J’adore me promener sur certains annuaires de blogs et m’arrêter juste pour lire les titres, je peux y passer de longs moments sans me lasser, oscillant  entre rire et stupéfaction.

On décèle dans cette improbable litanie un incroyable imaginaire, c’en devient poétique ; ma palme personnelle à  ? devinez !

  • Certaines chattes n’aiment pas le mou
  • l’arrière train sifflera trois fois
  • Une beurette qui gode une lesbienne a la plage
  • Aurore et les sodomites !
  • Baisée par un ouvrier
  • Flo de Clermont-ferrand soumise à 2 mecs
  • Avaleuse de sperme de 22 ans qui se prend une douche de sperme !
  • Cheyenne, très excitante, sodomisée par son mec
  • Jeunette intimidée
  • Grosse orgie chez les keupons du quartier !
  • Lesbiennes et gode ceinture
  • La bourgeoise broute le minou de sa baby sitter
  • Ses seins rebondissent tellement elle se fait baiser comme une salope
  • Jolie femme qui se masturbe
  • Elle rencontre un fan qui la baise dans la nature
  • la salope du vesinet
  • Dave Exhibitionist and Masturbator
  • vilaine cochonne
  • moi,mes potes,mon cul,ma bite
  • Grand-père s’envoit en l’air
  • truie lope male à mon maitre
  • VIEILLE DE 6O ANS TRES BOUFFEUSE DE BITE
  • SUIS UNE GROSSE SALOPE RONDE AVEC UN BON CUL
  • Grosse truie Kelba, la suce merde indigne de maitre Sophiane
  • recherche vieux cochon passif
  • sourir du vagin

Ajout, 3/06/2011 :

  • Femme à gros nibards baisée sauvagement
  • La directrice se fait troncher la chatte par un jeune étudiant
  • Casting d’une marseillaise qui aime la bite
  • Partouze dans le cabinet d’un sexologue !!
  • Avaleuse de sperme de 22 ans qui se prend une douche de sperme !
  • 2 salopes tronchées dans une grange !
  • Ses seins rebondissent tellement elle se fait baiser comme une salope

 

 

Comme quoi on peut avoir des conversations atypiques sur des sites dédiés au BDSM… Merci à mon interlocuteur

……..

Liza=> lui    bah de toute façon quel intérêt ce que pensent les uns ou les autres ?

lui=>Liza Je recherche UNE femme modèle pour bondage sur Paris, le sud Seine et Marne, la limite du Loiret (immobilisation, suspension, contrainte).

Age (> 18 ans) et physique indifférents, une assez bonne santé physique est nécessaire (il va de soi que je pourrai difficilement vous suspendre si vous avez de graves problèmes de cervicales, voire vous immobiliser avec une circulation sanguine défaillante, etc…) bonne humeur et joie de vivre de rigueur.

Vous pouvez me contacter en cliquant sur l’image

ben quand même !!!!

Liza=> lui     vraiment ?

lui=> Liza oui

Liza => lui     c’est très étonnant

lui=> Liza pourquoi ?

Liza => lui     pourquoi se soucier de ce que peut penser X ou Y sur soi même si l’on sait qui l’on est ?

lui=> Liza on ne peut vivre seul

Liza=> lui     bien sûr que si, et on peut très bien vivre seul au milieu des autres

lui=> Liza  grrrrrr !!!!! et vivre avec les autres

Liza=> lui     c’est à mon sens une vision pervertie de la vie et de l’être humain, l’Homme ne vit pas l’un avec l’autre, mais au mieux l’un à côté de l’autre, l’histoire de l’humanité en est très précisément la preuve. Fantasmer sur l’idée d’un Homme vivant en communion avec ses pairs me parait être de l’ordre de l’idéalisation. Ceci étant chacun a le droit de penser comme il lui convient. Je persiste donc, on vit très bien seul au milieu des autres sans pour autant s’en mettre à l’écart ou rejeter autrui ; il est question d’acceptation, pas de dénégation

lui=> Liza   nous avons tous une idée de ce que nous pouvons être pourtant nous restons ce que les autres perçoivent ! pas pour autant que je me préoccupe à outrance de mon image mais nous ne pouvons pas ressentir réellement comment nos réactions sont ressenties par les autres

Liza=> lui     "nous restons ce que les autres perçoivent" c’est un pré-supposé bien étrange, je ne suis pas une idée, je suis moi… pas une perception que pourrait avoir untel ou untel de moi, je SUIS une réalité, ma réalité, certainement pas une image…

 

 

 

soumise retournée à l’état sauvage

 

Aujourd’hui j’ai rangé ma bonnetière, celle où je range tous mes "jouets" !

Nettoyer, trier, jeter… et là tout au fond d’un vieux carton jauni : une pochette, argentée, bien fermée !

J’ai dû tirer sur les noeuds pour ouvrir, et regarder ce que contenait cette curieuse amulette.

Je ne me souvenais pas, ou plus…

Mon coeur n’a pas battu, mon ventre ne s’est pas tordu. J’ai souri en regardant la perle argentée rouler dans ma main, je me suis rappelé toutes ces années, il ne restait plus que le bon, la souffrance et le mauvais s’étaient enfin envolés.

Il y avait au fond de l’amulette argentée : "ma médaille" et l’anneau que j’avais tranché de mon corps.

La médaille est aujourd’hui oxydée, l’anneau définitivement brisé. Je n’ai rien conservé.

Et moi ? et bien… cinq ans après mon coeur est enfin libéré et moi je suis… je suis libre !

 

Je viens de me rendre compte qu’il existe un mot pour ce que je ressens depuis si longtemps…

"La pansexualité (parfois désignée par le terme omnisexualité) est la capacité d’aimer une personne, genre mis à part.

Ainsi un pansexuel est attiré esthétiquement, romantiquement et/ou sexuellement par une personne, quel que soit son genre, incluant les personnes qui ne s’intègrent pas dans le schéma binaire homme/femme (ce qui différencie la pansexualité de la bisexualité)."

OUF !

En visitant un blog que j’apprécie d’ailleurs, je tombe sur cette image et un texte la qualifiant de douteuse (ICI), la réaction de Jeff, dont je comprends et respecte les arguments, m’a cependant interpellée et amenée à murir une réflexion que j’ai en tête depuis déjà plusieurs semaines.


 

Est-ce que ce fantasme de domination, parce qu’il revêt cette tenue là, peut être jugé pire que celui consistant à traiter un être humain comme un animal, voire un paillasson ? Oh.. j’oubliais qu’il y en a même qui aiment fouetter, aiguiller, brûler, blesser etc… un être humain ; horreur il y en a aussi d’autres qui prétendent dominer un autre être humain (curieux… ça me rappelle 39/40 aussi ça mine de rien).

Pour certaines personnes de ma connaissance il n’y a pas de différence entre toutes ces situations qu’elles qualifieraient sans hésiter de MONSTRUOSITES ; et elles en auraient le droit parce qu’elles fonctionnent avec leurs références propres, sans rapport avec le BDSM.

Je rejoins un autre intervenant dans sa réflexion, cela ne constitue qu’une appropriation théatrale fantasmagorique, et quelque part c’est une bonne chose : l’acceptation et la formalisation de notre sado-masochisme, sa mise en scène, constituent notre meilleure protection parce que, ce faisant nous rationalisons, nous instrumentalisons et nous donnons les moyens de maîtriser notre perversion.

C’est précisément parce que nous sommes capables de "jouer" avec ce fantasme (et d’autres tout aussi choquants pour la majorité) que nous le maitrisons et démontrons que nous savons justement qui nous sommes et ce que nous ne sommes pas.

Prétendre que certains fantasmes BDSM sont plus acceptables (voire respectables) que d’autres revêt à mon sens une forme d’hypocrisie, mais après tout… l’hypocrisie et le SM sont étroitement mêlés, il ne s’agit que d’une autre forme de perversion.

Avant on allait à une soirée et si l’humeur nous en prenait, nous faisions impromptu un after.

Un nouveau concept a vu le jour, celui des "before".

Réunissez dans un minuscule appartement un groupe de gens qui ont en commun de n’avoir rien en commun ainsi qu’un gout manifeste pour la convivialité, le rire, l’échange, le fétish et le BDSM, et vous obtenez un before joyeux, explosif et enchanteur chez tata Red !

Ca a été dur de décoller pour aller à la soirée.

J’ai manqué l’after cette fois ci…

Merci aussi à toi Luwri Fétiche pour ta grande gentillesse, ta disponibilité et tes photos.

Mon père a eu à coeur, quand j’étais jeune fille, de m’expliquer que personne n’avait à me tutoyer sans mon consentement, et j’ai pris le même parti pour mes enfants. Un incident récent sur un forum, qui prétend par ailleurs prôner le respect de l’autre,  m’a sidérée : après que j’ai protesté sur le fait qu’un auto-proclamé mémaitre de ce forum persistait à me tutoyer malgré mon refus, l’on m’a expliqué doctement :

- "il est d’un usage courant sur le tchat que les maîtres tutoient les soumises, et que les soumises vouvoient les maîtres, or C… est sur le forum depuis juillet dernier et fonctionne comme cela."

- "trop de principes confine à la rigidité et l’ostracisme",

- "tu places certains principes au dessus de tout le reste",
 

Petite précision : sans recherche sur ce site, j’y étais inscrite dans la catégorie "inclassable", c’est à dire ni dominante, ni soumise, ni même switch…

Je me suis interrogée à la suite, et j’ai également discuté avec quelques amis sur le sujet, pour comprendre ce qui s’était passé, si c’était moi qui n’étais pas de "mon temps" comme on dit, voire si j’étais carrément coincée ou, pourquoi pas, rigide, ou si certains ne perdent pas de vue la réalité au bénéfice de méandres plus ou moins douteux.

Ma réponse est bien : oui, oui je place certains principes, et notamment celui passant par le respect de l’autre au dessus de tout le reste !

Relire ce texte de Jean Raspail me réconforte et m’ancre dans la réalité ; une seule question s’impose dès lors  : pourquoi choisir délibérément la médiocrité ?

 

"S’il existe en français, pour s’adresser à autrui, deux pronoms personnels de la deuxième personne, l’un au singulier, TU, l’autre où pluriel, VOUS, appelé pluriel de politesse, c’est que notre langue se plaît à certaines nuances qui sont les bases de la civilité. Il ne s’agit pas là de code, de formalisme de classe, de snobisme, de règles mondaines, mais simplement d’usages naturels, qui se perdent et qui faisaient, entre autres, le charme et l’équilibre de la France et le plaisir d’être Français.

Ce plaisir-là s’émousse. On me dira que d’autres motifs plus graves et plus irritants y concourent, d’autres lésions de civilisation, et que c’est considérer les choses par le petit bout de la lorgnette, mais dans ce seul domaine de la civilité, de petites causes peuvent entraîner de grands effets dévastateurs.

La Révolution française, jusqu’à l’avènement du Directoire, savait ce qu’elle faisait en imposant le tutoiement général et en interdisant l’emploi des vocables Monsieur et Madame qui marquaient au moins une déférence réciproque : elle égalisait au plus bas niveau, celui du plus grand dénominateur commun de la familiarité.

Aujourd’hui, ce sont d’abord nos enfants que nous voyons condamnés à être partout tutoyés, comme sous la Révolution. Je ne m’en prends point au tutoiement naturel d’affection et d’intimité (la famille, les amis), ou de solidarité (les copains, les camarades,), mais à celui que leur infligent systématiquement les adultes, comme si l’enfant n’avait pas droit au respect et à la liberté de choisir selon son coeur et ses humeurs qui a, ou qui n’a pas, le loisir de le tutoyer.

D’une façon significative, et qui ne doit rien au hasard, cela commence dès l’école, où plus un instituteur ne prend la peine de vouvoyer (ou voussoyer) un enfant. Au premier jour de classe, l’ex-maître devenu enseignant par banalisation de la fonction et refus de cette sorte de sacerdoce qu’elle représentait autrefois, ne demande plus à l’enfant dont il fait connaissance: « Comment vous appelez-vous ? », ce qui serait au moins du bon français, mais : « C’est quoi, ton nom ? »

Sans que l’enfant en ait conscience, le voilà déjà rabaissé, marqué comme un élément de troupeau. On lui eût dit « vous » d’emblée, ainsi qu’à ses camarades, qu’ils en auraient retiré, tous ensemble, l’impression d’être considérés et appelés à de grands destins, ce qui est faux, naturellement, pour la plus grande partie d’entre eux, mais représente quand même un meilleur départ dans la vie que d’être ravalés dès l’enfance au matricule du tutoiement.

Le jeune élève va être vite conditionné. Dès qu’il saura lire et écrire, ses premiers livres « d’éveil » lui poseront leurs premières questions sous la forme autoritaire du tutoiement : « Dessine ici un arbre, une vache…. » ou encore : « Ecris les noms des fleurs que tu connais… » Ce n’est pas bien méchant, mais c’est ainsi que le pli se prend.

Au catéchisme, devenu catéchèse, l’accueil en TU n’es pas différent, mais ses effets en sont plus marquants, car il s’agit de choses plus graves : c’est l’âme qui se fait tutoyer d’entrée. L’ouvrage « Pierres vivantes » qui fit couler tant d’encre à cause de certaines énormités qu’il contient, distille son enseignement par le biais d’une complicité, et non d’un magistère, que le tutoiement impose à l’enfant.

Tout cela semble si bien admis, que c’est un aspect des choses que personne, à ma connaissance n’a jusqu’à présent souligné. On pose pour principe que l’enfant s’y trouve plus à l’aise. C’est sans doute vrai eu premier degré. Cette pente-là est facile et semble toute naturelle C’est justement pourquoi l’on devrait s’en méfier…

Car dans cet immense combat de société qui divise le pays depuis déjà longtemps, et qui est loin d’être terminé, quelles que soient ses péripéties politiques, nos enfants sont un enjeu formidable : ils représentent l’avenir. Tout se tient et c’est au nom de l’égalitarisme et de l’uniformité larvée qu’on prive ainsi l’enfant de la déférence élémentaire et du respect qu’on lui doit.

Le tutoiement qui sort de la bouche d’un instituteur, fût-il de l’enseignement privé, et de la plupart de ceux qui font profession de s’occuper des enfants, est d’abord un acte politique, même s’il est inconscient. Cela fait partie du dressage, et cela donne des résultats. Déjà, une bonne partie de la France adulte, et toute la France juvénile, se tutoient, dans un grand dégoulinement de familiarité, qu’on appelle aujourd’hui la CONVIVIALITÉ, mot de cuistre, alibi de cuistre, camouflage de cuistre. De la convivialité à la vulgarité, le pas est vite franchi.

Dans de nombreux milieux du travail, le tutoiement devient un passeport obligatoire, dont on ne saurait se passer sous peine de déviationnisme bourgeois, alors que, chez les compagnons d’autrefois, c’était le vouvoiement qui marquait l’esprit de caste. De CASTE, pas de classe.

Au sein du parti communiste, comme du parti socialiste, dans la "République des camarades", le tutoiement est de rigueur. Seul François Mitterrand y faisait exception lorsqu’il était premier secrétaire de son parti. Il détestait qu’on le tutoie, et allait jusqu’à l’interdire, ce qui montre assez bien, à mon sens, que son socialisme était seulement d’ambition et non de conviction…

Mais, pour le commun des Français, aujourd’hui, il importe de ne pas être FIER, car ce mot-là, justement, par ce qu’il entraîne de dignité et de sentiment élevés, est devenu l’un des nouveaux parias de notre vocabulaire.

Cela peut paraître sympathique, amical, empreint de simplicité. En réalité, ce n’est qu’un piège. Quand les convenances du langage tombent, l’individu perd ses défenses naturelles, rabaissé au plus bas niveau de la civilité. N’a pas d’autre but non plus la destruction de la langue française préparée dans les laboratoires subversifs de l’Education nationale, et dont on mesure déjà les effets…

Pour ma part, j’ai été dressé autrement. Je me souviens de la voix du maître qui tombait de l’estrade : «Raspail! Vous me copierez cent fois…» ou : «Raspail! Sortez!»

J’avais neuf ans. C’était juste avant la guerre, dans une école laïque de village. Plus tard, au lycée (et ce n’est pas pour rien qu’on a cassé certaines façons, là aussi), les professeurs nous donnaient naturellement du MONSIEUR sans la moindre dérision : « Monsieur Raspail, au tableau ! » On se vouvoyait entre condisciples, réservant le tutoiement à un nombre restreint de camarades choisis.

Choisir, tout est là ! Ne rien se laisser imposer sur plan des usages, ni le tutoiement d’un égal, ni à plus forte raison celui d’un supérieur.

Il y avait une exception, de ce temps-là : le scoutisme. Je me souviens de ma surprise quand je m’étais aperçu, à onze ans, qu’il me fallait tutoyer cet imposant personnage en culottes courtes qui devait bien avoir trente ans, et qui s’appelait le scoutmestre, et qu’à l’intérieur de la troupe tout le monde se tutoyait aussi avec une sorte de gravité. Mais il s’agissait là d’une coutume de caste, d’un signe de reconnaissance réservé aux seuls initiés, comme la poignée de main gauche, l’engagement sur l’honneur, et les scalps de patrouille, car le scoutisme avait alors le génie de l’originalité, une soif de singularité forcenée, dont nous n’étions pas peu fiers. On se distinguait nettement de la masse, on s’élevait par degrés à l’intérieur de cette nouvelle chevalerie, mais il fallait s’en montrer digne.

En revanche, on vouvoyait Dieu. Cela nous semblait l’évidence même. La prière scoute chantée commençait ainsi: « Seigneur Jésus, apprenez-moi à être généreux, à Vous servir comme Vous le méritez… » C’est la plus belle prière que je connaisse. Il m’arrive encore de m’en servir. Voit-on comme la musique des mots eût été différente à la seconde personne du singulier, et comme elle parlerait autrement à l’âme: « … A Te servir comme Tu le mérites. » ? C’est sec, cela n’a pas de grandeur, cela ne marque aucune distance, on dirait une formalité. Et cependant, aujourd’hui, c’est ainsi que l’on s’adresse à la Divinité, on lui applique le tutoiement le plus commun en français. Et le reste a capoté en série: la liturgie, le vocabulaire religieux, la musique sacrée, le comportement de la hiérarchie, la laïcisation du clergé, la banalisation du mystère, si l’on s’en tient aux seules lésions apparentes. Dieu est devenu membre du parti socialiste. L’usage est de le tutoyer.

Au chapitre des habitudes, ou plutôt des attitudes, j’ai conservé celle de vouvoyer aussi les enfants qui ne me sont pas familiers, et d’appeler Monsieur ou Mademoiselle les jeunes gens que je rencontre pour la première fois. La surprise passé, ils me considèrent avec beaucoup plus de sympathie, et j’ai même l’impression qu’ils m’en sont reconnaissants. Nous tenons des conversations de bien meilleure venue, et les voilà qui se mettent à surveiller leur langage, c’est-à-dire à s’exprimer correctement en français, comme si d’avoir été traités avec déférence leur donnait des obligations nouvelles et salutaires. Les négations et les liaisons réapparaissent miraculeusement dans la phrase (je n’ai pas, au lieu de j’ai pas, c’est-t-un an lieu de c’est-h-un, etc.), la prononciation se redresse (je suis pour chuis, je ne sais pas pour chais pas, etc.), le goût de l’élégance verbale ressuscite. Faites vous-même l’essai, vous verrez. La dignité du langage et la dignité de la personne se confondent le plus souvent. Voilà pourquoi l’on parle si mal en ce moment…

Oserai-je avouer ici que mes enfants me vouvoient, et vouvoient également leur mère ? Cela depuis leur plus jeune âge, et sans aucun traumatisme. Sans vouloir convertir personne à ce qui peut paraître une ostentation, là aussi il faut constater que le langage courant au sein de la famille s’en trouve naturellement affiné. Et même dans les affrontements, qui ne manquent pas, un jour ou l’autre, vers la fin de l’adolescence, d’opposer les enfants à leurs parents, le vouvoiement tempère l’insolence et préserve de bien des blessures. Il en va de même entre époux, encore que ce vouvoiement-là soi devenu aujourd’hui une sorte de curiosité ethnographique, et Dieu sait pourtant les services de toutes sortes qu’il rend. Je le pratique depuis trente-cinq ans que je suis marié. C’est un jeu divertissant, dont on ne se lasse jamais. Même dans le langage le plus routinier, l’oreille est toujours agréablement surprise. Les scènes dites de ménage, fussent-elles conduites avec vigueur, s’en trouvent haussées à du joli théâtre. On a envie de s’applaudir et de souper ensemble au champagne après le spectacle. Toutes les femmes qui ont compté dans ma vie, je les ai toujours voussoyées, et réciproquement, pour l’honneur de l’amour en quelque sorte. Puis-je espérer, sans trop, y croire, que, tombant sur cette chronique, un jeune couple s’en trouvera convaincu, au moins curieux de tenter l’expérience ? En public, ils étonneront les autres, ce qui est déjà une satisfaction en ces temps d’uniformité où se nivellent médiocrement les convenances sociales. En privé, ils s’amuseront beaucoup aux mille et une subtilités, du vous, et je prends le pari qu’ils ne rebrousseront pas chemin de sitôt.

Dans un tout autre domaine, j’assistais récemment aux obsèques d’un ami cher, Christian, de son prénom, mais il avait aussi un nom, fort joli nom d’ailleurs. Eh bien, le prêtre, qui l’avait jamais vu vivant, qui ne l’avait même jamais vu du tout, le trairait à tu et à toi, selon les piètres dispositions du nouvel office des morts : « Christian, toi qui.. Christian, toi que… Christian, Dieu te… et ta famille… » Exactement comme pour les enfants sans défense ! En vertu de quoi, au nom de quoi, la familiarité doit-elle répandre ses flots visqueux jusque sur les cercueils ? Bossuet tutoyait-il les princes en prononçant leurs oraisons funèbres ? Or chaque défunt est un roi, enfin couronné, et sacré à jamais. Quant au nom patronymique de Christian, celui sans lequel le prénom de baptême n’est rien, il ne fut pas une seule fois prononcé ! Et pourquoi pas la fosse commune obligatoire, dans la même foulée…

Car me frappe tout autant, l’emploi généralisé du prénom seul, en lieu et place du patronyme précédé on non du prénom, et cela dans toutes les circonstances de la vie où il n’est pas nécessaire de présenter une carte d’identité : « C’est quoi, ton nom? Serge. Moi, c’est Jocelyne… » Serge qui ? Jocelyne qui ? Les intéressés eux-mêmes semblent ne plus, s’en soucier. Il y a des dizaines de milliers de Serge, des dizaines de milliers de Jocelyne, alors qu’il n’existe qu’un seul Serge X., qu’une seule Jocelyne Z. Mais on se complaît dans l’anonymat. On y nage à l’aise, on s’y coule avec délices, on n’y fait pas de vague, semblable aux milliers de milliers, on n’éprouve pas le besoin de faire claquer son nom comme un drapeau et de brandir ce drapeau au dessus de la mêlée.

Qu’on se rassure, toutefois. Il nous restera au moins à chacun, le numéro matricule de la Sécurité sociale. Celui-là, on y tient.

J’en connais même qui se battront pour ça…"

Jean Raspail

Un ami me disait il y a quelques temps qu’il suffisait qu’il sorte des vêtements de latex de leur emballage pour que son chat apparaisse miraculeusement…

Le chat de mon cher Jack avait la manie de lécher mes talons, celui de Hotskin semble particulièrement addict aux cordes, son expression est sans équivoque, et vos chats  ?

 

 

Une soirée "ventes aux esclaves" toute calme, j’y suis avec un vieil ami ; il a acheté une charmante lyonnaise pour une séance de fouet sur le dos, c’est expressément stipulé dans les conditions de la vente, c’est en prenant son pied qu’elle tombe dans les pommes, cela arrive parfois, même en étant attaché que l’on perde l’équilibre !

La soirée s’étire en longueur, ce soir peu de joueurs comme je les aime , mais soit, il en faut pour tous les gouts !

4 h du matin, je commence à fatiguer, il ne reste plus que 3 ou 4 personnes dans les lieux et je propose à mon compagnon de le déposer chez lui, il monte fumer sa cigarette et se préparer, je décide de me changer tranquillement en bas, il y a de l’espace.

Je termine de me préparer et je vois un homme seul traverser la salle, manifestement dépité et perdu ; nous papotons un moment et je lui parle de mes cordes à l’instant où une jeune femme passe à côté de nous, elle se retourne au mot magique "cordes" et me demande si je veux bien l’attacher en me regardant avec de grands yeux papillonnants  [ha oui alors, je veux bien ; mon dévouement est sans borne dans de telles circonstances  ]  elle ajoute qu’elle a envie de s’envoler et qu’elle aime être suspendue.

Elle est marrante, spontanée, exubérante, bavarde, elle bouge sans arrêt, j’adore et j’accroche (c’est le cas de le dire) immédiatement avec sa personnalité !

Je préviens mon ami de ce que nous allons être retardés et sors mes nouvelles cordes, couleur fruits des bois, elle est brune avec de longs cheveux, des bottes vernis noir.

Tout va très vite, à peine quelques minutes pour lui composer un harnais confortable, j’ai envie qu’elle continue à bouger dans les cordes, c’est un modèle parfait pour une suspension, et je la monte par une cheville, elle replie son autre jambe et se positionne naturellement. Son corps bascule sur un côté, j’aime beaucoup, elle est comme une poupée un peu désarticulée et je la bloque pour conserver une image.

C’est allé très vite, j’ai presque la sensation qu’elle est montée toute seule, je n’ai jamais monté une suspension à une telle vitesse.

Elle sourit, satisfaite, et me demande un souvenir ; malheureusement ni elle ni moi n’avons d’appareil photo, tant pis, nous utiliserons son téléphone pour fixer cet impromptu, même si la qualité de l’image n’est pas au rendez-vous.

J’ai déjà hâte de la revoir, pour une composition plus structurée, qui sait… peut-être un concerto ?

Merci Nina !

 

 

(*) un impromptu est une composition musicale libre, semblable à une improvisation, et généralement écrite pour un seul instrument.