Je rentre et je découvre ce texte écrit par Cé Cédille, magique… Il relate un moment fort que nous avons vécu  il y a quelques jours, un moment vraiment très spécial.

C’était comme une sorte de partition que nous étions en train de jouer avec nos instruments de prédilection sur le corps de Cé Cédille emprisonnée dans mes cordes  : Vintage, magistral avec ses deux martinets, et moi enfin, avec mon Précieux… un accord parfait, qui s’est joué, non pas en duo, mais à trois…

 

« Attache la, elle a trop gigoté la dernière fois ! »

Elle le regarde et aperçoit cette étincelle de sadisme traverser son iris

Son cœur bat, la bête est là tapie dans ses entrailles, son démon intérieur se réveille,

Elle sait que ça ne sert a rien de lutter qu’il va la prendre, la dévorer au rythme des coups

Elle a encore cette angoisse de jeune première, elle aimerait fuir,

Se rétracter alors que, si elle savait, que ce soir les lanières et les cordes attaqueront son épiderme

Et elle les désirs sournoisement, elle se ment, non elle ne peut pas aimer ça, son masochisme nouvellement assumé l’intrigue encore.

 

Les cordes l’enserrent, se resserrent, leur dresseuse les manipule avec une grâce

Et une légèreté qui l’impressionne encore.

Leur odeur monte a ses narines au rythme des nœuds qui se lient.

Elle se surprend a les imaginer s’incrustant dans sa peau,

L’enserrant dans leur étau comme un homme le ferait avec ses bras

Elle se sent en sécurité ainsi ligotée, impossible de bouger, déstabilisée mais déjà dans son monde

 

L . ouvre ses bras, l’embrasse, les lanières la caressent, elle se tend, ondule,

L’odeur du cuir, l’odeur des cordes, le parfum d’une peau féminine, tout se trouble,

Elle les aime ces lanières, elles sont comme des amies

De perverses amies qui se jouent d’elle, sa peau chauffe, elles deviennent plus sèches

Elle reconnait ce rythme si singulier, ses cuisses la chauffent, ses fesses la chauffent.

Elle devrait se soustraire et pourtant déjà elle les imagine caressant ses seins,

La bête la grignote, la ronge au rythme des coups qui brûlent son épiderme.

 

Un instant de répit, les cordes se délient et pourtant déjà elles lui manquent

Elle se réinstalle, cambre sa croupe autant que possible,

Lèche cette peau et ses seins offerts a sa bouche,

les lanières reprennent leur vicieuse danse, à droite, à gauche,

Fesses, cuisses, intérieur, extérieur, ventre, sexe tout s’enflamme.

Elle ne sait plus, elle est en feu quand une piqûre plus vive la déroute

Elle essaie de voir qu’est ce que s’est même si elle s’en doute : le Précieux

Les lanières reprennent et la piqure se fait morsure.

Elle leur est offerte, abandonné à la raison, le plaisir la ravage

Les morsures, les brûlures des lanières, les morsures, les brûlures

Tout se vrille dans son corps, la jouissance pointe son nez,

Elle aimerait se retourner et leur offrir son ventre et ses seins,

les sentir partout a la fois, démultiplier les donneurs pour son unique corps

Elle n’a même pas remarqué que seules les morsures désormais la mangent

Elle plane loin quand la jouissance explose dans sa tête et traverse tout son corps

Les morsures continuent, elle devrait s’arrêter mais en a encore envie

Raison ou désir ? Se laisser encore transporter ? Revenir a la réalité

Son corps doit faiblir, elle ne le sent plus il n’est plus a elle, plus totalement

Impossible de parler, L. le fera pour elle, une main vient la caresser, l’apaiser, la fesser avec tendresse…

Merci Liza et Vintage pour ce formidable duo"

mon Précieux

Un texte que j’ai eu la joie de découvrir tout à l’heure. Il flatte certes mon égo, mais également et avant tout, il transcrit le ressenti de ce que peut représenter la badine.

 

"Elle tape en rythme,

La mélodie la charme,

Elle sent ses fesses chauffer,

Elle se laisse transporter.

Le feu la dévore, ses yeux se ferment,,

Elle se tend, se cambre pour s’offrir.

Elle halète, elle suffoque,

Les claquements s’arrêtent.

A peine le temps de reprendre son souffle

Qu’une griffe maléfique s’enfonce dans sa peau.

Elle aime, en gémit, en veux plus,

Instant de déroute, instant de perte,

Instant d’abandon dans les mains d’une experte.

La badine repart, tapote a un rythme effrénée

Ses gémissements s’amplifient,

Caresses, griffes et fessée se mélangent

Le ballet est parfait

Elle l’ancienne danseuse,

Découvre une chorégraphie nouvelle

Savoureuse, sensuelle, improvisée :

Se tendre, se soustraire, se tendre, se soustraire

Gémir, soupirer, miauler telle la chatte en chaleur

S’abandonner comme un pantin dans les mains de l’artiste

Merci Liza"

Cé Cédille

Ci dessous la seule réponse que j’aie eue à mon article intitulé "vrai BDSM", je regrette de n’en avoir eu qu’une, même si ses pertinence et confondante réalité suffisent largement à illustrer l’état des lieux.

Merci à toi V,

bzzzzzzzzz

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L’état c’est moi ! (Louis XIV)

Dans la même veine il me semble de ma maigre confrontation avoir souvent entendu, en d’autres mots plus choisis mais en substance “traduite ” : Le vrai bdsm c’est le mien ! Les autres ne sont que des “joueurs”, entendez par là méprisables à souhait, ou des amateurs, ou des pervers, ou des crétins, ou des maladroits, ou des malotrus, les courants et catégories tout aussi méprisables – et méprisées par les intéressés, peuple élu seul détenteur du feu sacré, – ne manquent pas.

Intéressant. Tous ceux pour qui j’ai le plus de respect, dont j’ai pu apprécier la compétence, le sérieux, l’application, la concentration, les efforts, sont ceux que je n’ai justement jamais entendus exprimer au pire ce mépris, au mieux cette condescendante supériorité, ni se vanter de détenir la pratique véritable voie ou se revendiquer du bdsm vrai. Je les ai vu au contraire parler, avec des étoiles dans les yeux, partager leur savoir-faire, encourager, transmettre, se défendre d ‘une quelconque supériorité, tout au plus reconnaitre sans fausse modestie qu’ils essayaient de faire de leur mieux, pour les autres souvent, au-delà de leur propre plaisir personnel.

Vent ? Rideau de fumée ? Manipulation sournoise ? Pas sûr. Le temps passe et leur sérénité souvent constatée qui va de pair avec la maîtrise de leur(s) pratique(s) ainsi qu’avec la cohérence de leur discours, de leurs actes, ne se démentent pas. Rassurant.

La vantardise et le mépris en tout cas ne doivent donc pas faire partie de la panoplie des gens un tant soit peu sérieux.

La définition pourrait donc, en partie, se faire par l’exclusion automatique de certaines catégories d’acteurs : les autoproclamées, les dangereux, les frimeurs, les incontrolants (& les incontrolables ?), les pervers, les égoïstes, les malhonnêtes, les méprisants, les sournois, les irrespectueux, les crétins, les méchants, les bêtes, les inconscients, les vieux cons et les jeunes coqs ou le contraire, les pénibles, les égoïstes, les profiteurs, les avares, les tordus, les dangereux, les voleurs, les oublieurs à la mémoire trop courte, les rancuniers à la mémoire trop longue, les langues de pute même celles qui sucent bien, les fielleux, les mielleux, les suçoteurs de glaçons, les pisse-froids et les refileurs de chaude-pisse, les serpents enfonceurs de poignards dans les dos, les crapauds qui croassent en groupe plus fort que les nerfs de boeuf, les apprêtés m’a-tu-vu avec leurs pieds sales dans des chaussettes neuves, les pique assiettes qui ne sortent qu’aux buffets, les comptables qui en donnent jamais plus que ce qu’ils ont déjà reçu, moins leur bénéfice, et tous les autres dont je m’épuiserai vite à donner la liste. Et les mêmes au féminin.

Oui, mais cette liste est très générale, elle s’applique à la vie en général, pas juste au bdsm ?

Ha oui. Pardon.  Et c’est quoi la question ?

J’ai l’outecuidance de penser qu’un connard, qu’une connasse, le fouet à la main ou attaché tout nu à une croix ou un verre de champagne à la main et un sourire aux lèvres n’en reste pas moins le même connard, la même connasse.

Mais moi, je ne suis pas un vrai adepte de la secte du vrai bdsm, après tout, alors j’ai le droit de dire tout plein de conneries plus grosses que moi (ce qui n’est pas peu dire en ce moment !).

N’est ce pas ?

V., joueur assumé.

Bonsoir Liza,
J’espère que vous allez bien. Je me permets de vous écrire car je viens de finir de lire votre histoire sur votre blog. Je vous écris parce que certaines choses m’ont touchée, pas pour faire pseudo critique littéraire à 2 balles ;-)

Je savais déjà que la vie ne vous avait pas épargnée mais j’avoue avoir eu subitement une boule à l’estomac quand j’ai compris ce que vous aviez vécu avant votre naissance du 2 août (ma naissance à moi est le XXXXX, vous savez déjà un peu pourquoi…)

Cela dit je ne vous écris pas pour vous plaindre, ni me plaindre, juste parce que j’ai envie (je prends toujours 150 milles précautions de peur d’être maladroite ;-( Paradoxalement je peux être quelqu’un de très sévère et à la fois très fragile, toujours peur de blesser, de déranger..)

Sans aller aussi loin que vous, j’ai souvent accepté tout et surtout n’importe quoi d’un homme, interprétant un geste odieux pour un geste d’attention, comme un animal à l’affût, à qui son maître (mot qui je vous l’accorde n’est pas anodin) donnerait un coup de pied et qui lui en serait reconnaissant. Je me suis souvent posé la question, ce qui pousse à faire passer l’autre avant soi, avant même son propre respect, alors même que l’ignominie semble évidente…

Peut-être que, s’accordant si peu d’importance à soi-même, on ne peut exister qu’à travers l’autre, et dans mes pires moments, j’ai pensé que d’être maltraitée valait mieux que l’indifférence, au moins c’était la preuve d’un intérêt; la preuve de mon existence. Il m’a fallu atteindre les tréfonds de la souffrance pour accepter que, peut-être, on pouvait vivre autrement, et qu’à force de couler sans cesse, on risquait de se noyer définitivement…

Je n’ai jamais été réellement masochiste d’un point de vue physique, (même si je me suis, plus jeune, livrée à des gestes d’auto-mutilation) mais je crois l’avoir souvent, toujours, été d’un point de vue sentimental. Un ami m’a dit un jour très justement que Mary, c’était aimer en désordre, il ne savait pas à quel point il voyait juste. Mary c’est aimer en désordre, dans le chaos, l’excès…

Depuis ce XXXX, je suis allée chercher une planche et des clous et j’ai tout barricadé (parfois j’entrouvre prudemment une fenêtre ;-) …Mais aujourd’hui ça gronde à l’intèrieur, ça boue, quelque-chose enfin, quelqu’un, tel le grand méchant loup devant la maison des trois petits cochons, semble pouvoir faire crouler l’édifice. J’ai envie, et j’ai peur…je ne sais plus si je tiendrai debout à découvert…souvent je n’ose même pas dire mon attirance, mon trouble, de peur d’essayer un refus, quelle tristesse !

Je digresse, cela n’a pas grand chose à voir avec votre histoire, quoique, c’est comme si sans amour on n’existait pas. J’ai aimé votre rage aussi, la rage d’avoir été trahie, et de trouver cela intolérable, de ne pas lâcher le morceau…

Enfin voilà…pour conclure je pense peut-être monter sur Paris bientôt pour les soldes, aller dévaliser mes magasins de chaussures préférés, et de tissus. Cela pourrait être l’occasion de se rencontrer. Je voulais aussi préciser que je n’attends rien de particulier, je ne vous écris pas dans le but de nouer une relation .. euh comment dire… je ne sais pas comment dire en fait !

Simplement je vous trouve « attirante », comme dit notre petit prince « pleine de richesses », et je trouve que c’est suffisamment rare pour le dire.

Sur ce je vous souhaite une bonne nuit

princesse Mary ;-)

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Chère miss Mary,

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point votre mail m’a fait du bien, enfin quelqu’un qui a compris et mesuré… saisi les oscillations entre rage, explosion, chagrin, détresse, amour, désespoir, et tout ça en vrac.

Amusant en diable que vous parliez d’amour en désordre, ça m’a fait un choc, moi j’écris, je dis "j’écris" car je ne dis rien bien souvent, je me contente de penser, et quand je pense (bah voui ça m’arrive lolll) je dis "ressentis en vrac" !

Hallucinant, du désordre chez vous, du vrac chez moi wow ne reste plus qu’à monter un discount, on va accumuler nos "richesses" !

"Peut-être que, s’accordant si peu d’importance à soi-même, on ne peut exister qu’à travers l’autre"

Oui, vous avez raison, on accepte les situations du type de celles que vous et moi avons vécues par mésestime de soi, c’est terrible… alors après… savoir d’où vient cette mésestime, comment elle s’est, telle une saleté de cancrelat, ancrée dans nos esprits… d’aucuns trouveront qu’il est utile de chercher le pourquoi du comment, oui sans doute…

Je n’ai jamais cherché en ce qui me concerne, je sais d’instinct, comme sans doute vous aussi, et ça ne me plait pas de savoir, mais alors pas du tout !

Et puis un jour et bien on nait, un jour on décide de vivre, un jour hop on fait du vrac, et puis un jour hop le vrac s’articule, et puis un jour les choses se remettent en place, tranquillement, doucement…

Un jour on est pret à ne plus accepter "de faire passer l’autre avant soi, avant même son propre respect, alors même que l’ignominie semble évidente…" et c’est ce jour là que l’on commence vraiment à exister pour l’autre ou pour les autres, ce qui est logique d’ailleurs, si vous fusionnez, comment voulez vous donc que l’autre vous voie ?

Alors maintenant… maintenant on pourrait faire une analyse psychotrucmachinbidule et dire que le bdsm est la recherche de ci de ça, et voir un rapport évident entre les souffrances vécues des uns et des autres et leurs désirs de domination et de soumission, oui, oui on pourrait princesse !

Mais c’est comme le reste, faudrait-il prétendre avoir besoin de chercher pour trouver ce que l’on sait aussi d’instinct ? Oui, oui évidemment qu’il y a une relation entre ces vécus et ces relations, il faudrait etre stupide pour le nier, mais il y a aussi autre chose, autre chose de bien plus profond.

N’est pas attiré par le BDSM qui veut, ni qui peut… c’est un peu comme un chemin de croix sur le mont Golgotha…

Soit on décide de rester larron, soit on porte en soi la capacité de décider de sublimer, il y a quelque part toujours un choix, et on DECIDE ou pas de le faire, de monter, ou de tomber.

Cette capacité à faire un choix, vous la nommerez ci ou ça, moi je l’appelle "la différence", la différence de potentiel !

Ni vous, ni petit prince, ni moi, ni certains autres, ne sommes comme la majorité, ça n’est pas une prétention à etre "mieux", c’est l’acceptation d’une différence, d’une capacité à la profondeur, à l’introspection.

Songerait-on à reprocher à un handicapé son handicap ? non, il est clair que non… alors il ne faut pas vous reprocher votre capacité à plonger dans l’absolu !

Etre trop brillante, comme vous l’etes, c’est etre vouée à beaucoup de souffrances, c’est effectivement etre la victime potentielle du masochisme sentimental : je connais, j’en sors justement, enfin "masochisme", croyez vous ? peut etre que le terme est spécieux en l’occurrence, puisque c’est vous meme qui dans ces cas là "dirigez" la relation vers ce qui va vous amener à de la souffrance.

Le sens commun prétend que l’on rencontre toujours les memes sortes de gens, que l’on a toujours les memes genres de partenaires, et c’est vrai oui… on est attirés par les memes profils…

"Acceptez vous" !

Ces mots on me les a déjà dits, je les comprends seulement maintenant, faites le je vous prie vous aussi…

Acceptez vous et dites vous que vous etes belle ! Belle, brillante avec un énorme potentiel… restez cependant humble surtout, n’oubliez pas, car…

Parmi ces autres dont vous faites partie, il en est de plus malins que vous… car ils ont vu ce que vous ne voyez pas, et il le voient eux, là… maintenant très chère, ce que vous valez !

Acceptez vous, acceptez d’etre vous-meme, de ne fréquenter que vos pairs, acceptez de défusionner pour etre vue vous, telle que vous etes !

Je vais maintenant vous laisser méditer et vous embrasser.

Bien entendu que j’ai l’intention de vous rencontrer moi aussi, dans le but de rien du tout d’ailleurs, il ne sert pas à grand chose de se fixer des buts, s’en fixer c’est décider de se limiter, bouuuuuhhhhh…

Je vous embrasse,

Liza
 

Et un jour on ouvre la porte :

Cette porte, je dois l’ouvrir en moyenne 150 fois par jour, chaque vendredi, c’est dire..

Pourtant, pour moi, elle ne s’est ouverte que 3 fois réellement sur un total de 40 000, depuis, quelques années.

C’était le 14 Janvier 2005, puis le 11 Août 2006, et ce vendredi 18 juillet 2008, enfin l’histoire n’est pas tout a fait la même à dire le vrai.

En fait, la porte était ouverte, déjà, comme pour l’accueillir, la cueillir ? Il faisait un franc soleil, je prenais l’air, les Goûters débutaient, et le peu de monde permettait encore ce répis, au loin, tout au loin sa silhouette se détachait sur le trottoir, bien avant le commissariat, je savais déjà que c’était elle, naturellement… C’etait obligatoirement Hell…

Plus elle approchait, plus j’en avais la certitude, je ne l’avais pourtant jamais vu, juste entendu parlé par sa "Copine" Mlle Ôda.

Arrivée à ma hauteur, je lui dit : "Bonjour Liza" le plus naturellement du monde, elle même ne parut pas plus que cela suprise, tout était tellement naturel.

Elle s’habilla, jusque dans les moindres détails, soignant sa tenue, telle une soumise prêtant la plus grande attention à un premier rendez vous..pourtant ce rendez vous, était entre copines, entre filles…

Aussitôt dans la pièce centrale, Mlle Ôda l’a reconnue, et elle se saluèrent, avec force sourires, rires, émotions, c’était beau, partagé, l’impression de deux amies se retrouvant après une longue séparation. C’était Juste naturel, l’ordre des choses, cela tenait de l’irrationnel presque.

Elle jouait, aussitôt ses talents de Domina, fûrent mis à contribution, de nombreux soumis présents attirés surement, autant par le fait qu’elle soit seule, que par ses formes callypiges, lui faisaient une cour discrète, mais assidue, elle s’ amusait, s’ébattait, reine du moment, de l’instant présent, carpe diem …

Mlle Ôda s’amusait de la situation, complice parfaite, comme peu d’hommes peuvent en rêver, " Chéri qu’attends tu, enfin… allez attrapes moi cette femelle, je ne te reconnais pas.."

Cette situation, était délicieuse, je l’avoue, ce jeu, du chat et de la souris, avec Mlle Ôda comme complice, j’allais dire "morceau de gruyère", mais non ma CHERRY, tu n’as rien d’un bout de comté, ou autre fromages des alpages… LOL.

Comment expliquer, l’inexpliquable ??? je savais tout simplement, cela n’a rien d’orgueilleux, ou de mystique, entendons nous bien, mais je savais déjà, de toute manière, que les choses allaient naturellement s’emboiter, que la dernière pièce tant attendue et cherchée depuis des mois, des années, était enfin là.

La journée se passa très agréablement, pour tout le monde, entre clins d’oeil, complicité passive déjà, sourire, éclats de rires, et moments de jeux, pour Liza.

Il était déjà tard, dans l’après midi, peut être même le début de soirée, lorsque je dis d’un ton à mi chemin de la plaisanterie, et de la chose la plus sérieuse, à Liza, allez on s’essaie au fouet , elle me regarda, mi surprise, mi amusée, taquine, mutine, déjà, entre obéissance et défi, pour mieux cacher son envie.

très belle séance, elle cambrait fièrement, pour recevoir, s’offrant comme il le faut, au Fouet, et au Donneur. elle subissait, avec courage et envie, même si cela faisait plusieurs semaines qu’elle n’avait pas joué, avait elle précisé. Les seins pointant au nord, tels des aiguilles de boussoles… le cul offert et cambré, oui, elle prit plaisir, à satisfaire les attentes de mon Fouet ;-)

là, encore, naturellement, nous n’envisagions pas de nous quitter, ainsi, simplement, après Les Goûters, nous sommes allés diner ensemble, dans une ambiance conviviale, détendue, et complice, Merci Mlle Ôda.

Nous nous quittèrent fort tard, en plein pays seine et marnais… Merci Liza.

Le lendemain matin, Hell avait écrit, le lendemain matin, nous avions lu, bouleversés et touchés par ses mots, Mlle Ôda et Moi-même laissions couler quelques larmes, c’était beau et naturel, comme Hell, je voyais Mlle Ôda grandir et s’épanouir , heureuse de cette rencontre, heureuse d’avoir trouvé "son Amie BDSM" . Nous avons échangé tout l’après midi, sur ce sujet, j’aime ces rapports privilègiés avec Mlle Ôda, ces instants hors tout.

Un samedi parfait, sur tout la ligne, il faisait beau, nous naviguions conjointement, entre les émotions si fortes, et si rares, qui se créaient pratiquement instantanément, en parlant d’Hell…

C’était j’en suis certain, le début d’une très belle histoire, la pièce manquante, était là, Mlle Ôda rayonnait. Merci à toutes les deux, d’être exceptionnelles.

Philippe, Marquis Noir

(18/07/2008)

 

Jack

Le 26 janvier 2010

écrits pour Liza  // Pas de commentaire »

Voici, après avoir bien réfléchi, l’état de mes pensées.

Ne pouvant exprimer ici ni désirs ni souhaits personnels (à part celui de votre satisfaction).
Ne pouvant non plus parler de bohneur car il vous appartient et n’ayant aucune influence dessus.
Que dire alors? et bien seulement exprimer ici l’immense respect et la grande amitié éprouvés pour Vous ma Reine.
Osant en plus avoir l’outrecuidance de croire cette dernière partagée.
Vous êtes une femme parfaite, vous êtes La Femme.
Qui suis-je pour oser ainsi Vous parler Reine.
Reine Madame si vous le souhaitez, si cela vous apporte la moindre satisfaction vous pouvez l’être très facilement.
Coeur soumis déja vous est acquis
Corps soumis humblement vous est présenté Reine.
Les désirs les plus profonds vous pouvez contrôler.
Son plaisir vous appartient et ne s’exprimera que selon vos désirs.
L’océan n’est rien comparé à votre Regard.
Les montagnes sont petites devant votre Beauté
La tornade n’approche pas votre Puissance
Le soleil n’a ni votre Eclat ni votre Chaleur.
Vous aimer est très facile, simple, même évident.
Ne pas vous connaître est une vie déserte et sans but.
Que ces moments partagés avec Vous soient difficiles et renforcent cette soumission qui Vous est dûe.
Transformer chacun de vos désirs en réalité sera ma tâche quotidienne.
Une soumission totale, sans restrictions, preuve de cette confiance, seule expression possible d’un réel amour, est ma recherche.
Jouet abusé par vous, tantôt chéri tantôt pétri, à votre volonté il sera forgé.
Plus ce sera difficile plus le jouet, heureux, Vous aimera.
Mais, bien sincérement, même sans tout cela, ce jouet vous aime déja.
Simplement c’est dans la difficulté que l’on reconnait le vrai le pur le beau.
Comment exprimer tout ces désirs sans vous donner d’ordres?
Ce rêve n’est rien comparé à Votre Volonté.
A vos côtés convaincu que le soumis aime sa Dame bien plus qu’un autre.
Reine ou Rigueur
Exigeance
Irréductibilité
Noblesse
Excellence
A genoux, soumis, son corps sa volonté son coeur et son âme vous sont offerts.
Si peu en fait.
Ce "peu" saura t’il vous apporter quelques satisfactions?
Ce qui vous interesse sera Votre.
A genoux est un plaisir pour moi devant vous.
Mais ce n’est pas ma position habituelle.
C’est Votre Grandeur et Votre Puissance qui me fait prendre cette position.
Sentiment délicieux d’appartenir! Appartenir n’est t’il pas grandir?
L’éclipse de mon Soleil sera la plus grande souffrance
Le sourire de ma Reine: la plus grande récompense.
Son rire: un pur bohneur.
Son attention: un rêve.
Sa pensée: recherchons là toujours.
Sa proximité: une exaltation.
Sa chaleur: ma fusion.
Son regard: il me perce déja.
Sa volonté: le sang de la soumission.
Statue immense et chaude, Astre des nuits, Soleil des jours
Mon oxygéne.
Mon unique pensée.
Vous vers qui tous mes sens tendent.
Ma Source et ma Nourriture.
Le sculpteur de mon corps et de mon âme repoussant à l’extrême mes limites.
La Maîtresse la Possédante Lectrice de mes pensées.
L’exigence capricieuse.
J’écris comme un enfant car devant Vous je le suis.
Que mes oreilles et mon coeur retentisse de vos rires moqueurs car sans nul doute ils le seront.
Avoir la dignité de votre amitié.
Que le courage de vous servir m’accompagne toujours.
Que vous vous réjouissiez de me voire.
Je conçois bien l’hésitation qui vous habite car votre responsabilité est grande en me prenant.
Prétentieux, persuadé de toujours vous bien servir.
Votre Volonté me rendra humble.
Jurant devant Vous, ma Reine, de ne jamais rien refuser car il ne s’agit pas ici d’un jeux Reine, mais d’un don réel justifié par mon amour pour vous. *

Jack pour Liza (Villemonble le 27 Octobre 2002)

Je suis ce Chevalier parcourant pour sa Reine
l’échiquier, bien décidé à lui offrir ces pions devant
lesquels elle s’agenouillera.
Celui-là même qui, se défiant des obstacles, pénètre
au coeur de la citadelle, sans dégat, sans tambour ni
trompette, fragilement installé et pourtant si présent.

Je suis ce Fou qui attend, tantôt dans un coin, tantôt
au centre, l’heure de récolter les éclats de ses pitreries.
Celui-là même qui, sachant qu’il n’est fou que dans
son regard, couvre de son ombre ces étranges
diagonales à l’affut de la malheureuse pièce qu’il
choisira d’épargner pour poursuivre sa conquète ailleur.
Je suis cette Tour robuste offrant un appui, un abri,
un repère dans ce monde.
Celle-là même qui reste à la fin de la bataille,
étalant toute sa puissance dans l’intimité d’une étendue désertée.
Je suis ce Roi qui attend sans bouger que lui soit
offert un échec brillant.
Celui-là même qui, étant le fruit de toutes les
attentions, sait sa puissance fragile et sa fragilité
puissante. Ni Maître ni Grand, il domine sans pouvoir,
puisant l’essence de son existence dans le regard de l’autre.
Cette folie m’ennivre, mais Dieu que j’aime l’Amour !

CITATION :
"Il ne reste bientôt que 5 pièces sur l’échiquier : le
roi et deux tours pour moi, le roi et la dame pour lui.
Rien n’est encore décidé, chacun peut encore vaincre.
Il me regarde, sourit et, faisant traverser lentement
l’échiquier à sa dame, dans la grande diagonale, il la
sacrifie en prenant une de mes tours.
Je reste interloqué, puis comprends … et éclate de
rire. Un roi pour lui … un roi et une tour pour moi …
j’ai l’avantage … mais ne peut vaincre … il est
seul, mais ne peut perdre.

Il a choisit la chute, restant Maître du jeu. Je l’admire.

(elle soupire… admirant la partie et l’esprit de répartie)"

Conversation, MdS et Liza, octobre 2002.
 

Vos mots me sont douceurs !
De beauté ils m’effleurent,
Comme le font vos soeurs,
Les carressantes fleurs.

J’aime à humer vos lettres
Assemblées joliment.
Vous me permettez d’être,
Ou de me croire amant.

J’imagine vos mains,
Pianotant les touches,
Faire en un tournemain
Des accords qui me touchent.

Mais plus que tout, ma Dame,
Des pensées inconnues
Mettent mes élans d’âme
A côté de vos nues.

Sur votre parchemin
Où mon émoi s’allume
J’imagine demain
Voir caresser ma plume.

Je ne puis sans mentir
Dire aimer votre terme
Sans penser ressentir
Le grain de votre derme.

Un si d’un doux frisson
Nous faisons le partage
Feignons que ce poinçon
Soit un heureux présage.

Samothras pour Liza, le 11/09/02