Soirée chez Fée_Tishe croquée par Didier Axterdam ; j’avoue avoir été séduite par son regard, son talent et sa rapidité, c’était fascinant de l’observer en train de "travailler", assis calmement dans un coin, souriant, avec son carnet de croquis, ses gestes posés, légers, précis.

Je craque résolument pour ses croquis !

 

delicate SM

Le 22 mai 2010

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Souvenir d’une délicieuse soirée… encore merci à cette charmante créature pour avoir accepté de se glisser dans mes cordes !

(N.B.  il y a une suite dans l’onglet "albums")

Ci dessous la seule réponse que j’aie eue à mon article intitulé "vrai BDSM", je regrette de n’en avoir eu qu’une, même si ses pertinence et confondante réalité suffisent largement à illustrer l’état des lieux.

Merci à toi V,

bzzzzzzzzz

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L’état c’est moi ! (Louis XIV)

Dans la même veine il me semble de ma maigre confrontation avoir souvent entendu, en d’autres mots plus choisis mais en substance “traduite ” : Le vrai bdsm c’est le mien ! Les autres ne sont que des “joueurs”, entendez par là méprisables à souhait, ou des amateurs, ou des pervers, ou des crétins, ou des maladroits, ou des malotrus, les courants et catégories tout aussi méprisables – et méprisées par les intéressés, peuple élu seul détenteur du feu sacré, – ne manquent pas.

Intéressant. Tous ceux pour qui j’ai le plus de respect, dont j’ai pu apprécier la compétence, le sérieux, l’application, la concentration, les efforts, sont ceux que je n’ai justement jamais entendus exprimer au pire ce mépris, au mieux cette condescendante supériorité, ni se vanter de détenir la pratique véritable voie ou se revendiquer du bdsm vrai. Je les ai vu au contraire parler, avec des étoiles dans les yeux, partager leur savoir-faire, encourager, transmettre, se défendre d ‘une quelconque supériorité, tout au plus reconnaitre sans fausse modestie qu’ils essayaient de faire de leur mieux, pour les autres souvent, au-delà de leur propre plaisir personnel.

Vent ? Rideau de fumée ? Manipulation sournoise ? Pas sûr. Le temps passe et leur sérénité souvent constatée qui va de pair avec la maîtrise de leur(s) pratique(s) ainsi qu’avec la cohérence de leur discours, de leurs actes, ne se démentent pas. Rassurant.

La vantardise et le mépris en tout cas ne doivent donc pas faire partie de la panoplie des gens un tant soit peu sérieux.

La définition pourrait donc, en partie, se faire par l’exclusion automatique de certaines catégories d’acteurs : les autoproclamées, les dangereux, les frimeurs, les incontrolants (& les incontrolables ?), les pervers, les égoïstes, les malhonnêtes, les méprisants, les sournois, les irrespectueux, les crétins, les méchants, les bêtes, les inconscients, les vieux cons et les jeunes coqs ou le contraire, les pénibles, les égoïstes, les profiteurs, les avares, les tordus, les dangereux, les voleurs, les oublieurs à la mémoire trop courte, les rancuniers à la mémoire trop longue, les langues de pute même celles qui sucent bien, les fielleux, les mielleux, les suçoteurs de glaçons, les pisse-froids et les refileurs de chaude-pisse, les serpents enfonceurs de poignards dans les dos, les crapauds qui croassent en groupe plus fort que les nerfs de boeuf, les apprêtés m’a-tu-vu avec leurs pieds sales dans des chaussettes neuves, les pique assiettes qui ne sortent qu’aux buffets, les comptables qui en donnent jamais plus que ce qu’ils ont déjà reçu, moins leur bénéfice, et tous les autres dont je m’épuiserai vite à donner la liste. Et les mêmes au féminin.

Oui, mais cette liste est très générale, elle s’applique à la vie en général, pas juste au bdsm ?

Ha oui. Pardon.  Et c’est quoi la question ?

J’ai l’outecuidance de penser qu’un connard, qu’une connasse, le fouet à la main ou attaché tout nu à une croix ou un verre de champagne à la main et un sourire aux lèvres n’en reste pas moins le même connard, la même connasse.

Mais moi, je ne suis pas un vrai adepte de la secte du vrai bdsm, après tout, alors j’ai le droit de dire tout plein de conneries plus grosses que moi (ce qui n’est pas peu dire en ce moment !).

N’est ce pas ?

V., joueur assumé.

 

En descendant les marches avec mon sac de cordes je l’aperçois, assise sagement au milieu d’un groupe de personnes que je connais.

Elle ne dit mot, regarde partout, sourit.

Je salue le groupe, distribue des bises et me retrouve assise en face du canapé où elle est installée, de l’autre coté de l’allée qui mène à l’escalier, je l’observe, elle est vraiment très belle, elle a "du chien" ; je cherche son "propriétaire" dans la salle, imaginant qu’il l’a laissée là à la garde du groupe… mais personne ne vient !

Les uns et les autres se lèvent, elle reste assise, seule, et je finis par engager la conversation. Elle se lève immédiatement et vient me rejoindre, nous pouvons enfin discuter.

Elle est venue seule, elle a bien un "dom", mais il n’a pas le temps de s’occuper d’elle pour d’obscures raisons.

J’ai de la peine en entendant son histoire, c’est la ixième fois que je l’entends… Ils ont toujours des raisons plus ou moins fumeuses pour expliquer leurs asbences et carences, leur lassitude et leur lacheté… celui là est censé "avoir beaucoup de travail"… 

Quoi qu’il en soit, elle en a aujourd’hui assez d’attendre et a décidé de se prendre en main, de rencontrer, de découvrir le BDSM au travers de nouvelles expériences.

La voilà donc ce soir, fermement décidée à jouer ; je sais déjà que je jouerai tout à l’heure avec elle, son besoin de découverte est tellement fort, elle ne résistera pas a l’envie d’essayer les cordes.

Je sais cependant maintenant qu"en ce qui me concerne, pour "bien attacher" je dois sentir l’autre, et elle… elle j’ai envie de bien l’attacher, j’ai envie d’aller au delà, j’ai envie de jouer !

Je lui ai demandé si elle avait déjà été attachée, elle me répond d’un ton boudeur "j’ai été vaguement ficelée une fois oui, c’était pas beau".

Elle semble curieusement confiante dans les découvertes qu’elle va faire ce soir, persuadée que c’est ici "la source". J’écris "curieusement" parce que même si je sais qu’il y a ce soir quelques bons joueurs/ses, il y a aussi beaucoup d’ivraie, voire d’hommes ou de femmes seul/es venu/es découvrir et s’encanailler…

Ca me ferait mal de voir une aussi jolie femme se tromper, d’un autre côté, chacun a ses critères et qui suis-je pour décider qui a tort ou raison, même si, dans mon for intérieur, j’ai bien entendu, comme tout un chacun, mes a priori.

Je l’observe, belle, souriante, curieuse de tout, ouverte et confiante malgré ses mésaventures.

Pascal, le Maître des lieux  l’a prise sous son aile et convaincue de se vendre, et elle a eu le cran d’accepter, chapeau bas ! Première sortie dans un club, et elle a décidé de se vendre au plus offrant : homme, femme, couple, pour une "domination rock’n roll progressive" (dixit), et elle s’annonce comme "masochiste" !

Une telle beauté… évidemment les enchères s’envolent très vite. Je compte et recompte mon stock de mignonnes et  vilaines (la monnaie locale), Red a compris que la demoiselle m’intéressait et me fait signe que je peux monter les enchères.

Je surenchéris résolument, fermement, voire  férocement ; bien décidée à montrer ma volonté d’acquérir  "la bestiole" !

Une autre voix féminine intervient au moment de l’adjudication pour remporter enchère, c’est L, qui explique à Pascal qu’elle me l’offre… Soit, merci donc…

Je m’éclipse dès que les ventes sont terminées avec "mon lot" à l’étage, je lui demande de se mettre nue et l’attache sans attendre, il n’y a encore personne, je lui explique ce que j’attends pour elle de cette pratique là, ce que j’espère lui offrir comme sensations.

Elle se laisse glisser dans mes cordes, toujours confiante et souriante, je prends grand soin à chaque étape de m’assurer qu’elle se sent bien, c’est sa première suspension. Elle est superbe ainsi, mais je décide de ne pas la laisser longtemps suspendue, la pièce est soudainement bondée, il faisait frais et tout à coup l’air s’est réchauffé, les gens autour n’arrêtent pas de parler, de commenter, ils ne nous laissent pas de bulle où nous installer, je dois même demander à l’un de reculer.

Alors qu’elle est enfin redressée, une femme passe et avant que j’ai pu faire un geste pour m’y opposer avance sa main pour  toucher ma beauté dans ses cordes. Je l’envoie très sèchement se faire pendre plus loin !

Nous continuons à jouer, j’habille ma beauté d’un karada simple et fermement assujetti, elle se tourne et retourne devant le miroir, s’admirant, j’en profite pour lui nouer les bras dans le dos et circonscrire ses mouvements par une corde attachée à la poutre au plafond.

Elle n’a jamais gouté à une badine, c’est l’occasion ou jamais de lui faire découvrir, je la laisse bouger et tourner pendant que je la badine, je la suis, conservant le rythme puis approche un banc à fessée où elle s’agenouille. J’attache plus haut la corde à la poutre, la voilà à genoux, elle se sent ancrée et en sécurité avec son attache dans le dos et s’offre à ma badine sans retenue.

Je la mets en garde, il va y avoir des marques, elle me répond d’une voix de chatte, rauque et pleine de désir, qu’elle s’en fout, qu’elle veut encore et encore.

Je l’observe qui s’admire dans le miroir sur le coté, ses yeux qui glissent, je lui confirme : "oui, vous êtes belle…" et reprend ma volée à un rythme plus soutenu, crescendo, elle se tord dans les cordes, souriant par moment, complètement éthérée, évadée, elle part, je vois son corps et son visage s’animer ; c’est un moment de pur bonheur, que je finis par interrompre, cela doit faire plus d’une heure et demi que nous jouons, et il est temps pour moi de la libérer.

Je l’embrasse et la remercie, elle me glisse un délicieux "merci Maîtresse" à l’oreille ;  nous échangeons nos coordonnées, j’ai sincèrement envie de la revoir et de l’attacher à nouveau dans de meilleures conditions, de lui présenter des ami/es joueurs.

Elle m’interroge enfin sur ce qu’elle doit faire du billet à ordre que le Greffier lui a remis à l’issue de sa vente ; elle me le tend…

Elles sont belles, belles dans le reflet de leurs miroirs réciproques, on dirait qu’elles ne perdent jamais leur fil, leurs yeux se croisent, se touchent, ou leurs mains, leurs corps… c’est ainsi que je les ressens, se touchant sans cesse, incapables de se perdre un instant, c’est une impossibilité manifeste, je ne trouve pas d’autres mots.

Elle, je la connais depuis quelques années, du temps a passé, mais nous nous retrouvons avec la même chaleur ; elle je ne la connaissais pas, c’est son elle, et cela suffit en soi pour moi !

Je retrouve une Elle plus forte, plus affirmée, plus belle, et surtout plus heureuse, une Elle qui transpire la sensualité dans ses regards, dans ses gestes, dans tout ce qu’elle a tourné vers son elle…

Elle me donne sa confiance, je suis touchée, autant d’ailleurs que mon ami Caiman me dira l’avoir été lorsqu’une fois, Elle nous tendra la laisse de son elle pour la garder, ça n’est pas n’importe quel geste, il a sa symbolique, il a sa force, il y a toute la puissance de nos codes derrière ce geste apparemment anodin ; dès cet instant, celui qui envisagerait de toucher son elle est en danger, je suis prête à faire mal, pas mal pour "jouer"…

Nous nous retrouvons, jouons, échangeons, j’essaie de lui faire rencontrer mes amis, des personnes que j’estime dans ce milieu parfois si particulier, où je sais qu’il y a beaucoup d’ivraie…

Approche l’anniversaire de leur rencontre, je suis encore une fois émue, de la demande qu’Elle me fait : pratiquer un kinbaku sur son elle, c’est à moi qu’elle le demande, à moi, petite encordeuse, je vais passer plusieurs soirées à transpirer, son elle est fragile, elle ne peut supporter de pression là, ni là… le challenge est difficile, je décide d’opter pour la plus grande sobriété : juste les mains et les cuisses, Elle me demande de l’attacher pour que Caiman puisse officier avec son fouet, c’est un artiste en la matière ; Elle lui fait cadeau d’une séance de fouet avec l’un des meilleurs pour fêter leur anniversaire.

Caiman est, je crois, comme moi, honoré de cette demande, les mots sont faibles ; c’est un témoignage de confiance comme il y en a peu.

Nous avons été mis dans la confidence, après le kinbaku, après le fouet, il y aura la remise du collier, Elle me demande de le lui tendre au moment opportun…

Il est magnifique, je l’ai vu tout à l’heure, alors que nous prenions le café, Elle me l’a montré, avec de la lumière dans la voix et dans les yeux, c’est LE collier de son elle, le signe de son engagement vis à vis d’elle, le signe de leur appartenance réciproque comme elle le dira dans son discours de remise.

Ceux qui assistent à cette remise du collier, ceux qui entendent cet engagement d’Elle pour elle mesurent l’amour entre ces deux là, il n’y a plus de lesbienne, il n’y a plus d’hétéro ; tout le monde s’en fout, il y a la remise de son collier par une Dominante à sa soumise et c’est tout ce qui importe !

Merci à Elles..
 

le choix

Le 01 février 2010

écrits par Liza  // Pas de commentaire »

Samedi, vente aux esclaves, mais surtout retrouvailles avec un groupe d’amis.

Je ne m’en lasse pas, je m’amuse chaque fois à écouter les "boniments" du Maître priseur, qu’ils soient drôles ou caustiques… Cette fois ci c’est un ami, Jacques, qui fait les enchères.

Pour une première fois il a "la malchance" d’avoir beaucoup trop de ventes (je n’avais encore jamais vu autant de marchandise), son idée d’appariement, excellente pour un comité restreint, va vite se retrouver étouffée par la foule ; les gens sont là pour jouer "dans l’immédiat" et ne sont pas prêts à de la cérébralité.

Luna fait évidemment monter les enchères, Red, machiavélique, a amené pour elle des orties qu’elle a gardées fraiches en les conservant avec leurs racines… elle m’est attribuée pour 4000 vilaines, difficilement réunies : me voilà endettée à vie, mais quel plaisir de flageller une telle créature !

Je suis accostée, à ma grande surprise, par L qui veut que je la suspende ; je n’ai jamais voulu attacher ici, lieu quelque part mythique. Devant son insistance je finis par accepter, je lui promets "tout à l’heure", elle me propose un curieux échange, mes cordes et elle me donne le fouet.

Je n’ai pas vraiment envie d’un "échange", j’ai observé comment elle donnait à Orca tout à l’heure et je ne suis pas tranquille dans mes tongs à strass et talons (oui j’ai osé).

Orca est l’une des plus "redoutables" masochistes que je connaisse et elle faisait de sacrés bonds sous le fouet de L ; je veux bien généreusement "donner gratuitement" pour le coup

La foule se dissipant un peu je me résouds à attacher la dame, il fait une chaleur épouvantable, on est à C&C, il fait très sombre, et là… avec mes cordes noires et des paires d’yeux inconnues tout autour qui vont "juger" mon travail, je sens des poids au bout de mes bras et ma sueur m’aveugler en dégoulinant.

Je caresse mes cordes, les fais glisser sur mes paumes, elles sont comme vivantes et me rassurent, mes mains s’assèchent et mes cordes s’enroulent autour de L, je suis concentrée, elle me "menace" à mi voix d’un "ne me ratez pas" qui, m’agaçant, finit de me libérer de mes "peurs".

Je pense à celui qui m’a enseignée, rageuse je l’imagine en train de sourire devant mes réticences à pratiquer ici, et puis… et puis je rejoins ma bulle et la suspends, jambes fermées, considérant que c’est une domina, genoux orientés vers le bas. Je recule pour la regarder, vérifier.

J’entends des gens applaudir, je suis surprise, contente évidemment, pourquoi ne pas l’admettre et le dire, oui, cela me touche, et surtout je ressens de façon empathique le bien-être de L ; elle pourrait rester une éternité suspendue dans l’espace que je lui ai construit.

Je suis épuisée, vidée, une sensation étrange, sans doute est-ce la tension accumulée depuis tout à l’heure qui s’échappe.

Un homme vient me saluer, il me demande d’attacher sa soumise et m’explique que cela sera la première fois. Je suis touchée de sa confiance, de sa spontanéité, cette demande est le plus joli compliment que l’on m’ait jamais fait. Jacques me présente une ravissante dame qui souhaite aussi être attachée. Je suis dépassée, Caiman me félicite également, je ressens de la gêne.

Je me sens divisée, d’un côté mon éducation excessivement classique qui me ramène à "la terre" : ne pas laisser quoi que ce soit, et surtout pas l’orgueil, prendre le pas sur soi, de l’autre le plaisir pris.

Quel délicieux paradoxe, l’éducation hallucinante que j’ai reçue me permet de faire aujourd’hui sereinement et en toute conscience le choix de la simple humanité : j’aime, je me sens bien, il n’y a rien de négatif dans l’orgueil ressenti, je le sais, et même s’il y avait, je crois que je m’en fous… tout simplement je m’en fous, c’est viscéral, et j’ai enfin fait mon choix, je vais pouvoir repartir !
 

Je reste assez discrète sur les soirées auxquelles j’assiste, mais… une fois n’est pas coutume !

hier soir on "rentrait classe" à Cris et Chuchotements !!!

Merci à Roman et C pour cette magnifique soirée, leurs charisme et élégance ont attiré et fédéré des joueurs exceptionnels.

Outre l’accueil de Maria, la beauté de Solène au bar, le Maître du shibari, Patrick Vich, a honoré la soirée de sa légendaire gentillesse, tout était un réel plaisir.

L’ensemble des participants était, et c’est suffisamment exceptionnel pour être souligné, dans une optique de partage, j’ai vraiment beaucoup aimé et j’espère que Roman et C auront envie de réïtérer malgré la charge de travail que cela représente.

Le sujet était "la féminisation de ces messieurs" :

Liminairement, je précise que je ne confonds pas le "travestissement" des transexuelles, qui retrouvent avec le costume féminin une partie de leur identité de genre, ni même les "travesties", qui intègrent, avec leurs atours, une nouvelle identité, avec ce que l’on appelle la "féminisation" des males lors de séance BDSM.

Je suis régulièrement sollicitée pour ce genre de trip, et cela me dégoute profondément car la recherche, on va dire dans 99,99% des situations, reste l’avilissement !

Il semble bizarrement acquis pour ces mâles, que le fait de ressembler à une femme soit humiliant ; cela me heurte quelque part que des femmes se prêtent à ce genre de demandes.

Je discerne dans l’association qui est ainsi faite : féminisation = humiliation, quelque chose de profondément malsain pour la femme, quelque chose d’anti-féminin, de méprisant pour l’autre sexe.

S’opère en effet, ce faisant, une forme de transfert de l’humiliation sur l’autre genre, un refus d’assumer précisément cette humiliation que l’on prétend rechercher ; à l’instar de ceux qui veulent être invectivés de "sale pute", et autres "grosse pétasse" !

Et bien non, si j’ai envie d’invectiver un mâle, de l’humilier, je vais le toucher dans ce qui le constitue lui, à savoir dans sa virilité, dans sa masculinité.

Je servirai donc un "slip kangourou" trop grand, blanc-jaunâtre et infâme, que j’assortirai peut être d’un petit "raclure de chiottes", voire "rebut de gay-pride" ou même allons y gaiement : "impuissant" et autres fanfreluches…

J’imposerai à une femme, pour ce type de kiff, une blouse La Redoute et des dessous assortis, etc…

Pour le reste, à l’exception des personnes nécessitant une réintégration de genre, une femme a deux chromosomes X, un homme est XY et je déplore, au risque de passer pour intolérante, cette fichue manie de dire qu’il y a une "part de féminité" chez l’homme.

Je me demande depuis un bon moment si on ne mélange pas sensibilité et féminité, la sensibilité n’étant pas, de loin, l’apanage des femmes…
 

Trois coups de fouet :

- le premier pour prendre la mesure,

- le second pour dénouer les boucles,

- le troisième pour défaire le noeud de mon corset !

Je ne savais même pas que c’était possible.

Chapeau bas, et merci M’sieur.  

fouet !

Le 01 février 2010

écrits par Liza  // Pas de commentaire »

J’aime cette sensation quand la peau est par endroit boursoufflée d’avoir été touchée par le cracker du fouet, cette sensation de coup de soleil qui irradie et diffuse sa chaleur sur les épaules, le dos, les seins et qui remonte parfois jusqu’au cou.

J’aime retrouver le toucher unique de chacun dans les sensations qui irradient mon corps les lendemains de fouet.

Je sens ma peau qui brule, ou qui s’ouvre comme une fleur rouge sang, je sens comme un coup de soleil uni et plat qui me réchauffe et me rend encore et encore ce qui m’a été donné.

Je ressens dessinés dans mon dos les stries de X et plus bas la sensation d’a-plat que m’a laissée Y en officiant si près, encore plus bas la peau mouchetée avec une telle précision par Z…

Je suis en train de comprendre ce qu’est un "toucher", et les "fouets" sont pour moi un peu comme des vins, certains sont des grands crus, chacun possède son parfum, sa force, son porté, son velouté, sa puissance, son élégance ou sa grace.

Je voudrais pouvoir tous les goûter, les apprendre…