"  au "donjon communal" de Latachant !

Bondage : Latachant, Photographe : LaVita, dans les cordes Sade Liza ;-)

 

 

Je possède une curieuse "faculté" : je suis capable d’oublier "volontairement", avec une spectaculaire rapidité, tout ce qui me dérange, mon esprit a probablement trouvé ce moyen là pour me protéger.

Mon enfance, ainsi que des pans entiers de mon ancienne vie ont ainsi disparu, et même quand ma soeur exhume des morceaux de moi, malgré tous mes efforts pour me souvenir de moments qui lui semblent tellement marquants, j’ai oublié, réellement oublié !

Ne restent que des bribes ; et, pourtant de ses derniers instants je n’oublie rien, ma mémoire dentelle revit inlassablement cette dernière journée avec une si cruelle précision que sa souffrance est la mienne et me chavire sans fin, elle revient et revit.

In memoriam, à sa mémoire dans ma mémoire

un signe du destin

Le 28 novembre 2011

images  // Pas de commentaire »

Le bambou a, curieusement, été trouvé sur la route en allant la rejoindre, un signe du destin…

modèle MM, aux cordes Sade Liza,

 

Soirée chez Fée_Tishe croquée par Didier Axterdam ; j’avoue avoir été séduite par son regard, son talent et sa rapidité, c’était fascinant de l’observer en train de "travailler", assis calmement dans un coin, souriant, avec son carnet de croquis, ses gestes posés, légers, précis.

Je craque résolument pour ses croquis !

 

Soirée télé… cela faisait longtemps que j’avais envie de voir le dernier Clint Eastwood, pour le réalisateur déjà et aussi pour l’histoire de Mandéla, j’ai, en mon temps, signé je ne sais combien de pétitions pour sa libération, bref… Me voilà devant le film… malheureusement pas vraiment à niveau, aussi bien dans la façon dont il est dirigé que pour le jeu des acteurs : quelconque, quel dommage !

Une seule chose m’arrête, j’ai l’impression d’étouffer quand j’entends le texte de Henley, je suis prise à la gorge tant l’émotion est forte, l’impression d’être dans ma tête un 2 août… ces mots raisonnent et  me tourmentent…  "je suis le capitaine de mon âme"

 

Out of the night that covers me,
    Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
    For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
    I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
    My head is bloody, but unbow’d.

Beyond this place of wrath and tears
    Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
    Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
    How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
    I am the captain of my soul.

Dans la nuit qui m’environne,
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Je loue les dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d’opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu’horreur et ombres
Les années s’annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.    

 

William Ernest Henley


Une soirée d’anniversaire à peu près classique, jusqu’au moment où l’une décide d’étrenner le martinet de cuir offert à notre hôte.

Quelques fessées et coupes de champagne plus loin, l’assemblée décide unanimement de visiter la chaufferie de l’immeuble ; on ne saura probablement jamais comment , mais nous voilà, à 3 heures du matin, nous dirigeant, comme des voleurs, en file indienne vers notre objectif.

Nous ponctuons notre expédition de sonores "CHUUUUT" et d’éclats de rire !

Le dernier de la file est en charge d’une bouteille de champagne recouverte de gouttes d’eau, attrapée au vol ; mon sac de cordes fait partie du voyage   -au cas où la chaudière m’inspirerait me glisse notre hôte-   trois sont chargés d’appareils photos…

Parvenus au rez-de-chaussée, nous repérons à l’extérieur  un énorme plot de chantier orange et blanc, dont nous nous emparons à ma demande  ; il me fait penser à ces gros plugs qu’il a indubitablement inspirés.

Le plus sérieusement du monde notre hôte nous fait visiter les lieux, c’est vrai que ces énormes machines, ces volants et multiples indicateurs de températures, ces drôles de tuyaux argentés ou peints, ondulés ou lisses, qui courent dans tous les sens, ont quelque chose de particulier et dégagent plus que de la chaleur.

Il y a une esthétique dans la façon dont toutes ces formes sont agencées, quelque chose d’hypnotique dans le bruit que font les machines, dans la chaleur étouffante qui règne ici.

J’observe notre hôte en train de photographier une sculpturale créature, qui feint de s’empaler sur le plot de chantier ; les uns et les autres participent à la mise en scène, agrémentant le décor d’une bouteille, corrigeant l’orientation d’un pli de la robe.

Elle pose : souriante ;  se prêtant de bonne grâce aux demandes des uns et des autres, elle bouge, elle a quelque chose de particulier qui m’attire tout à coup, elle ne bouge pas brusquement, ni lentement, ni vite… elle est à l’aise et  "se laisse bouger", elle est comme un fluide.

Elle m’évoque une poupée voilà…  une poupée, mais pas une poupée-objet, c’est indicible, inexplicable.

Ca n’est pas sa beauté, mais sa façon de se laisser bouger qui m’appelle et m’attire, qui me donne tout à coup envie de jouer avec mes cordes. Je lui demande, pendant que le groupe s’éloigne, si elle accepte que je l’attache.

Elle se deshabille, conservant à ma demande ses dessous vertigineux, elle me laisse commencer à l’attacher, à la manipuler, elle tourne au rythme de mes tours de corde, ses bras se soulèvent et se plient au gré des noeuds, elle ressent littéralement comment je la visualise dans l’espace, comment je la veux, et elle me suit dans une sorte de pas de deux.

Les photographes fixent la fin de chaque danse dans un tourbillon autour d’elle.

Un homme s’invite dans la danse en même temps que les photographes, il a un corps magnifique, mais je ne vois qu’elle, elle qui bouge immobile, j’ai dans les yeux cette sensation indéfinissable de mouvement, je défais des noeuds là, remonte une jambe ici, elle me suit les yeux fermés, nous reprenons notre ballet postural.

L’invité sent-il mon égoïsme ? je suis comme dans une bulle, seule avec la dame. Je finis par l’enlacer dans mes cordes, je l’aveugle et le baillonne, le fixe LUI dans l’immobilité, homme objet !

Nous dansons longtemps cet étrange pas de deux à trois… Mes cordes glissent, figeant et défaisant dans un même mouvement une image, un ressenti, un instant.

ils sont deux, nous sommes deux… rejoints au fur et à mesure par les uns et les autres, chacun essayant à sa façon d’entrer dans notre danse, délibérant, commentant et approuvant bruyamment parfois.

Une impression d’arènes avec ses "ole", quelque chose de cet ordre là oui… qui finit par me "réveiller" de mon propre émerveillement.

Je regarde encore ma dame poupée et  la libère en la regardant tourner une dernière fois dans mes cordes.

Elles sont belles, belles dans le reflet de leurs miroirs réciproques, on dirait qu’elles ne perdent jamais leur fil, leurs yeux se croisent, se touchent, ou leurs mains, leurs corps… c’est ainsi que je les ressens, se touchant sans cesse, incapables de se perdre un instant, c’est une impossibilité manifeste, je ne trouve pas d’autres mots.

Elle, je la connais depuis quelques années, du temps a passé, mais nous nous retrouvons avec la même chaleur ; elle je ne la connaissais pas, c’est son elle, et cela suffit en soi pour moi !

Je retrouve une Elle plus forte, plus affirmée, plus belle, et surtout plus heureuse, une Elle qui transpire la sensualité dans ses regards, dans ses gestes, dans tout ce qu’elle a tourné vers son elle…

Elle me donne sa confiance, je suis touchée, autant d’ailleurs que mon ami Caiman me dira l’avoir été lorsqu’une fois, Elle nous tendra la laisse de son elle pour la garder, ça n’est pas n’importe quel geste, il a sa symbolique, il a sa force, il y a toute la puissance de nos codes derrière ce geste apparemment anodin ; dès cet instant, celui qui envisagerait de toucher son elle est en danger, je suis prête à faire mal, pas mal pour "jouer"…

Nous nous retrouvons, jouons, échangeons, j’essaie de lui faire rencontrer mes amis, des personnes que j’estime dans ce milieu parfois si particulier, où je sais qu’il y a beaucoup d’ivraie…

Approche l’anniversaire de leur rencontre, je suis encore une fois émue, de la demande qu’Elle me fait : pratiquer un kinbaku sur son elle, c’est à moi qu’elle le demande, à moi, petite encordeuse, je vais passer plusieurs soirées à transpirer, son elle est fragile, elle ne peut supporter de pression là, ni là… le challenge est difficile, je décide d’opter pour la plus grande sobriété : juste les mains et les cuisses, Elle me demande de l’attacher pour que Caiman puisse officier avec son fouet, c’est un artiste en la matière ; Elle lui fait cadeau d’une séance de fouet avec l’un des meilleurs pour fêter leur anniversaire.

Caiman est, je crois, comme moi, honoré de cette demande, les mots sont faibles ; c’est un témoignage de confiance comme il y en a peu.

Nous avons été mis dans la confidence, après le kinbaku, après le fouet, il y aura la remise du collier, Elle me demande de le lui tendre au moment opportun…

Il est magnifique, je l’ai vu tout à l’heure, alors que nous prenions le café, Elle me l’a montré, avec de la lumière dans la voix et dans les yeux, c’est LE collier de son elle, le signe de son engagement vis à vis d’elle, le signe de leur appartenance réciproque comme elle le dira dans son discours de remise.

Ceux qui assistent à cette remise du collier, ceux qui entendent cet engagement d’Elle pour elle mesurent l’amour entre ces deux là, il n’y a plus de lesbienne, il n’y a plus d’hétéro ; tout le monde s’en fout, il y a la remise de son collier par une Dominante à sa soumise et c’est tout ce qui importe !

Merci à Elles..
 

Je suis toujours étonnée d’entendre des mots doux, des mots qui cherchent à me caresser, des mots que je veux fuir, des mots qui continuent à m’insupporter malgré tout le "travail" que j’ai pu faire, parce qu’ils ne coincident pas avec ce que je vois moi, avec ce que je crois être ; et puis c’est arrivé, sans trop savoir pourquoi, certains mots sont restés là en suspend et ont raisonné dans ma tête.

J’ai eu beau chercher "la motivation", j’ai eu beau chercher "le truc tordu", j’ai eu beau chercher ce que l’on voulait de moi ; comme tout bon stratège qui se respecte, j’ai déplacé les pièces dans tous les sens, cherchant toutes les configurations, cinq ou dix coups plus loin, et… et je n’ai rien trouvé, rien !

Je n’ai plus eu d’autre réponse que de conclure avec étonnement : "il/elle pense vraiment les mots qu’il/elle vient de prononcer", il/elle ne me voit pas comme moi je me vois, mais lui/elle me perçoit bien ainsi, il y a de la vérité, de la sincérité !

Une conclusion à laquelle j’ai été amenée relativement récemment, tout à la fois par une drôle de souris, un millésime souriant, un "MOOONnnnsieur" et sa douce, une chatte et un gremlin.

Comme la vie est belle !

visite

Le 01 février 2010

écrits par Liza  // Pas de commentaire »

elle est "passée", cela m’a fait plaisir et chaud au coeur à la fois, elle se souvient, qu’elle sache que moi aussi je ne l’oublie pas, tous les autres ne sont plus que de ternes et pales souvenirs déjà morts, elle pas !

C’est curieux qu’elle passe ainsi au moment où une autre jeune femme que je considère comme l’une de mes filles va accoucher dans les heures qui viennent d’une nouvelle petite fée.

Un ressenti étrange pour une étrange "fille" dont j’aurais sincèrement aimé conserver l’amitié.

A toi je le dis très simplement, tu me manques oui et je voudrais être près de toi pour t’aider, t’aider à te relever.