Couchée bien trop tôt
et il pleut des mokis
Haikus sans saison
Deux heures du matin
J’ai coupé une étiquette
cousu un bouton !
je suis "éveillée",
impatience et émotion
enchaînée… peut être !
Couchée bien trop tôt
et il pleut des mokis
Haikus sans saison
Deux heures du matin
J’ai coupé une étiquette
cousu un bouton !
je suis "éveillée",
impatience et émotion
enchaînée… peut être !
Je cherche, pour la soirée du 3 mars 2012, un lieu sur Paris ou proximité : bureaux, appartement, maison, salle de bal, caverne (chauffée), boucherie, morgue, gite rural, ferme, chateau, caserne, caves… (peu importe) pouvant accueillir en toute tranquillité 50, voire 80 personnes, plus serait un must.
Me contacter de toute urgence si vous avez un plan à me proposer en cliquant ICI.
Il va de soi que vous serez convié pour l’occasion à ma soirée d’anniversaire ; celle-ci ne comptera que des Joueurs et pratiquants BDSM.
Bien cordialement,
Elisabeth
Mon Précieux, mes cordes et moi vous souhaitons à tous de bonnes fêtes de fin d’année…
photographe LaVita
J’attache depuis dix ou quinze ans je crois, c’est Patrick Vich qui m’a contaminée, je l’ai croisé lors d’une soirée. Nous faisions partie de la même corporation, c’était l’usage, c’était aussi le moyen de rencontrer de réels pratiquants, et donc je l’ai rencontré.
J’ignorais absolument tout du bondage, enfin en termes techniques, et encore plus du shibari.
A l’époque, il était le seul à pratiquer cet art, oui je sais… on découvre seulement aujourd’hui que plein plein de gens pratiquent le shibari depuis 20/30/40 ans, du moins c’est ce qu’ils avancent, mais bizarrement il était le seul sur la place, et des autres on n’avait jamais entendu parler, comme quoi… enfin le seul, non, il y avait aussi Jimmy le Belge, avec sa drôle de perruque.
J’ai vu Patrick attacher et je suis restée tétanisée, c’était ça… exactement ça que je voulais… c’était féérique, c’était tout simplement beau, il y avait une grâce et une délicatesse dans ses gestes, et les femmes qu’il attachait devenaient belles, c’était vraiment de la magie, j’étais comme une gamine dans un conte de fée, avec le Prince Charmant juste en face de moi !
Je ne savais pas comment l’aborder, il me semblait "trop grand" pour moi, j’étais en admiration, en vénération littéralement devant l’artiste.
Pendant longtemps je me suis contentée d’aller aux soirées où il se rendait, je l’observais, j’admirais son travail, et puis un jour quelqu’un, je ne sais qui, a demandé s’il donnait des cours, c’était le moment où jamais de me lancer, le coeur battant, les genoux en miettes tellement j’avais peur de lui parler, de parler à "mon héros" bon sang, quelqu’un peut-il imaginer l’angoisse ? Comme une adolescente amoureuse, juste que je n’étais ni adolescente, ni amoureuse.
J’ai osé, et je me suis mordu les doigts de n’avoir pas fait la démarche avant en découvrant Patrick, l’un des hommes les plus adorables que je connaisse (avec mon WebMaster préféré bien sûr). Tous ceux qui le connaissent sont unanimes à reconnaître sa gentillesse et sa simplicité, ses qualités de partage. Il ne "donne" pas, il offre son art, toujours souriant, il explique, il détaille, il prend le temps.
J’ai commencé à apprendre, la physiologie, les passages des nerfs, la circulation sanguine, la sécurité, les cordes, les préparations, les croisements interdits, etc… et les noeuds bien sûr, ce foutu noeud plat lolll que j’ai refait cent mille et une fois depuis. Bien sûr je connaissais la technique, mais devant l’excellence de Patrick je me sentais nulle, disons le clairement : encorder c’est un art, et on ne devient pas artiste, on l’est ou on ne l’est pas.
Je ne suis pas une "artiste des cordes", je suis une simple encordeuse, une donneuse d’émotions, j’aime passionnément ce que je fais et mes encordées me disent qu’elles se sentent bien dans mes cordes.
Le temps a passé, et je me suis finalement lancée dans ma première suspension, pas très rassurée ma foi, c’était il y a seulement 5/6 ans, la demoiselle a été patiente avec moi et sous l’égide de Pat, j’ai vu que je pouvais suspendre quelqu’un et le faire bien (ça rassure). J’ai pris de l’assurance et mon envol quand il m’a donné sa bénédiction : "tu sais faire un noeud, tu n’as pas besoin de moi" !
Malgré ma passion pour les cordes, elles restaient en marge de mes vies : famille/travail, BDSM… une existence découpée en tranches, comme pour beaucoup, qui me laissait peu de temps pour la pratique.
Les cordes nécessitent encore plus d’entraînement que le maniement du fouet, seule une pratique très régulière permet de maîtriser les techniques et d’acquérir de la rapidité dans les gestes, c’est un apprentissage constant, je continue à apprendre, dernièrement d’ailleurs, Patrick m’a appris une nouvelle technique de "bout’s", sans noeud ("bouter" = assembler deux cordes), dont je ne suis pas peu fière.
Il y a quelques mois j’ai eu la chance, via des amis communs de rencontrer Latachant, un encordeur belge ; immédiatement il m’a fait penser à Patrick dans sa gentillesse et sa passion des cordes, immédiatement il a été "mon frère", nous nous sommes littéralement reconnus, je ne sais pas trop comment exprimer ce ressenti : c’était une évidence, nous étions destinés à nous rencontrer et il est devenu, lui aussi, mon sensei, comme Pat l’avait été avant lui.
Cette fois ci je ne pouvais pas louper le coche, c’était comme une sorte de cadeau que la vie me faisait cette rencontre, et je n’ai pas laché mon bout de corde !
Curieusement, si j’attache depuis des années, si j’ai aussi été attachée bien sûr, si j’aime pratiquer la suspension chez les autres, j’ai toujours refusé d’être suspendue moi-même, je ne l’avais été qu’une seule fois, en 2008, mais l’ambiance était consacrée au divertissement de la clientèle des lieux où s’effectuait la démonstration, certainement pas à l’émotionnel, d’ailleurs je n’ai rien ressenti, enfin si… des cordes qui me sciaient le torse.
J’ai mis cela sur le compte de mon poids et je n’ai plus cherché à être suspendue, jusqu’à… jusqu’à ces derniers mois, une première semi-suspension sur une rembarde d’escalier par Amaury où j’ai eu un curieux ressenti, l’impression subite d’avoir la tête chavirée, la tête qui tourne et une sensation de bien-être incompréhensible, l’impression de décoller, de partir, comme si j’avais fumé un joint, une sensation impossible à analyser sur le moment ; fermer les yeux et "profiter du moment".
Je n’avais qu’une envie depuis, retrouver cette sensation, la revivre, parce que je savais qu’enfin je comprendrai réellement les émotions de mes encordées.
J’avais bien compris que c’était au moment du basculement dans le vide que mon cerveau décollait, mon analyse cartésienne me dit qu’il y a sans doute une corrélation entre la position et la vitesse des flux sanguins et nerveux, mais peu importe… l’essentiel est dans le ressenti extraordinaire que l’on peut vivre en suspension.
Je suis heureuse d’avoir encore tellement à découvrir, à apprendre !
Rigger : Latachant, photographe LaVita, en suspension… moi

Si vous voulez sourire ou franchement rire, je vous conseille de lire le discours "à la manière de" et fictif de candidature de François Hollande pour la présidentielle 2012 écrit par mon webmaster préféré sur son site hollande-2012.fr
Si j’ai autant de visites issues des moteurs de recherche c’est grâce à lui (mon webmaster chéri et pas François Hollande) et il veut prouver qu’avec peu de moyens on peu être très bien référencé sur Google.
La preuve son discours est en première position pour :
Il est vraiment trop fort !
Pour le contacter vous trouverez le lien d’un de ses sites en pied de page.
Un documentaire passionnant.
"Synopsis : A 90%, les actes que nous entreprenons quotidiennement se déroulent à notre insu, avec un cerveau en pilotage automatique. La conscience ne serait ainsi qu’une sorte de clap de fin quand tout est déjà joué, un tour de passe-passe du cerveau pour nous faire croire que nous avons encore notre mot à dire. L’amour est le domaine dans lequel nous sommes le plus assujettis à des automatismes inconscients, mais selon les individus, ce sont quatre cerveaux différents qui président au choix de l’élu(e). La grande distribution qui, elle, a les pieds sur terre, a sollicité les neurosciences pour comprendre et faire fructifier nos humeurs «acheteuses». D’autres experts enfin étudient la part d’intuition qui intervient chez des personnes en état de stress devant une table de casino ou chez des pilotes devant un simulateur de vol"
Un magnifique week-end qui a commencé avec une "pré-before" au "donjon communal" de Latachant !

Bondage : Latachant, Photographe : LaVita, dans les cordes Sade Liza
mon interprétation fétiche des Variations Goldberg, un faible pour la 31 "quodlibet" ; iconoclaste, je sais
Liste des variations et leur histoire
Je possède une curieuse "faculté" : je suis capable d’oublier "volontairement", avec une spectaculaire rapidité, tout ce qui me dérange, mon esprit a probablement trouvé ce moyen là pour me protéger.
Mon enfance, ainsi que des pans entiers de mon ancienne vie ont ainsi disparu, et même quand ma soeur exhume des morceaux de moi, malgré tous mes efforts pour me souvenir de moments qui lui semblent tellement marquants, j’ai oublié, réellement oublié !
Ne restent que des bribes ; et, pourtant de ses derniers instants je n’oublie rien, ma mémoire dentelle revit inlassablement cette dernière journée avec une si cruelle précision que sa souffrance est la mienne et me chavire sans fin, elle revient et revit.
In memoriam, à sa mémoire dans ma mémoire
